{"id":7455,"date":"2016-06-30T00:00:00","date_gmt":"2016-06-29T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7455"},"modified":"2016-06-30T00:00:00","modified_gmt":"2016-06-29T22:00:00","slug":"7455","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/06\/30\/7455\/","title":{"rendered":"Kayo Dot &#8211; Plastic House on Base of Sky"},"content":{"rendered":"\n<p>Depuis sa cr\u00e9ation en 2003, le groupe am\u00e9ricain Kayo Dot est toujours all\u00e9 de l\u2019avant \u00e0 chaque album : du metal exp\u00e9rimental des d\u00e9buts aux musiques contemporaines, la formation emmen\u00e9e par Toby Driver n\u2019a cess\u00e9 de surprendre ses auditeurs \u00e0 chaque nouvelle sortie. Cependant, \u00e0 l\u2019\u00e9coute du premier extrait de <em>Plastic House on Base of Sky<\/em>, la surprise est venue d\u2019une apparente absence de surprise. Car, avec ses synth\u00e9s tout droit sortis des ann\u00e9es quatre-vingts et une ambiance brumeuse, Kayo Dot semblait s\u2019inscrire dans la droite lign\u00e9e de son pr\u00e9c\u00e9dent album, <em><a href=\"chroniques\/item\/15309-coffins-on-io\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Coffins on Io <\/a><\/em> (2014). Une \u00e9coute plus attentive du disque dans son ensemble r\u00e9v\u00e8le cependant quelques changements. <br \/><br \/> La premi\u00e8re chose frappante, en effet, est la poursuite de la direction entam\u00e9e en 2014, mais au lieu d\u2019appliquer encore une fois la m\u00eame recette, Toby Driver a d\u00e9cid\u00e9 de pousser la logique jusqu\u2019\u00e0 ses limites. Les synth\u00e9tiseurs prennent quasiment tout l\u2019espace, la batterie analogique a laiss\u00e9 place aux percussions \u00e9lectroniques et le tout est rassembl\u00e9 dans une production relativement froide. L\u2019autre nouveaut\u00e9 de ce disque est l\u2019accent mis sur la partie rythmique symbolis\u00e9e notamment par le choix de Driver d\u2019accorder \u00e0 la basse et la batterie deux pistes chacune dans le mix. Le go\u00fbt de Kayo Dot pour la d\u00e9construction prend alors tout son essor par la pr\u00e9sence de percussions tr\u00e8s ind\u00e9pendantes, et une musique structur\u00e9e par les synth\u00e9tiseurs avant tout. Les guitares et leur effet d\u2019\u00e9cho tr\u00e8s prononc\u00e9, se retrouvent plus en retrait. Le disque, dans son ensemble, est plus d\u00e9licat \u00e0 appr\u00e9hender que son pr\u00e9d\u00e9cesseur car il y r\u00e8gne un dense chaos dans lequel les m\u00e9lodies sont noy\u00e9es et d\u00e9structur\u00e9es parfois \u00e0 l\u2019extr\u00eame. Avec sa production cyclop\u00e9enne, <em>Plastic House on Base of Sky<\/em> d\u00e9voile toutes ses subtilit\u00e9s au fil des \u00e9coutes. C\u2019est un disque \u00e9sot\u00e9rique qui se laisse appr\u00e9cier seulement si ses auditeurs d\u00e9cident de s\u2019y perdre et d\u2019accepter de se laisser emporter par ses rituels. <br \/><br \/> L\u2019apparente similarit\u00e9 entre <em>Plastic House on Base of Sky<\/em> et <em>Coffins on Io <\/em> est en r\u00e9alit\u00e9 un trompe l\u2019\u0153il destin\u00e9 \u00e0 conduire ses auditeurs dans un ailleurs labyrinthique. Comme un double mal\u00e9fique, th\u00e8me cher \u00e0 la tradition litt\u00e9raire fantastique, cet album est l\u2019exact oppos\u00e9 de son pr\u00e9d\u00e9cesseur pourtant n\u00e9 du m\u00eame carcan. <em>Plastic House on Base of Sky<\/em> est donc un disque radical qui s\u2019inscrit parfaitement dans l\u2019\u0153uvre impressionnante de Kayo Dot.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis sa cr\u00e9ation en 2003, le groupe am\u00e9ricain Kayo Dot est toujours all\u00e9 de l\u2019avant&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":46,"featured_media":7456,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[56,122,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7455"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/46"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7455"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7455\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7456"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7455"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7455"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7455"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}