{"id":7451,"date":"2016-06-26T00:00:00","date_gmt":"2016-06-25T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7451"},"modified":"2016-06-26T00:00:00","modified_gmt":"2016-06-25T22:00:00","slug":"7451","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/06\/26\/7451\/","title":{"rendered":"Gorguts &#8211; Pleiades&rsquo; Dust"},"content":{"rendered":"\n<p>Gorguts fait partie de ces groupes, \u00e0 la fois l\u00e9gendaires et m\u00e9connus, dont les sorties discographiques et l&rsquo;activit\u00e9 sc\u00e9nique sont toujours rest\u00e9es, injustement, une affaire de connaisseurs. Profitons de la vitrine offerte par la sortie r\u00e9cente de <em>Pleiades&rsquo; Dust<\/em>, pour rendre ses lauriers \u00e0 l&rsquo;\u00e9m\u00e9rite formation qu\u00e9b\u00e9coise.<br \/><br \/> A travers une histoire presque aussi longue que celle de son style d&rsquo;appartenance, Gorguts a trac\u00e9, aux c\u00f4t\u00e9s de Cynic, Death, et autres Pestilence, une voie originale alliant la brutalit\u00e9 du <em>death metal<\/em> \u00e0 une recherche musicale lorgnant du c\u00f4t\u00e9 des musiques progressives. A l&rsquo;instar des autres chefs de file de ce \u00ab\u00a0brutal death progressif\u00a0\u00bb, et malgr\u00e9 le relatif engouement d&rsquo;une partie de la sc\u00e8ne metal extr\u00eame, le groupe persiste \u00e0 garder une longueur d&rsquo;avance, en conservant une patte musicale qui reste, encore aujourd&rsquo;hui, tr\u00e8s identifiable.<br \/><br \/> Tristesse du sort, Gorguts ne rencontrera jamais un succ\u00e8s \u00e0 la hauteur de son talent. De l&rsquo;\u00e9volution incertaine du groupe, jalonn\u00e9e d&rsquo;interruptions, aboutira une discographie plut\u00f4t \u00e9parse (six albums en un quart de si\u00e8cle), assortie d&rsquo;une certaine raret\u00e9 sur sc\u00e8ne. Dans un souci d&rsquo;honn\u00eatet\u00e9, avouons \u00e9galement que leur musique n&rsquo;a pas fait le choix de l&rsquo;accessibilit\u00e9 au n\u00e9ophyte&#8230; Avec un peu de pr\u00e9paration et une accoutumance auditive aux sonorit\u00e9s du <em>death metal<\/em>, le voyage vaut toutefois le coup. Vous \u00eates pr\u00eats ?<br \/><br \/> Au del\u00e0 du tronc commun \u00e0 leurs cong\u00e9n\u00e8res du metal extr\u00eame (<em>blastbeats<\/em>, double grosse caisse, grognements gutturaux, guitares souvent accord\u00e9es plus bas que la normale), l&rsquo;originalit\u00e9 du groupe qu\u00e9b\u00e9cois r\u00e9side dans une certaine philosophie de l&rsquo;\u00e9criture musicale, int\u00e9grant volontiers \u00e0 son vocabulaire des textures sonores bruitistes produites \u00e0 la guitare. Le rendu, explosif et parfois tr\u00e8s <em>noise<\/em>, alli\u00e9 \u00e0 un go\u00fbt prononc\u00e9 pour la d\u00e9structuration rythmique et harmonique, constitue la signature du groupe. L&rsquo;album <em>Obscura<\/em>, paru en 1998, est un exemple repr\u00e9sentatif de cette orientation. Depuis leur reformation et la sortie de <em>Colored Sands<\/em> en 2009, o\u00f9 on notera un retour vers une certaine forme de concision qui, assortie \u00e0 une excellente production, constitue une porte d&rsquo;entr\u00e9e s\u00fbrement plus ais\u00e9e \u00e0 qui veut s&rsquo;initier \u00e0 leur univers.<br \/><br \/> Ce nouveau <em>Pleiade&rsquo;s Dust<\/em>, compos\u00e9 d&rsquo;un unique morceau \u00e9ponyme de plus de 30 minutes, semble cette fois r\u00e9serv\u00e9 aux auditeurs avertis. Construit autour du th\u00e8me de la destruction de la Maison de la Sagesse de Bagdad en l&rsquo;an 1258 par les hordes mongoles, il s&rsquo;affiche clairement comme un album concept. La recette musicale utilis\u00e9e ici s&rsquo;inscrit tout \u00e0 fait dans la lign\u00e9e des sorties pr\u00e9c\u00e9dentes, \u00e0 l&rsquo;exception notoire de son format, qui n\u00e9cessitera un effort suppl\u00e9mentaire \u00e0 l&rsquo;auditeur. Disons-le : ce nouvel album constitue, par son foisonnement d&rsquo;id\u00e9es, le soin apport\u00e9 \u00e0 la composition et son timbre inimitable, une r\u00e9ussite indiscutable, pour un groupe qui n&rsquo;est toujours pas pr\u00eat \u00e0 se voir rang\u00e9 au sein des antiquit\u00e9s. Gorguts confirme donc, par l&rsquo;exemple, qu&rsquo;un statut d&rsquo;ic\u00f4ne culte se m\u00e9rite et, surtout, s&rsquo;entretient, ici en repoussant sans cesse les limites d&rsquo;un <em>death metal<\/em> \u00e0 la signature unique. D\u00e9finitivement un groupe comme on aimerait en \u00e9couter plus souvent.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gorguts fait partie de ces groupes, \u00e0 la fois l\u00e9gendaires et m\u00e9connus, dont les sorties&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":52,"featured_media":7452,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[134,63,39,38],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7451"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/52"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7451"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7451\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7452"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7451"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7451"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7451"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}