{"id":74465,"date":"2022-03-31T22:34:00","date_gmt":"2022-03-31T20:34:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.chromatique.net\/?p=74465"},"modified":"2022-04-01T11:20:57","modified_gmt":"2022-04-01T09:20:57","slug":"twelfth-night-smiling-at-grief-revisited","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2022\/03\/31\/twelfth-night-smiling-at-grief-revisited\/","title":{"rendered":"Twelfth Night &#8211; Smiling At Grief&#8230; Revisited"},"content":{"rendered":"\n<p>La version \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/10\/01\/2943\/\">d\u00e9finitive<\/a>\u00a0\u00bb de cet album, sortie en 2009 sur le label Festival Music n\u2019avait pas convaincu par sa pertinence, pour de multiples raisons\u00a0: d\u2019une part, l\u2019original ne rev\u00eatait d\u00e9j\u00e0 qu\u2019un int\u00e9r\u00eat historique, celui d\u2019\u00eatre le premier enregistrement r\u00e9alis\u00e9 en 1981 avec le chanteur Geoff Mann. D\u2019autre part, les bonus de cette r\u00e9\u00e9dition ne pr\u00e9sentaient pas grand int\u00e9r\u00eat non plus, sauf peut-\u00eatre pour le collectionneur. Il en va tout autrement de <em>Smiling At Grief\u2026 Revisited.<\/em> Il ne s\u2019agit pas en effet d\u2019un simple remixage\/d\u00e9poussi\u00e9rage d\u2019une grosse d\u00e9mo cens\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque attirer l\u2019attention d\u2019une maison de disque, mais d\u2019un lifting de luxe r\u00e9alis\u00e9 par quelques pointures du prog\u2019, dont l\u2019in\u00e9vitable et incontournable Steven Wilson lui-m\u00eame. Twelfth Night ayant re\u00e7u plus de contributions que ne pouvait en accepter un 33 tours, le groupe a sorti conjointement un CD qui comprend d\u2019autres variantes en bonus, de m\u00eame qu\u2019un album digital, encore enrichi par rapport aux supports physiques.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est au pape du prog\u2019 moderne que revient l\u2019honneur d\u2019ouvrir la s\u00e9ance de chirurgie esth\u00e9tique avec \u00ab\u00a0East of Eden\u00a0\u00bb. Rompu \u00e0 l\u2019exercice du remixage, Wilson ajoute une bonne dose de clart\u00e9 et d\u2019\u00e9nergie \u00e0 ce qui n\u2019est rien d\u2019autre que l\u2019arch\u00e9type d\u2019un tube rock\/new wave des <em>eighties<\/em>. On imagine sans peine le succ\u00e8s qu\u2019aurait pu avoir ce \u00ab\u00a0hit\u00a0\u00bb en puissance port\u00e9 par le riff hypnotique d\u2019Andy Revell, avec une promotion digne de ce nom. Dans la version rallong\u00e9e, pr\u00e9sente sur le CD, Monsieur Porcupine Tree m\u00e9lange plusieurs prises du solo de guitare et ajoute un final diff\u00e9rent. Ce sont les titres les plus courts, les plus directs comme celui-ci, qui b\u00e9n\u00e9ficient vraiment de cette cure de jouvence. Parmi eux, \u00ab\u00a0This City\u00a0\u00bb gagne en solennit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 Peter Jones, \u00ab\u00a0The Honeymoon is Over\u00a0\u00bb en nervosit\u00e9 sous l\u2019influence m\u00e9tallique de Karl Groom, tandis que le traitement plus radical appliqu\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0Makes No Sense\u00a0\u00bb par Tim Bowness et Brian Hulse transforment un titre au d\u00e9part assez in\u00e9gal en une petite perle pop. Quant aux deux compositions \u00ab\u00a0progressives\u00a0\u00bb, leur format rendait difficile autre chose qu\u2019un polissage et quelques ajouts discrets. Ainsi,\u00a0bien que le \u00ab\u00a0Creepshow\u00a0\u00bb de <em><a href=\"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2018\/06\/17\/7951\/\">Fact and Fiction<\/a><\/em> soit bien sup\u00e9rieur \u00e0 celui-ci, Simon Godfrey a r\u00e9ussi \u00e0 coller \u00e0 l\u2019ambiance assez sombre de cette longue composition par l\u2019ajout de nappes analogiques et d\u2019une piste vocale in\u00e9dite de Geoff Mann. Enfin, les claviers ajout\u00e9s par Dean Baker \u00e0 l\u2019instrumental psych\u00e9d\u00e9lique \u00ab\u00a0F\u00fcr Helene part II\u00a0\u00bb donnent un peu d\u2019\u00e9paisseur \u00e0 ce titre monolithique.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le CD, on d\u00e9couvre de nouvelles contributions, arriv\u00e9es post\u00e9rieurement \u00e0 la r\u00e9alisation du vinyle&nbsp;: diff\u00e9rentes versions de \u00ab&nbsp;Puppets&nbsp;\u00bb dont celle, toujours respectueuse de l\u2019originale, de Steven Wilson, ou celle, compl\u00e8tement r\u00e9arrang\u00e9e et rechant\u00e9e de Rob Reed, le \u00ab&nbsp;The Honeymoon is Over&nbsp;\u00bb d\u2019Andy Tillison, un \u00ab&nbsp;Three Dancers&nbsp;\u00bb agr\u00e9ment\u00e9 de nouvelles guitares sign\u00e9es Gareth Cole\u2026 et d\u2019autres encore, qui, chacune, apportent d\u2019int\u00e9ressantes variations.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9finitive, ce qui n\u2019\u00e9tait \u00e0 l\u2019origine qu\u2019un enregistrement promotionnel est presque aujourd\u2019hui un nouvel album. Plus percutant, plus envo\u00fbtant, <em>Smiling At Grief\u2026 Revisited<\/em> peut regarder son a\u00een\u00e9 de haut. Les musiciens contributeurs, tous fans de Twelfth Night, ont dans l\u2019ensemble fait des merveilles, notamment avec la production un peu fauch\u00e9e de l\u2019\u00e9poque. Si le brouillon de <em>Fact and Fiction<\/em> \u00e9tait loin d\u2019\u00eatre un monument du prog, mais plut\u00f4t l\u2019embryon de belles choses \u00e0 venir, il devient \u00e0 l\u2019aube de ses quarante ans, par la magie de la technologie alli\u00e9e \u00e0 la passion, un joli recueil d\u2019art rock fa\u00e7on ann\u00e9es quatre-vingt, o\u00f9 les genres se t\u00e9l\u00e9scopent. C\u2019est dans cet \u00e9tat d\u2019esprit qu\u2019il faut l\u2019\u00e9couter et le red\u00e9couvrir, sans bouder le plaisir nostalgique qu\u2019il procure.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"East of Eden\" width=\"640\" height=\"480\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/ErGTchBAy7o?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La version \u00ab\u00a0d\u00e9finitive\u00a0\u00bb de cet album, sortie en 2009 sur le label Festival Music n\u2019avait&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":74402,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[160,233,122],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74465"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74465"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74465\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":74776,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74465\/revisions\/74776"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/74402"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74465"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74465"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74465"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}