{"id":7445,"date":"2016-06-19T00:00:00","date_gmt":"2016-06-18T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7445"},"modified":"2016-06-19T00:00:00","modified_gmt":"2016-06-18T22:00:00","slug":"7445","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/06\/19\/7445\/","title":{"rendered":"The Pineapple Thief &#8211; Your Wilderness"},"content":{"rendered":"\n<p>The Pineapple Thief a tout du groupe maudit et b\u00e9ni. Maudit car malgr\u00e9 sa soif de rock alternatif taill\u00e9 pour les ondes et les campus universitaires en mal de <em>songwriting<\/em>, il est toujours rest\u00e9 relativement confidentiel, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de mastodontes du genre (dont un faisait encore r\u00e9cemment le buzz \u00e0 coup d\u2019oiseau). B\u00e9ni car la gr\u00e2ce a touch\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises la discographie d\u00e9sormais savante d\u2019une combinaison riche en saveurs. Le jeu \u00e9tant toujours de savoir \u00e0 quel niveau d\u2019accessibilit\u00e9 se situe la derni\u00e8re offrande (comprendre plus ou moins progressive). <br \/><br \/> <em>Your wilderness<\/em> se pare d\u2019atours sobres. Huit petits titres, une dur\u00e9e raisonnable et un seul titre fr\u00f4lant la dizaine de minutes, le tout laissant donc la part belle aux formats pop. Pop ? Pas tout en fait. Si la parenth\u00e8se solo r\u00e9cente de Bruce Soord laissait \u00e0 entendre des facettes m\u00e9lodiques proprettes et tr\u00e8s acoustiques, son groupe livre aujourd\u2019hui une performance plurielle et tout de m\u00eame \u00e9lectrique. Riff\u00e9 et rac\u00e9, il inclue m\u00eame des \u00e9l\u00e9ments rythmiques quasi m\u00e9tal (\u00ab\u00a0Tear you up\u00a0\u00bb, aux extraits de <em>shredding<\/em>). Noble dans ses approches, l\u2019album est \u00e9tincelant par moments et s\u2019\u00e9loigne de la neurasth\u00e9nie dans laquelle le groupe a parfois pu se vautrer. <br \/><br \/> M\u00eame lorsque les morceaux d\u00e9ploient leurs ailes en mid-tempo ou ballade, c\u2019est toujours sous un prisme grave dans la lettre mais radieux dans l\u2019esprit (\u00ab\u00a0That shore\u00a0\u00bb, o\u00f9 le piano pond\u00e9r\u00e9 fait mouche). On peut sans doute imaginer que l\u2019afflux d\u2019invit\u00e9s a \u00e9vit\u00e9 une forme de consanguinit\u00e9 cr\u00e9ative. Gavin Harrison, avant tout, insuffle sa frappe mais aussi sa retenue sur tous les titres. De mani\u00e8re docte, le batteur prouve encore une fois son habilet\u00e9 quel que soit le registre et offre des performances compl\u00e8tement diff\u00e9rentes de ce qu\u2019il peut faire avec Steven Wilson. Autre cameo de marque, John Helliwell de Supertramp livre les pulsations de sa clarinette (\u00ab\u00a0Fend for yourself\u00a0\u00bb, sommaire et beau). Geoffrey Richardson ex-Caravan et grand homme-orchestre du fantastique Penguin Cafe Orchestra pr\u00eate son talent tout en cordes \u00e0 l\u2019ensemble. Des invit\u00e9s loin d\u2019\u00eatre anodins qui viennent \u00e9toffer la palette d\u2019\u00e9motions propos\u00e9e par les Anglais. <br \/><br \/> Ici concision ne rime pas avec manque d\u2019inspiration bien au contraire. Certains \u2013 plus herm\u00e9tiques aux \u00e9volutions aguicheuses du groupe \u2013 pourront constater une forme de r\u00e9surgence. Mis \u00e0 part peut-\u00eatre \u00ab\u00a0Take your shot\u00a0\u00bb, plus plat m\u00e9lodiquement, tout se construit avec brio. <em>Your wilderness<\/em> n\u2019est sans doute pas parfait (on pr\u00e9f\u00e8re sa premi\u00e8re partie) mais ses reliefs, son authenticit\u00e9 et sa magnifique \u00e9vidence prouvent de bout en bout que la formation est non seulement incontournable mais, pr\u00e8s de vingt ans apr\u00e8s ses d\u00e9buts, toujours excitante. La m\u00e9lancolie a ses h\u00e9rauts. Et apr\u00e8s <em>Magnolia<\/em>, il y a deux ans, on peut d\u00e9cemment proclamer que le ver n\u2019est absolument pas dans le fruit. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The Pineapple Thief a tout du groupe maudit et b\u00e9ni. 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