{"id":7441,"date":"2016-06-15T00:00:00","date_gmt":"2016-06-14T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7441"},"modified":"2016-06-15T00:00:00","modified_gmt":"2016-06-14T22:00:00","slug":"7441","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/06\/15\/7441\/","title":{"rendered":"Fates Warning &#8211; Theories of Flight"},"content":{"rendered":"\n<p>Culte ou pr\u00e9curseur, imm\u00e9diatement ringardis\u00e9 par l\u2019histoire imminente, Fates Warning a ce statut un peu particulier du groupe qui \u00e9tait l\u00e0 avant l\u2019heure. L\u2019heure, c\u2019est celle du glorieux m\u00e9tal progressif, en plein envol dans les ann\u00e9es quatre-vingt-dix. Sauf que, de nos jours, \u00e0 l\u2019\u00e9coute d\u2019un album de Fates Warning estampill\u00e9 vieille \u00e9cole, on est finalement plus proche de Helloween que de Dream Theater. Chacun jugera \u00e0 l\u2019aune de son canevas stylistique bien entendu mais aussi de sa propre concomitance avec ladite p\u00e9riode. Pourtant, malgr\u00e9 la poussi\u00e8re, il y a quelque chose de d\u00e9licieusement d\u00e9pass\u00e9 dans ce groupe, comme une fusion entre le <em>thrash-speed<\/em> d\u2019Armored Saint, la NWOBHM et une veine m\u00e9lodique qui allait devenir tout un courant. <br \/><br \/> Reform\u00e9 et r\u00e9form\u00e9 en 2013 avec <em>Darkness in a Different Light<\/em>, Fates Warning n\u2019est plus <em>vintage<\/em>. Son intonation actuelle est enrichie en mediums qui font l\u2019\u00e9quilibre souvent fade mais moderne des productions prog-m\u00e9tal US du nouveau mill\u00e9naire. Le son est tr\u00e8s bon donc et, ironie de l\u2019histoire, il scrute aujourd\u2019hui plus du c\u00f4t\u00e9 de Symphony X que de Voivod. On ne reprochera donc pas l\u2019\u00e9cueil r\u00e9trograde m\u00eame si <em>Theories of flight<\/em> est finalement bien un album de genre car certains groupes similaires pr\u00e9f\u00e8rent enrichir leurs sonorit\u00e9s pour \u00e9viter tout monolithisme \u2013 avec bien entendu plus ou moins de brio. <br \/><br \/> Queensryche, autre dinosaure, a tent\u00e9 \u00e0 ce titre d\u2019actualiser son approche en saupoudrant un climat grandiloquent d\u2019aridit\u00e9 et d\u2019<em>americana<\/em>. Fates Warning, presque puriste, se prend les pieds dans le tapis progressif pour \u00eatre sans doute (trop ?) proche de sa filiation. Ray Adler, chanteur-transfuge de Redemption mais aussi force motrice du groupe depuis <em>No Exit<\/em> (1988 d\u00e9j\u00e0&#8230;), charge ses vocalises d\u2019effets emphatiques techniquement imparables. A l\u2019image de LaBrie, il flirte avec le <em>neo metal<\/em> comme une concession \u00e0 la modernit\u00e9 (\u00ab\u00a0White Flag\u00a0\u00bb). Mais son discours poussif est loin de l\u2019imaginaire fantastique des origines (\u00ab\u00a0Seven Stars\u00a0\u00bb, son refrain racoleur voire&#8230; m\u00e9diocre). Jim Matheos reluit mais ses entailles de guitare peuvent para\u00eetre ch\u00e9tives \u00e0 l\u2019\u00e9poque de robustes Andromeda. On pr\u00e9f\u00e8re globalement son travail rythmique sur OSI, m\u00e9lang\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9lectronique immersive de Kevin Moore. <br \/><br \/> Restent quelques bonnes \u00e9quations et instants virtuoses (\u00ab\u00a0SOS\u00a0\u00bb ou le dernier titre instrumental, subtil m\u00eame si anodin). Dans les bons moments, on pense aux cousins de Pennsylvanie Shadow Gallery (\u00ab\u00a0The light and shades of things\u00a0\u00bb). La surprise vient en r\u00e9alit\u00e9 du titre le plus long, les dix minutes de \u00ab\u00a0The Ghosts of Home\u00a0\u00bb tr\u00e8s r\u00e9ussies, vari\u00e9es et d\u00e9monstratives dans le noble sens du terme. Mais on cherche trop souvent ce petit plus qui nous ferait dire que l\u2019ensemble a quelque chose de singulier que les autres n\u2019ont pas. La fin d\u2019album offre cette ferveur en forme de frustration. S\u2019il n\u2019y avait pas le nom, s\u2019il n\u2019y avait pas l\u2019historique, pas certain que les critiques seraient aussi dithyrambiques donc on pr\u00e9f\u00e8re ici r\u00e9tablir l\u2019\u00e9quilibre. Les aficionados nous en tiendront certainement rigueur mais il appara\u00eet plus opportun de se concentrer sur les come-back r\u00e9ellement excitants, non ? <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Culte ou pr\u00e9curseur, imm\u00e9diatement ringardis\u00e9 par l\u2019histoire imminente, Fates Warning a ce statut un peu&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7442,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[39,38],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7441"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7441"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7441\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7442"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7441"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7441"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7441"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}