{"id":7421,"date":"2016-05-18T00:00:00","date_gmt":"2016-05-17T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7421"},"modified":"2016-05-18T00:00:00","modified_gmt":"2016-05-17T22:00:00","slug":"7421","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/05\/18\/7421\/","title":{"rendered":"Aymeric Leroy &#8211; L&rsquo;\u00e9cole de Canterbury"},"content":{"rendered":"\n<p>Le genre Canterbury, enfant plus ou moins l\u00e9gitime du rock progressif et du jazz, n&rsquo;a jamais eu autant le vent en poupe que depuis sa br\u00e8ve splendeur pass\u00e9e, au d\u00e9but des ann\u00e9es soixante dix. En 2015, la s\u00e9rie documentaire <em>Romantic Warriors<\/em> lui consacrait <a href=\"component\/k2\/item\/15347?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><\/a> son troisi\u00e8me \u00e9pisode. Aymeric Leroy nous y \u00e9clairait d\u00e9j\u00e0 sur cette subdivision confidentielle de l&rsquo;avant-garde musicale de l&rsquo;\u00e9poque. Son sp\u00e9cialiste incontest\u00e9 publie aujourd&rsquo;hui un ouvrage qu&rsquo;il avait dans ses cartons depuis belle lurette, pav\u00e9 de plus de sept cents pages nomm\u00e9 <em>L&rsquo;\u00e9cole de Canterbury<\/em>.<br \/><br \/> L&rsquo;auteur le reconna\u00eet lui-m\u00eame : l&rsquo;appellation de ce genre musical n&rsquo;est pas forc\u00e9ment judicieuse et ses cr\u00e9ateurs se comptent presque sur les doigts de deux mains. Que peut-on donc en lire tout au long de ces nombreuses pages ? Le r\u00e9cit des origines, pour commencer, avec les t\u00e2tonnements de la premi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es soixante, fortement influenc\u00e9s par le free-jazz, puis la naissance des Wilde Flowers et de Soft Machine, Caravan, Gong, Egg, The Keith Tippett Group et quelques autres, jusqu&rsquo;au d\u00e9clin du d\u00e9but des ann\u00e9es quatre-vingt&#8230; Le gros de l&rsquo;ouvrage couvre une p\u00e9riode de quinze ans, de 1966 \u00e0 1981, que Leroy ponctue de dates-cl\u00e9s qui correspondent notamment \u00e0 des concerts ou des passages en studio, comme autant de bornes plant\u00e9es dans une chronologie extr\u00eamement d\u00e9taill\u00e9e. Il brosse ainsi le portrait des grandes figures du genre (parfois \u00e0 leur corps d\u00e9fendant tel Robert Wyatt), d\u00e9crit les interactions importantes entre la douzaine de groupes qui en fit le socle, et en analyse les albums fondateurs. Au fil des pages, des photos illustrent r\u00e9guli\u00e8rement les p\u00e9rip\u00e9ties qui ont anim\u00e9 ce bouillonnement artistique m\u00e9connu et m\u00e9sestim\u00e9. Avec la minutie et la passion qu&rsquo;on lui conna\u00eet (on peut par exemple citer ses livres sur <a href=\"chroniques\/item\/15273-pink-floyd-plong%C3%A9e-dans-l%E2%80%99%C5%93uvre-d%E2%80%99un-groupe-paradoxal\">Pink Floyd<\/a> et <a href=\"chroniques\/item\/14133-king-crimson\">King Crimson<\/a>), l&rsquo;auteur fait le tour de son sujet sans toutefois vraiment \u00e9voquer, contrairement au documentaire cit\u00e9 plus haut, les groupes actuels qui se r\u00e9clament plus ou moins ouvertement de la mouvance, comme si le coup d&rsquo;arr\u00eat des \u00ab\u00a0terribles\u00a0\u00bb <em>eighties<\/em> en avait sonn\u00e9 le glas. <br \/><br \/> Unique en son genre, <em>L&rsquo;\u00e9cole de Canterbury<\/em> devient donc <em>de facto<\/em> la r\u00e9f\u00e9rence absolue sur la question. Pr\u00e9cis et tr\u00e8s bien sourc\u00e9, agr\u00e9ment\u00e9 de plusieurs index \u2013 groupes, albums, musiciens \u2013 et d&rsquo;un arbre g\u00e9n\u00e9alogique, il se lit pour ainsi dire comme un essai historique \u00e0 la th\u00e9matique pointue, \u00e0 l&rsquo;image de ces th\u00e8ses aux sujets a priori rebutants, adress\u00e9es \u00e0 une poign\u00e9e de lecteurs, mais passionnantes pour un peu qu&rsquo;on se donne la peine de s&rsquo;y plonger. Un ouvrage indispensable \u00e0 tout amateur qui se respecte de la musique d&rsquo;avant-garde des ann\u00e9es soixante-dix.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le genre Canterbury, enfant plus ou moins l\u00e9gitime du rock progressif et du jazz, n&rsquo;a&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":7422,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[119,33,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7421"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7421"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7421\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7422"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7421"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7421"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7421"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}