{"id":7415,"date":"2016-05-11T00:00:00","date_gmt":"2016-05-10T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7415"},"modified":"2016-05-11T00:00:00","modified_gmt":"2016-05-10T22:00:00","slug":"7415","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/05\/11\/7415\/","title":{"rendered":"Purson &#8211; Desire\u2019s Magic Theatre"},"content":{"rendered":"\n<p>Sur le papier et pour les oreilles, Purson est clairement un exercice de style. Transporter l\u2019auditeur consentant a priori dans l\u2019univers psych\u00e9-groovy de la fin des ann\u00e9es soixante peut \u00eatre autant une b\u00e9n\u00e9diction qu\u2019une resuc\u00e9e qui sonne faux. Avec <em>Desire\u2019s Magic Theatre<\/em>, l\u2019intention de cr\u00e9er un anachronisme est d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e. On la retrouve aussi bien dans le graphisme, le nom et l\u2019esprit des titres (\u00ab\u00a0Electric landlady\u00a0\u00bb, cela vous rappelle quelque chose ?) que dans les arabesques instrumentales. Purson n\u2019a pas peur du clich\u00e9 et, quelque part, c\u2019est ce qui rend les Anglais t\u00e9m\u00e9raires \u00e0 plus d\u2019un titre. La voix de Rosalie Cunningham colle totalement \u00e0 l\u2019univers, sorte de rencontre probable entre Cherie Currie sage et Grace Slick vitamin\u00e9e.<br \/><br \/> Beatlesien d\u00e8s le premier titre (au sens <em>Revolver<\/em> bien s\u00fbr), le groupe truffe ses ondes d\u2019orgues fant\u00f4matiques, de clavecins sablonneux, de <em>fuzz<\/em> et, comme attendu, sue le rock psych\u00e9 par tous les pores. Sa vertu est sans doute de ne pas s\u2019arr\u00eater l\u00e0 et de finalement piocher partout. Quelques cuivres bien sentis mais d\u00e9j\u00e0 vus (\u00ab\u00a0Pedigree chums\u00a0\u00bb presque \u00ab\u00a0Soul shadows\u00a0\u00bb des Crusaders). Des cantates du d\u00e9sert \u00e0 la sauce route 66 en \u00e9cho aux Doors et Moody Blues sur \u00ab\u00a0The Sky Parade\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0The Bitter Suite\u00a0\u00bb ressuscitant les g\u00e9n\u00e9riques d\u2019Amicalement v\u00f4tre ou James Bond lorsque Shirley officiait plut\u00f4t qu\u2019Ad\u00e8le. On retrouve m\u00eame en fin de volute (enfin me direz-vous ?) quelques fl\u00fbtes n\u00e9vrotiques. L\u00e0 o\u00f9 les radios s\u2019\u00e9gosillent de <em>stoner<\/em>, chacun essayant d\u2019\u00eatre un h\u00e9ritier de Kyuss ou m\u00eame Black Sabbath \u00e0 sa fa\u00e7on, Purson remonte son credo temporel encore un peu plus en amont et \u00e9crit le LSD des ann\u00e9es 2000, avec comme idoles, en vrac, Burroughs, Kerouac, Cream et Iron Butterfly. Remuez le tout, mettez dans un grand saladier.<br \/><br \/> La plus grande force est malheureusement aussi la plus grande faille. Tout l\u2019album s\u2019\u00e9coute avec plaisir, en tapant du pied (\u00ab\u00a0Mr Howard\u00a0\u00bb, enrichi de guitares fulminantes) et tout sourire \u00e0 l\u2019\u00e9coute des circonvolutions du genre. \u00c7a sent bon le sillon. Mais qu\u2019en reste-t-il vraiment ? Un fumet fugace de \u00ab c\u2019\u00e9tait mieux avant \u00bb ? Une envie farouche de poser quelques vinyles inspirants sur sa platine Technics, rang\u00e9e \u00e0 la cave par erreur ou par oubli ? Se dire que les Beatles ont tout invent\u00e9 ? L\u2019objet-album entra\u00eene un d\u00e9tour du regard, annihile presque sa propre identit\u00e9 malgr\u00e9 des efforts plus que louables et une vraie force intrins\u00e8que. Un hommage, comme un mirage.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur le papier et pour les oreilles, Purson est clairement un exercice de style. 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