{"id":7411,"date":"2016-05-08T00:00:00","date_gmt":"2016-05-07T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7411"},"modified":"2016-05-08T00:00:00","modified_gmt":"2016-05-07T22:00:00","slug":"7411","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/05\/08\/7411\/","title":{"rendered":"The Algorithm &#8211; Brute Force"},"content":{"rendered":"\n<p>Allum\u00e9s de la disquette, mordus de la carte m\u00e8re et autres amateurs de bits et de beats, videz votre corbeille pour faire place nette au nouveau fichier source de l\u2019explosif The Algorithm. En seulement deux albums, le Fran\u00e7ais R\u00e9mi Gallego a d\u00e9j\u00e0 grav\u00e9 les octets d\u2019une histoire \u00e9lectronique qui a d\u00e9pass\u00e9 les fronti\u00e8res de son propre pays. Esp\u00e8ce de Tron contemporain (en mode fi\u00e9vreux, oubliez Daft Punk\u2026), croisement d\u2019\u00e9lectronique amph\u00e9tamin\u00e9e et de m\u00e9tal avec du <em>core<\/em> et du corps, <em>vintage<\/em> mais futuriste, le Perpignanais a cr\u00e9\u00e9 ce qu\u2019il nomme lui-m\u00eame la <em>heavy computer music<\/em>. MAO des temps modernes, dernier recours des innocents.<br \/><br \/> La premi\u00e8re chose qui saute aux oreilles est le retour en force de l\u2019aspect plus m\u00e9tal et organique qu\u2019on avait savour\u00e9 sur <em>Polymorphic Code<\/em> et qui avait peut-\u00eatre parfois manqu\u00e9 \u00e0 <em>Octopus4<\/em>, plus fonci\u00e8rement \u00e9lectronique. Ici le cybern\u00e9tique s\u2019exprime et s\u2019amplifie par les guitares. Non seulement rythmiques, mais aussi via des soli a\u00e9riens ou h\u00e9ro\u00efques sur certaines pistes (\u00ab\u00a0Pointers\u00a0\u00bb). On a souvent l\u2019impression \u00e0 l\u2019\u00e9coute de l\u2019album que le parfait point d\u2019\u00e9quilibre a \u00e9t\u00e9 atteint. Une chimie d\u00e9vorante o\u00f9 Gojira joue \u00e0 la Nintendo.<br \/><br \/> Tous les sons synth\u00e9 trouvent bien entendu leur ancrage dans les ann\u00e9es quatre-vingt et il se d\u00e9gage pourtant de la production massive et de l\u2019ensemble une nostalgie o\u00f9 rien n\u2019est ringard. Tout est aussi moins touffu et  souvent plus m\u00e9lodique qu\u2019auparavant, ce qui rend <em>Brute Force<\/em> finalement tr\u00e8s accessible. Un peu comme Carpenter Brut mais pluriel et plus raffin\u00e9. Ultime m\u00eame, comme sur le fan-tas-tique \u00ab\u00a0Userspace\u00a0\u00bb qui enterre Kavinsky en empilant <em>shoegaze<\/em> et <em>synthwave<\/em>. John Carpenter doit tout d\u2019un coup \u00eatre tr\u00e8s fier de se savoir l\u2019un des inspirateurs de cette sc\u00e8ne.<br \/><br \/> Plus on \u00e9coute l\u2019album, plus on l\u2019aime et plus ses interstices instrumentaux s\u2019immiscent dans le cortex. Nous acceptons ses fr\u00e9quences avec une ferveur quasi religieuse. The Algorithm construit peu \u00e0 peu une chapelle faite de DOS et de FAT et prend possession de notre CPU qui s\u2019affole. Skrillex se fantasme en Massive Attack sur le vrillant \u00ab\u00a0Shellcode\u00a0\u00bb. Jan Hammer reprend du service et son clavier en bandouli\u00e8re sur \u00ab\u00a0Hex\u00a0\u00bb. Rondo Veneziano pratique la <em>trance<\/em> bouillante sur\u00ab\u00a0Rootkit\u00a0\u00bb. On retrouve Igorrr pour un titre thrash brutal et destructur\u00e9 \u00e0 l\u2019intro cocasse (ces deux-l\u00e0 forment d\u00e9cid\u00e9ment une bien belle \u00e9quipe), on accepte l\u2019auto-reprise de \u00ab\u00a0Trojans\u00a0\u00bb peut-\u00eatre plus anecdotique et on reboote le tout avec plaisir et empressement.<br \/><br \/> En informatique, l&rsquo;attaque par la force brute est la seule \u00e0 laquelle aucun algorithme ne r\u00e9siste. Elle consiste \u00e0 tester toutes les cl\u00e9s possibles, jusqu&rsquo;\u00e0 trouver la bonne. Plus besoin de chercher : pour nous, la cl\u00e9 est trouv\u00e9e et impossible de r\u00e9sister \u00e0 The Algorithm.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Allum\u00e9s de la disquette, mordus de la carte m\u00e8re et autres amateurs de bits et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7412,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[70,39],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7411"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7411"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7411\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7412"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7411"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7411"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7411"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}