{"id":7403,"date":"2016-05-01T00:00:00","date_gmt":"2016-04-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7403"},"modified":"2016-05-01T00:00:00","modified_gmt":"2016-04-30T22:00:00","slug":"7403","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/05\/01\/7403\/","title":{"rendered":"Frost* &#8211; Falling Satellites"},"content":{"rendered":"\n<p>Beaucoup (y compris \u00e0 la r\u00e9daction de Chromatique) attendaient la p\u00e9riode de d\u00e9gel (sans jeu de mot aucun) de Frost*. Il aura fallu pr\u00e8s de huit ans pour d\u00e9couvrir le successeur de l\u2019impressionnant et luxuriant <a href=\"component\/k2\/item\/1797?ItemId=12\"><em>Experiments in Mass Appeal<\/em><\/a>. Pour ceux qui auraient manqu\u00e9 un \u00e9pisode, Frost* est une vari\u00e9t\u00e9 de super-groupe tendance b\u00eate de studio, ayant comme t\u00eate pensante le clavi\u00e9riste et chanteur Jem Godfrey et comme bras arm\u00e9s des membres de formations iconiques comme Arena, Pendragon ou IQ. On trouve aussi en son sein le chanteur et guitariste multi-facettes John Mitchell que l\u2019on a pris plaisir \u00e0 \u00e9couter au sein d\u2019It Bites et \u00e0 retrouver plus r\u00e9cemment dans le projet Lonely Robot. Et m\u00eame ici en guise d&rsquo;invit\u00e9 pas si myst\u00e8re, l\u2019illustre Joe Satriani. <br \/><br \/> Une bande sympathique de h\u00e9ros instrumentistes qui apr\u00e8s s\u2019\u00eatre s\u00e9par\u00e9s, se r\u00e9unissent pour le plaisir. L\u2019invitation ne se refuse pas mais comme l\u2019attente fut longue, l\u2019auditeur se doit d\u2019\u00eatre exigeant. Ce que l\u2019on aime, au premier abord, c\u2019est la volont\u00e9 de ne pas faire une redite ou un b\u00e9gaiement. Le groupe \u00e9volue certes toujours dans un rock progressif dop\u00e9 aux claviers, l\u00e9g\u00e8rement FM, technique et lumineux. Mais on retrouve au milieu des arp\u00e8ges et habituels <em>sweepings<\/em> quelques touches \u00e9lectroniques sans doute influenc\u00e9es par la pr\u00e9sence du batteur et transfuge wilsonien Craig Blundell, grand amateur de boucles. Un instant, sur le tr\u00e8s hach\u00e9 \u00ab\u00a0Towerblock\u00a0\u00bb, nous serions presque chez The Algorithm. On se surprend \u00e0 aimer aussi les virgules <em>dance<\/em> et trop pop de \u00ab\u00a0Closer to the sun\u00a0\u00bb. Serions-nous chez Calvin Harris ? En fait, non, car le groupe sait op\u00e9rer un retour fulgurant vers d\u2019autres ambiances. Lorsqu\u2019on attaque \u00ab\u00a0The Raging Against The Dying Of The Light Blues In 7-8\u00a0\u00bb (ouf), nous retrouvons King\u2019s X &#8211; le blues en mode flamboyance, \u00e9voluant peu \u00e0 peu vers plus de psych\u00e9d\u00e9lisme synth\u00e9tique. <br \/><br \/> La r\u00e9partition des voix entre Jem et John favorise aussi l\u2019impression de diversit\u00e9 et coupe court \u00e0 toute platitude. On aimerait sans doute entendre davantage le timbre plus rauque de John, cela dit&#8230; A vrai dire, la monotonie est un qualificatif qui ne sied pas au groupe tant les morceaux entre eux et en leur sein sont pluriels. Les dur\u00e9es \u00ab\u00a0courtes\u00a0\u00bb (en terminologie progressive, bien entendu) n\u2019emp\u00eachent pas un dialogue composite de s\u2019installer. Complexe mais accrocheur, c\u2019est bien \u00e7a le paradoxe r\u00e9ussi de Frost*. Certains pourront objecter qu\u2019il se d\u00e9gage de l\u2019ensemble un c\u00f4t\u00e9 un peu poseur. Production lustr\u00e9e, tous chromes dehors : la succession des titres para\u00eetra un peu artificielle parfois (la suite en fin d\u2019album et l\u2019<em>outro<\/em>) et c\u2019est la limite de l\u2019exercice. Les voix f\u00e9minines et le d\u00e9roul\u00e9 berceur de \u00ab\u00a0Lights out\u00a0\u00bb n\u2019emporteront pas non plus l\u2019adh\u00e9sion. <br \/><br \/> L\u2019\u00e9bahissement attendu n\u2019est donc pas au rendez-vous, mais\u2026 mais difficile de ne pas rester cramponn\u00e9 aux envol\u00e9es de \u00ab\u00a0Heartstrings\u00a0\u00bb, par exemple. Maniaque et glorieux, Frost* brandit un \u00e9tendard progressif et affiche un panache que peu peuvent s\u2019enorgueillir de poss\u00e9der. Maniant silences et vaillances avec maestria, d\u00e9coupant tous types de tempo au gr\u00e9 de fantaisies point trop poussives, le quatuor poss\u00e8de quelque chose de rare : un phras\u00e9 studieux mais aguicheur. Aromatique, gourmand mais sans aucun risque de crise de foie. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Beaucoup (y compris \u00e0 la r\u00e9daction de Chromatique) attendaient la p\u00e9riode de d\u00e9gel (sans jeu&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7404,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[70,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7403"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7403"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7403\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7404"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7403"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7403"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7403"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}