{"id":7401,"date":"2016-04-27T00:00:00","date_gmt":"2016-04-26T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7401"},"modified":"2016-04-27T00:00:00","modified_gmt":"2016-04-26T22:00:00","slug":"7401","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/04\/27\/7401\/","title":{"rendered":"Shamblemaths &#8211; Shamblemaths"},"content":{"rendered":"\n<p>Une ou deux fois par an, le prospecteur des abysses musicales d&rsquo;internet voit ses oreilles chanceuses happ\u00e9es par un album aussi d\u00e9mesur\u00e9ment \u00e9tonnant que son auteur est inconnu. Cette ann\u00e9e, le duo norv\u00e9gien Shamblemaths est bien parti pour d\u00e9crocher le prix \u00ab\u00a0Aussi Classieux Que Confidentiel\u00a0\u00bb 2016. Pas timor\u00e9 pour un sou, il a l&rsquo;audace de nous proposer un album d&rsquo;une heure divis\u00e9e en trois plages, chose que peu d&rsquo;artiste osent encore faire aujourd&rsquo;hui, y compris dans le prog&rsquo;, par peur de se voir imm\u00e9diatement qualifi\u00e9s de \u00ab\u00a0pompeux\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0m\u00e9galo\u00a0\u00bb. Quand ils ne sont pas tout simplement \u00e9cart\u00e9s des platines, sans que leur rondelle ait \u00e9t\u00e9 seulement tir\u00e9e de leur emballage&#8230;<br \/><br \/> On serait pourtant bien mal inspir\u00e9 de tourner le dos aux cr\u00e9ations de Simen \u00c5. Ellingsen, hip(pie)(ster) multi-dipl\u00f4m\u00e9\/ multi-instrumentiste, et de son bin\u00f4me Eirik M. Husum (basse) sans autre forme de proc\u00e8s. Car ici, pas d&rsquo;introduction qui tra\u00eene en longueur, pas (ou si peu) de plans r\u00e9chauff\u00e9s, pas de remplissage pour rallonger le bouzin afin d&rsquo;aguicher le progueux moyen : \u00ab\u00a0Conglomeration (or :The Grand Pathetic Suite)\u00a0\u00bb est en \u00e9bullition permanente et d\u00e9marre sur les chapeaux de roues par deux minutes trente de Magma \u00e0 la sauce m\u00e9tal. Les rares accalmies ne durent gu\u00e8re longtemps, bouillonnement et foisonnement reprennent en g\u00e9n\u00e9ral de plus belle : <em>classic<\/em> ou hard prog&rsquo;, passages exp\u00e9rimentaux, impromptus jazzy ou folk, plages instrumentales furieuses se pla\u00e7ant quelque part entre The Flower Kings, ELP, King Crimson et Dream Theater, sans oublier \u2013 parfois aussi \u2013 respect plus ou moins scrupuleux du r\u00e8glement fond\u00e9 par ces Grands Anciens. Les deux autres titres, \u00ab\u00a0A Failing Ember\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Stalker\u00a0\u00bb sont taill\u00e9s dans le m\u00eame bois. <br \/><br \/> Si l&rsquo;attirail prog&rsquo; \u2013 toutes \u00e9poques confondues \u2013 est bien pr\u00e9sent, il s&rsquo;ouvre aussi \u00e0 d&rsquo;autres sonorit\u00e9s moins typ\u00e9es, par l&rsquo;interm\u00e9diaire notamment d&rsquo;une flop\u00e9e d&rsquo;invit\u00e9s. Des saxophones en tous genres jettent leurs couleurs sur une toile de fond r\u00e9solument progressive mais montrant souvent des signes d&rsquo;insoumission. Il y a certes aussi quelques similitudes entre la voix d&rsquo;Ellingsen et celle de Roine Stolt, sans qu&rsquo;on puisse n\u00e9anmoins parler de mim\u00e9tisme. Ces marques d&rsquo;appartenance \u00e0 une branche \u00e0 moiti\u00e9 pourrie du rock snob ne font pourtant pas de <em>Shamblemaths<\/em> l&rsquo;\u00e9ni\u00e8me avatar d&rsquo;un monstre agonisant depuis quelques d\u00e9cennies d\u00e9j\u00e0, mais plut\u00f4t un \u00e9l\u00e8ve rebelle qui, malgr\u00e9 son respect des professeurs, aimerait bien leur botter le cul parfois. <br \/><br \/> Difficile de dire si cette premi\u00e8re \u0153uvre survivra \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve du temps, mais en tous les cas elle r\u00e9alise ce que la plupart des albums de <em>classic prog<\/em> sortis ces derni\u00e8res ann\u00e9es n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 capables de faire : nous maintenir \u00e9veill\u00e9s et enthousiastes pendant une heure. Puis une autre. Et une autre encore.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une ou deux fois par an, le prospecteur des abysses musicales d&rsquo;internet voit ses oreilles&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":7402,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[37,59,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7401"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7401"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7401\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7402"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7401"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7401"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7401"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}