{"id":7387,"date":"2016-04-12T00:00:00","date_gmt":"2016-04-11T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7387"},"modified":"2016-04-12T00:00:00","modified_gmt":"2016-04-11T22:00:00","slug":"7387","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/04\/12\/7387\/","title":{"rendered":"The Enid &#8211; Dust"},"content":{"rendered":"\n<p>Un peu d\u2019histoire&#8230; The Enid, pour ceux qui ne connaissent pas cette entit\u00e9, trouve ses origines dans l\u2019\u00e2ge d\u2019or progressif, au milieu des ann\u00e9es soixante-dix. Cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque par un Robert John Godfrey fra\u00eechement d\u00e9barqu\u00e9 de Barclay James Harvest, la formation a v\u00e9cu dans l\u2019ombre du titan, nourrissant elle aussi un amour immod\u00e9r\u00e9 pour les explorations orchestrales et la symbiose parfaite entre rock et symphonie.<br \/><br \/> A la t\u00eate d\u2019une discographie \u00e9tourdissante, puissante de pr\u00e8s d\u2019une vingtaine d\u2019albums, le groupe et son cr\u00e9ateur n\u2019ont connu de faiblesses que dans les ann\u00e9es 2000 pour rena\u00eetre dix ans plus tard, pr\u00eat \u00e0 braver les affres du temps et de la maladie et offrir \u00e0 l\u2019auditeur ces moments de baroque. Ce qui pourrait passer pour un chant du cygne est en r\u00e9alit\u00e9 une flamboyance, une curiosit\u00e9 r\u00e9tro au beau milieu du r\u00e8gne angliciste de la <em>loudness war<\/em>, du <em>streaming<\/em> et du <em>crowdfunding<\/em>. Rescap\u00e9 d\u2019une histoire qui n\u2019a pas forc\u00e9ment \u00e9t\u00e9 cl\u00e9mente avec lui, The Enid assume jusque dans le titre de l\u2019album son aspect poussi\u00e9reux mais en ressort une p\u00e9pite.<br \/><br \/> L\u00e0 o\u00f9 Queen joue principalement du second degr\u00e9, The Enid porte son classicisme ardent sous les traits d\u2019envol\u00e9es cr\u00e2neuses assum\u00e9es. Les ch\u0153urs font des r\u00e9v\u00e9rences appuy\u00e9es \u00e0 la reine (l\u2019enveloppant \u00ab\u00a0Monsters\u00a0\u00bb), mais la retenue vocale de Joe Payne vise l\u2019\u00e9motion pure et tire sur la com\u00e9die musicale (\u00ab\u00a0When the world is full\u00a0\u00bb). Que ceux qui ont peur du lyrisme prennent garde car, ici, point de honte \u00e0 utiliser tous les artifices philharmoniques possibles jusque dans la reproduction de s\u00e9quences romantiques ch\u00e8res \u00e0 Debussy.<br \/><br \/> Bien s\u00fbr, tout comme leurs cousins de Renaissance, on pourra souligner quelques na\u00efvet\u00e9s dans la cr\u00e9ation, une l\u00e9g\u00e8re candeur inh\u00e9rente au genre. Mais les fantaisies sont au rendez-vous (\u00ab\u00a0Trophy\u00a0\u00bb) et l\u2019exercice n\u2019est jamais p\u00e9dant. La bri\u00e8vet\u00e9 de l\u2019ensemble, \u00e9pousant le format vinyle, laisseront certains sur leur faim. Mais ne dit-on pas qu\u2019il vaut mieux ne pas \u00eatre trop rassasi\u00e9 pour cultiver l\u2019app\u00e9tit ?<br \/><br \/> D\u2019abord r\u00f4d\u00e9 sur sc\u00e8ne, dernier acte d\u2019une trilogie aujourd\u2019hui couch\u00e9 sur bande, <em>Dust<\/em> poss\u00e8de ce charme d\u00e9suet o\u00f9 planent les \u00e2mes fortes d\u2019Alan Parsons, Oliver Wallace ou John Williams. Il entame ici une phrase ga\u00e9lique, l\u00e0 une m\u00e9lodie arabisante, sonnant le cuivre \u00e0 propos, puis accentuant les cordes enchant\u00e9es. Pour finalement accoucher d\u2019une \u00e9criture g\u00e9niale, toute en rebondissements. En celtique, The Enid signifie \u00ab\u00a0l\u2019esprit\u00a0\u00bb et nul doute qu\u2019il est toujours bien pr\u00e9sent ici. On lit ce ce conte f\u00e9erique avec d\u00e9lectation et l\u2019envie de s\u2019y replonger au plus vite.<br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un peu d\u2019histoire&#8230; The Enid, pour ceux qui ne connaissent pas cette entit\u00e9, trouve ses&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7388,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[24,36],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7387"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7387"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7387\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7388"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7387"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7387"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7387"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}