{"id":7347,"date":"2016-03-10T00:00:00","date_gmt":"2016-03-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7347"},"modified":"2016-03-10T00:00:00","modified_gmt":"2016-03-09T22:00:00","slug":"7347","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/03\/10\/7347\/","title":{"rendered":"BDC La Belle &#8211; BDC La Belle"},"content":{"rendered":"\n<p>Toulouse la \u00ab\u00a0ville rose\u00a0\u00bb abrite en son sein le groupe BDC La Belle. Compos\u00e9e de pas moins de six musiciens, la jeune formation nous pr\u00e9sente son premier album <em>Merci Professeur<\/em>, en guise d\u2019hommage en somme. Totalement instrumentale, d\u2019une dur\u00e9e de trois quarts d\u2019heure environ, la musique de La Belle fait tourner en bourrique le jazz et le rock pour notre plus grand plaisir. Tour d\u2019horizon de la galette, ou plut\u00f4t de la pomponette !<br \/><br \/> En ouverture, \u00e7a commence comme un gros charivari avec \u00ab\u00a02011=1940\u00a0\u00bb, la brique et la terre cuite traversent l\u2019espace, puis dans un d\u00e9dale de sons et de notes, la lumi\u00e8re jaillit. BDC La Belle navigue sur les eaux d\u2019une musique fusionnant les styles mais aussi les formats de jeu, entre \u00e9criture et improvisation. L\u2019auditeur est rapidement propuls\u00e9 dans un conglom\u00e9rat de textures et de sonorit\u00e9s abrasives, l\u2019absorbant avec une emprise impressionnante. Le groupe ma\u00eetrise les nuances, les harmonies et les ambiances avec intelligence et n\u2019a de cesse de malaxer les fr\u00e9quences pour cr\u00e9er du sens.<br \/> Avec l\u2019apport d\u2019une trompette et de saxophones, BDC La Belle se fraye une br\u00e8che sur les voies imp\u00e9n\u00e9trables de Miles Davis et sa p\u00e9riode \u00ab\u00a0Bitches Brew\u00a0\u00bb. C\u2019est difficile \u00e0 expliquer mais <em>Merci Professeur<\/em> est un disque habit\u00e9 par quelques grands esprits et d\u00e9gage une aura particuli\u00e8re presque punk avec son \u00e9lectricit\u00e9 tr\u00e9pidante et d\u00e9tach\u00e9e de toute pr\u00e9tention dans sa mani\u00e8re de jouer. Les claviers ou plut\u00f4t synth\u00e9tiseurs ajoutent cette pinc\u00e9e d\u2019irr\u00e9v\u00e9rence comme pour faire un pied de nez au jazz traditionnel, avec des sons clairement Nintendo que l\u2019on retrouve chez des groupes comme Horse the Band ou Hella. La guitare bosse sur tous les niveaux de jeu : accompagnement, solo (pour le moins brillant) sur \u00ab\u00a0Deuxi\u00e8me Fonction\u00a0\u00bb et exp\u00e9rimentations.<br \/><br \/> Il se passe quelque chose de tr\u00e8s particulier avec BDC La Belle, m\u00eame lorsqu\u2019il montre son c\u00f4t\u00e9 b\u00eate. A l\u2019\u00e9coute de <em>Merci Professeur<\/em>, l\u2019on ressent une sinc\u00e9rit\u00e9 presque innocente comme si rien n\u2019\u00e9tait pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9, comme si tout \u00e9tait le fruit du hasard et que seul le plaisir de jouer comptait, jusque dans la production ultra naturelle, sans fioriture ni mauvais raccord. C\u2019est donc un premier album attachant et fort r\u00e9ussi, m\u00eame s\u2019il s\u2019adresse \u00e0 un public restreint. <br \/><br \/> BDC La Belle est l\u2019exemple parfait du groupe, qui naturellement fusionne sans mani\u00e8res le rock excit\u00e9 et le jazz. <em>Merci Professeur<\/em> coule de source pour un plaisir imm\u00e9diat et sans anicroches.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toulouse la \u00ab\u00a0ville rose\u00a0\u00bb abrite en son sein le groupe BDC La Belle. 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