{"id":7335,"date":"2016-03-01T00:00:00","date_gmt":"2016-02-29T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7335"},"modified":"2016-03-01T00:00:00","modified_gmt":"2016-02-29T22:00:00","slug":"7335","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/03\/01\/7335\/","title":{"rendered":"Headspace &#8211; All That You Fear Is Gone"},"content":{"rendered":"\n<p>Fates Warning a fait des \u00e9mules, le tout est donc de s\u00e9parer le talent de l\u2019anecdotique. Le moins que l\u2019on puisse dire, en tout \u00e9tat de cause, c\u2019est que Headspace n\u2019est pas le plus prolixe des groupes de m\u00e9tal progressif. Quatre ans apr\u00e8s <em>I am anonymous<\/em>, et pr\u00e8s de dix ans apr\u00e8s leur formation, revoici les Anglais sur le devant de la sc\u00e8ne. Il ne faudrait pas les bl\u00e2mer pour autant au vu de leurs agendas. Car, pour ceux qui ne les connaissent pas, on a plus affaire ici \u00e0 un projet annexe dans lequel on retrouve la voix de Threshold, Damian Wilson (groupe qui, lui, jouit d\u2019une r\u00e9gularit\u00e9 chez Inside Out et d\u00e9sormais chez Nuclear Blast) et du clavier (mais pas que) de Ozzy Osbourne, Adam Wakeman. Vous l\u2019aurez compris au dernier patronyme donc, un groupe sur lequel souffle \u00e9galement le vent de la transmission. Ce n\u2019est peut-\u00eatre pas par hasard que l\u2019on retrouve ainsi un peu des harmonies de Jon Anderson chez Damian Wilson (\u00ab\u00a0Kill You With Kindness\u00a0\u00bb), m\u00eame si l\u2019esprit de Geoff Tate est plus pr\u00e9gnant sur les envol\u00e9es.<br \/><br \/> Avec tout ce pedigree, on pourrait esp\u00e9rer le meilleur ou craindre le pire mais en r\u00e9alit\u00e9 la v\u00e9rit\u00e9 est ailleurs&#8230; D\u00e8s \u00ab\u00a0Polluted Alcohol\u00a0\u00bb (et \u00e0 nouveau sur le morceau titre), les grosses machines huil\u00e9es du m\u00e9tal prog laissent place \u00e0 des \u00e9motions tout en <em>slide<\/em> et en acoustique que l\u2019on imagine plut\u00f4t chez Led Zeppelin. L\u2019occasion de d\u00e9couvrir l\u2019\u00e9ventail de Pete Rinaldi, unique guitariste de la formation. Le gros point fort de Headspace est de ne pas faire de choix entre le progressif sautillant h\u00e9rit\u00e9 de l\u2019\u00e9cole anglaise et du psych\u00e9d\u00e9lisme et les aspects plus m\u00e9talliques et tranchants que l\u2019on ressent \u00e0 l\u2019\u00e9coute des g\u00e9ants Outre-Atlantique comme Symphony X. C\u2019est ce qui rend l\u2019\u00e9coute de Headspace int\u00e9ressante et interactive. De m\u00eame, entre majeur et mineur, le c\u0153ur balance au sein m\u00eame des morceaux. Adam s\u2019inspire de Papa mais pas seulement. Il puise chez Mark Kelly ou dans l\u2019incisif de Michael Pinnella ou le stellaire de Lucassen comme le fait, \u00e0 sa mani\u00e8re, Martin Heldin chez Andromeda. Il ne choisit pas non plus entre piano et claviers et laisse toutes portes ouvertes.<br \/><br \/> Le groupe lui-m\u00eame oscille entre formats courts et longs. La pi\u00e8ce centrale de treize minutes (\u00ab\u00a0The Science Within Us\u00a0\u00bb) tient plut\u00f4t bien debout. On y retrouve le go\u00fbt du chanteur pour la narration comme il en avait l\u2019habitude avec Star One. Les phrases astrales puis symphoniques du clavi\u00e9riste s\u2019y expriment pleinement et r\u00e9pondent aux riffs parfois convenus mais percutants. On pardonnera d\u2019ailleurs les aspects plus banals ou entendus (\u00ab\u00a0Semaphore\u00a0\u00bb ou le dernier et long morceau) car il existe toujours un petit \u00e9l\u00e9ment de surprise, un rebondissement, un accent m\u00e9lodique qui fait mouche. Certains trouveront Damian Wilson trop mani\u00e9r\u00e9 ou ne supporteront pas l\u2019entre-deux-styles. Les autres se d\u00e9lecteront de ces soixante-dix minutes de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 progressive. Les pieds sur terre et la t\u00eate dans l\u2019espace.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fates Warning a fait des \u00e9mules, le tout est donc de s\u00e9parer le talent de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7336,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[71,49,73,39,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7335"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7335"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7335\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7336"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7335"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7335"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7335"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}