{"id":7321,"date":"2016-02-21T00:00:00","date_gmt":"2016-02-20T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7321"},"modified":"2016-02-21T00:00:00","modified_gmt":"2016-02-20T22:00:00","slug":"7321","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/02\/21\/7321\/","title":{"rendered":"Lazuli &#8211; Nos \u00e2mes saoules"},"content":{"rendered":"\n<p>Une seconde invitation au Night of the Prog apr\u00e8s un passage remarqu\u00e9 en 2012, une grosse tourn\u00e9e europ\u00e9enne en premi\u00e8re partie de Fish : Lazuli s&rsquo;est export\u00e9 \u00e0 merveille en 2015 dirait-on. Quand la France, trop timide, se d\u00e9cidera-t-elle \u00e0 accorder \u00e0 son enfant prodige autant d&rsquo;attention ? Avec <em>Nos \u00e2mes saoules<\/em>, enfin ?<br \/><br \/> \u00ab\u00a0Le temps est \u00e0 la rage\u00a0\u00bb, contenant sa col\u00e8re jusque dans ses derniers instants, donne le ton : pessimisme \u00e0 tous les \u00e9tages, soulign\u00e9 par des m\u00e9lodies fortes qui contrebalancent quelque peu ce sombre \u00e9tat d&rsquo;esprit. Dans la lign\u00e9e de \u00ab\u00a0D\u00e9raille\u00a0\u00bb sur <a href=\"chroniques\/item\/14814-tant-que-l%E2%80%99herbe-est-grasse\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Tant que l&rsquo;herbe est grasse<\/em><\/a> ou \u00ab\u00a0Je te laisse ce monde\u00a0\u00bb sur <a href=\"component\/k2\/item\/12896?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>(4603 Battements)<\/em><\/a>, \u00ab\u00a0Le lierre\u00a0\u00bb encha\u00eene un hymne id\u00e9al pour galvaniser une foule en concert, tel le \u00ab\u00a0Credo\u00a0\u00bb de Fish, avec lequel il partage des similitudes. L&rsquo;influence de la musique de l&rsquo;\u00c9cossais que le groupe a beaucoup fr\u00e9quent\u00e9 peut se retrouver encore \u00e7a et l\u00e0, comme sur \u00ab\u00a0Le mar du pass\u00e9\u00a0\u00bb qui \u00e9voque \u00ab\u00a0Tongues\u00a0\u00bb. De fa\u00e7on plus diffuse, le c\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00a0rock atmosph\u00e9rique \u00e0 textes\u00a0\u00bb constitue un point commun entre les deux univers musicaux depuis quelques temps d\u00e9j\u00e0, sans qu&rsquo;il y ait pour autant d&rsquo;inspiration flagrante.<br \/><br \/> Hormis ces discr\u00e8tes ressemblances, <em>Nos \u00e2mes saoules<\/em> est surtout le fruit de l&rsquo;\u00e9volution qui court sur une douzaine d&rsquo;ann\u00e9es, et que le groupe ne doit qu&rsquo;\u00e0 lui-m\u00eame. Depuis <em>(4603 Battements)<\/em>, il a, semble-t-il, trouv\u00e9 sa voie, faisant de ses chansons des pi\u00e8ces d\u00e9licatement construites qui ne s&rsquo;exp\u00e9dient pas \u00e0 coups de couplets-refrains faciles : peu enclines \u00e0 la violence, elles lui pr\u00e9f\u00e8rent des mont\u00e9es en puissance, parsem\u00e9es d&rsquo;explosions (\u00ab\u00a0Apr\u00e8s la guerre\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Nos \u00e2mes saoules\u00a0\u00bb), des m\u00e9lodies qui sinuent et s&rsquo;insinuent inexorablement dans l&rsquo;esprit de celui qui l&rsquo;\u00e9coute. Dominique Leonetti pose sur ces titres doux-amers parfois vindicatifs son chant assez haut perch\u00e9 et ses textes travaill\u00e9s, qui \u00e9chappent \u00e0 tous les mauvais clich\u00e9s en vogue dans le prog&rsquo; et soutiennent la comparaison avec la po\u00e9sie rock de haut vol de Christian Decamps. De courts \u00e9pilogues instrumentaux reprennent certains th\u00e8mes (tel le magnifique final au piano \u00ab\u00a0Un \u0153il jet\u00e9 par la fen\u00eatre\u00a0\u00bb) et assemblent ainsi les pi\u00e8ces d&rsquo;un puzzle qu&rsquo;il faut contempler de haut pour en saisir toutes les nuances. <br \/><br \/> Ce sixi\u00e8me album de Lazuli sera-t-il le bon ? Celui qui f\u00e9d\u00e9rera, comme le fit Ange dans les ann\u00e9es soixante-dix, tous les amoureux d&rsquo;un rock \u00e0 la fois sophistiqu\u00e9, sinc\u00e8re et taill\u00e9 pour la sc\u00e8ne ? On appelle cette reconnaissance de tous nos v\u0153ux et on se r\u00e9jouit par avance de rencontrer \u00e0 nouveau les Cinq quelque part sur la route.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une seconde invitation au Night of the Prog apr\u00e8s un passage remarqu\u00e9 en 2012, une&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":7322,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[25,49,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7321"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7321"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7321\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7322"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7321"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7321"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7321"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}