{"id":7317,"date":"2016-02-17T00:00:00","date_gmt":"2016-02-16T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7317"},"modified":"2016-02-17T00:00:00","modified_gmt":"2016-02-16T22:00:00","slug":"7317","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/02\/17\/7317\/","title":{"rendered":"Le Rex &#8211; Wild Man"},"content":{"rendered":"\n<p>Qu\u2019arrive-t-il \u00e0 Cuneiform Records ? Le Rock in Opposition ne se vend plus, le jazz a de meilleurs jours devant lui ? Une nouvelle direction artistique semble se profiler avec de plus en plus de groupes de jazz moderne sign\u00e9s. A voir sur le long terme donc \u2026 En tout \u00e9tat de cause, Le Rex est un peu nouveau sur le label mais son histoire d\u00e9bute en 2008. Lors de l\u2019enregistrement du premier en album <em>Le Corse<\/em> en Corse en 2010, le groupe d\u00e9cide de s\u2019appeler Le Rex apr\u00e8s \u00eatre pass\u00e9 devant un cin\u00e9ma abandonn\u00e9 portant ce nom. Ces Suisses ont un truc bien \u00e0 eux, tour d\u2019horizon de ce troisi\u00e8me album.<br \/><br \/> Quintet masculin, Le Rex a la particularit\u00e9 d\u2019\u00eatre compos\u00e9 d\u2019instruments non \u00e9lectrifi\u00e9s. Deux saxophones, un trombone, un tuba et une batterie constituent ce petit groupe qui pour <em>Wild Man<\/em> est all\u00e9 enregistrer \u00e0 Chicago. Musicalement, \u00e7a ressemble \u00e0 un <em>band<\/em> de la New Orleans avec une \u00e9norme bonne humeur. Les compositions de relativement courtes dur\u00e9es permettent de d\u00e9velopper de petits th\u00e8mes facilement m\u00e9morisables. Sur certains morceaux, l\u2019effet est imparable comme sur \u00ab\u00a0Home Alone\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Mr. Richard Kiel\u00a0\u00bb, sur d\u2019autres un peu moins.<br \/> Le Rex fonctionne \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une fanfare et peine \u00e0 sortir d\u2019un sch\u00e9ma dans lequel il s\u2019est lui-m\u00eame conditionn\u00e9. Certes, la t\u00e2che est ardue mais elle m\u00e9riterait d\u2019\u00eatre approfondie, en sortant peut-\u00eatre du cadre \u00e9crit ou en multipliant les atmosph\u00e8res. Les jeux de timbre sont sympathiques mais les signatures rythmiques le sont encore plus et elles permettent d\u2019instaurer autre chose qu\u2019un morne ternaire clinique. Enregistr\u00e9 avec l\u2019aide de Griffin Rodriguez, <em>leader<\/em> du groupe exp\u00e9rimental Icy Demons, Le Rex tente une approche diff\u00e9rente de celle de ses d\u00e9buts, sans vraiment aller chercher plus loin que \u00e7a.<br \/><br \/> Le Rex propose sur treize morceaux une musique spontan\u00e9e, rafra\u00eechissante, jou\u00e9e par d\u2019excellents musiciens dont la complicit\u00e9 ne peut \u00eatre remise en cause. Seulement, et cela doit d\u00e9pendre de qui l\u2019\u00e9coute, <em>Wild Man<\/em> ne r\u00e9ussit pas \u00e0 provoquer une ferveur sur disque, alors que le ressenti doit \u00eatre probablement diff\u00e9rent en direct, dans le cadre d\u2019un concert. Il manque quelque chose, sentiment mitig\u00e9 donc sur ce coup\u2026<\/p>\r\n\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkh\u00eastra<\/a>.<\/em><\/p>\n<p>Qu\u2019arrive-t-il \u00e0 Cuneiform Records ? Le Rock in Opposition ne se vend plus, le jazz a de meilleurs jours devant lui ? Une nouvelle direction artistique semble se profiler avec de plus en plus de groupes de jazz moderne sign\u00e9s. A voir sur le long terme donc \u2026 En tout \u00e9tat de cause, Le Rex est un peu nouveau sur le label mais son histoire d\u00e9bute en 2008. Lors de l\u2019enregistrement du premier en album <em>Le Corse<\/em> en Corse en 2010, le groupe d\u00e9cide de s\u2019appeler Le Rex apr\u00e8s \u00eatre pass\u00e9 devant un cin\u00e9ma abandonn\u00e9 portant ce nom. Ces Suisses ont un truc bien \u00e0 eux, tour d\u2019horizon de ce troisi\u00e8me album.<br \/><br \/> Quintet masculin, Le Rex a la particularit\u00e9 d\u2019\u00eatre compos\u00e9 d\u2019instruments non \u00e9lectrifi\u00e9s. Deux saxophones, un trombone, un tuba et une batterie constituent ce petit groupe qui pour <em>Wild Man<\/em> est all\u00e9 enregistrer \u00e0 Chicago. Musicalement, \u00e7a ressemble \u00e0 un <em>band<\/em> de la New Orleans avec une \u00e9norme bonne humeur. Les compositions de relativement courtes dur\u00e9es permettent de d\u00e9velopper de petits th\u00e8mes facilement m\u00e9morisables. Sur certains morceaux, l\u2019effet est imparable comme sur \u00ab\u00a0Home Alone\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Mr. Richard Kiel\u00a0\u00bb, sur d\u2019autres un peu moins.<br \/> Le Rex fonctionne \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une fanfare et peine \u00e0 sortir d\u2019un sch\u00e9ma dans lequel il s\u2019est lui-m\u00eame conditionn\u00e9. Certes, la t\u00e2che est ardue mais elle m\u00e9riterait d\u2019\u00eatre approfondie, en sortant peut-\u00eatre du cadre \u00e9crit ou en multipliant les atmosph\u00e8res. Les jeux de timbre sont sympathiques mais les signatures rythmiques le sont encore plus et elles permettent d\u2019instaurer autre chose qu\u2019un morne ternaire clinique. Enregistr\u00e9 avec l\u2019aide de Griffin Rodriguez, <em>leader<\/em> du groupe exp\u00e9rimental Icy Demons, Le Rex tente une approche diff\u00e9rente de celle de ses d\u00e9buts, sans vraiment aller chercher plus loin que \u00e7a.<br \/><br \/> Le Rex propose sur treize morceaux une musique spontan\u00e9e, rafra\u00eechissante, jou\u00e9e par d\u2019excellents musiciens dont la complicit\u00e9 ne peut \u00eatre remise en cause. Seulement, et cela doit d\u00e9pendre de qui l\u2019\u00e9coute, <em>Wild Man<\/em> ne r\u00e9ussit pas \u00e0 provoquer une ferveur sur disque, alors que le ressenti doit \u00eatre probablement diff\u00e9rent en direct, dans le cadre d\u2019un concert. Il manque quelque chose, sentiment mitig\u00e9 donc sur ce coup\u2026<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkh\u00eastra<\/a>.<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu\u2019arrive-t-il \u00e0 Cuneiform Records ? 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