{"id":7273,"date":"2015-09-30T00:00:00","date_gmt":"2015-09-29T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7273"},"modified":"2015-09-30T00:00:00","modified_gmt":"2015-09-29T22:00:00","slug":"7273","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/09\/30\/7273\/","title":{"rendered":"Wei Zhongle &#8211; Nu Trance"},"content":{"rendered":"\n<p>Le quotidien d&rsquo;un chroniqueur musical est marqu\u00e9 par la routine et quelques rares et grands moments de satisfaction. Tailler sadiquement un costard au dernier Yes ou porter aux nues tout fond de tiroir du sieur Wilson font partie des constantes qui rythment la vie du r\u00e9dacteur de Chromatique. Celui-ci, chacun le sait, est un musicien frustr\u00e9 dont le fiel textuel n&rsquo;est qu&rsquo;un exutoire \u00e0 l&rsquo;absence totale de talent. Mais travailler pour un webzine aussi pointu que le n\u00f4tre permet parfois, au d\u00e9tour d&rsquo;une page Bandcamp, de d\u00e9terrer un tr\u00e9sor, de tomber sur une chose inou\u00efe, dans tous les sens du terme. Jouer ainsi le \u00ab\u00a0d\u00e9couvreur\u00a0\u00bb, d\u00e9nicher un artiste aussi obscur qu&rsquo;effront\u00e9ment dou\u00e9 (et, avouons-le, \u00eatre le premier \u00e0 en parler), font partie des joies ineffables procur\u00e9es par cette b\u00e9n\u00e9vole activit\u00e9 de passionn\u00e9. <br \/><br \/> L&rsquo;expression \u00ab\u00a0avant-prog\u00a0\u00bb a sans nul doute \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e pour des groupes tels que Wei Zhongle. Ce trio am\u00e9ricain est issu de la grande famille des formations improbables qui d\u00e9barquent de nulle part et sans pr\u00e9venir, pour vous \u00e9craser leur talent en pleine figure. Toujours, leur musique marque les esprits, qu&rsquo;on l&rsquo;adore ou qu&rsquo;on la d\u00e9teste d&#8217;embl\u00e9e. L&rsquo;attirail d\u00e9ball\u00e9 sur <em>Nu Trance<\/em> &#8211; et sur ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, car ces types-l\u00e0 n&rsquo;en sont pas \u00e0 leur coup d&rsquo;essai &#8211; n&rsquo;a pourtant rien de sp\u00e9cialement original dans le continuum espace-temps des musiques progressives : guitare, batterie, un peu d&rsquo;\u00e9lectronique, de violon et de la clarinette. Bref, pas de quoi effrayer un habitu\u00e9 de Carmaux. Il est cependant difficile de comparer Wei Zhongle \u00e0 tout autre groupe \u00e9voluant dans la sph\u00e8re des \u00ab\u00a0inclassables\u00a0\u00bb. On est plus proche d&rsquo;un m\u00e9lange de folklores orientaux assaisonn\u00e9 \u00e0 la sauce RIO que d&rsquo;une quelconque sous-cat\u00e9gorie bien identifiable. Ce qui d\u00e9tonne, c&rsquo;est cette mani\u00e8re in\u00e9dite de psalmodier sur ces th\u00e8mes \u00ab\u00a0ethniques\u00a0\u00bb  tout en ne respectant ni les codes ni les instruments associ\u00e9s au genre.Tout au mieux \u00ab\u00a0Pledge\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0To Woman\u00a0\u00bb peuvent-il \u00e9voquer vaguement les incantations les plus audacieuses de Magma. Si Rob Jacobs s&rsquo;inspire de la tradition des chants extatiques d\u00e9votionnels, c&rsquo;est rarement en anglais qu&rsquo;il s&rsquo;exprime, et le plus souvent dans une langue connue de lui seul, sur des motifs r\u00e9p\u00e9titifs, voire minimalistes qui accentuent le caract\u00e8re hypnotique de l&rsquo;ensemble. Lorsqu&rsquo;il entre en transe et se met \u00e0 \u00ab\u00a0chanter\u00a0\u00bb, on se retrouve propuls\u00e9 dans un sanctuaire shinto ou une pagode indienne\u2026 juste le temps de se rendre compte qu&rsquo;on nage en pleine exp\u00e9rimentation rock. <br \/><br \/> Quelqu&rsquo;impression que laisse <em>Nu Trance<\/em>, ce ne peut \u00eatre de l&rsquo;indiff\u00e9rence. Cet <em>EP<\/em> d&rsquo;une demi-heure, disponible en trente-trois tours, cassette ou format digital (pas de CD, malheureusement), convaincra l&rsquo;amateur blas\u00e9 de musiques progressives qu&rsquo;il n&rsquo;a pas fait le tour de la question. Et pour le gratte-papier de Chromatique, c&rsquo;est le carburant n\u00e9cessaire et bienvenu pour cinquante nouvelles chroniques standard.<br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le quotidien d&rsquo;un chroniqueur musical est marqu\u00e9 par la routine et quelques rares et grands&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":7274,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[127,56,66],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7273"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7273"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7273\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7274"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7273"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7273"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7273"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}