{"id":7259,"date":"2015-09-20T00:00:00","date_gmt":"2015-09-19T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7259"},"modified":"2015-09-20T00:00:00","modified_gmt":"2015-09-19T22:00:00","slug":"7259","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/09\/20\/7259\/","title":{"rendered":"Izz &#8211; Everlasting Instant"},"content":{"rendered":"\n<p>Si l\u2019\u00e9vocation de la <em>Trilogie New-Yorkaise<\/em> reste avant tout associ\u00e9e \u00e0 la litt\u00e9rature et \u00e0 Paul Auster, la musique dite progressive peut d\u00e9sormais se  targuer d\u2019avoir sa propre r\u00e9f\u00e9rence en la mati\u00e8re. Quoi de plus naturel qu\u2019elle soit le fruit d\u2019un groupe new-yorkais, fond\u00e9 par les fr\u00e8res Galgano vers la fin des ann\u00e9es quatre-vingt dix, et r\u00e9pondant au nom \u00e9trange d\u2019IZZ (surnom de l\u2019un des joueurs de l\u2019\u00e9quipe de baseball locale des Mets). <br \/><br \/> Une dizaine de printemps plus loin (2009), fort d\u2019une exp\u00e9rience de quatre albums studio tous r\u00e9ussis, et d\u2019un public de fans de plus en plus nombreux, IZZ se lance dans une \u0153uvre ambitieuse en trois volets, dont le premier s\u2019intitule <em>The Darkened Room<\/em>. Ce recueil  initial est travers\u00e9 par la lumi\u00e8re du sublime \u00ab\u00a0Can\u2019t Feel The Earth\u00a0\u00bb, pi\u00e8ce en trois actes, dont la partie II de plus de 10 minutes, n\u2019a rien \u00e0 envier \u00e0 certains titres inspir\u00e9s de leurs illustres ma\u00eetres, Yes (la basse de John Galgano y est admirable !). <br \/><br \/> L\u2019histoire est en route et trois ans plus tard, <em>Crush Of Night<\/em> en constitue le nouveau chapitre. Un album o\u00f9 les m\u00e9lodies les plus pures (\u00ab\u00a0Half The Way\u00a0\u00bb) c\u00f4toient l\u2019\u00e9nergie contagieuse de s\u00e9quences plus complexes \u2013 mais toujours accessibles (le titre \u00e9ponyme en est sans doute le meilleur exemple). Ajout\u00e9 \u00e0 cela, la participation de Gary Green sur deux morceaux, qui nous rappelle pour l\u2019occasion qu\u2019il fut le guitariste de la grande \u00e9poque de Gentle Giant.  <br \/><br \/> Restait \u00e0 attendre l\u2019ultime offrande de ce triptyque musical \u2013 et comme le hasard fait souvent bien les choses, trois nouvelles ann\u00e9es se sont \u00e9coul\u00e9es pour annoncer <em>Everlasting Instant<\/em>.  Un nouvel album d\u2019IZZ demande toujours une attention particuli\u00e8re. Pour en capter toute l\u2019intensit\u00e9, il est donc pr\u00e9f\u00e9rable de l\u00e2cher toute activit\u00e9 en cours \u2026 les funambules \u00e9tant n\u00e9anmoins excus\u00e9s. S\u2019agissant du dernier chapitre d\u2019une trilogie, on va y retrouver une certaine homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 avec les deux volets pr\u00e9c\u00e9dents \u2013 aussi bien dans la structuration des titres que dans leur contenu. Mais aussi quelques particularit\u00e9s qui d\u00e9marquent chacune de leurs trois cr\u00e9ations. Sur <em>Everlasting Instant<\/em>, les voix f\u00e9minines n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi pr\u00e9sentes \u2013 sans doute li\u00e9 au retour de Laura Meade, qui avait quitt\u00e9 le navire en 2008 pour se consacrer au th\u00e9\u00e2tre musical. La reconstitution de son duo avec Anmarie Byrnes donne \u00e0 l\u2019ensemble un timbre sonore proche des th\u00e8mes que Magenta pouvait proposer dans sa p\u00e9riode la plus aboutie (<em>Seven<\/em> ou <em>Home<\/em>).<br \/><br \/> La sensation apais\u00e9e dont est empreint l\u2019album constitue l\u2019autre fait dominant des premi\u00e8res \u00e9coutes. Fid\u00e8le \u00e0 ses habitudes, IZZ nourrit au sein d\u2019un m\u00eame titre des ambiances contrast\u00e9es, entre le calme apport\u00e9 par les notes du piano de Tom Galgano , et l\u2019imp\u00e9tuosit\u00e9 dont fait preuve Paul Bremner \u00e0 la guitare : Steve Howe n\u2019est jamais tr\u00e8s loin, et sur l\u2019excellent \u00ab\u00a0Illuminata\u00a0\u00bb, on en viendrait m\u00eame \u00e0 penser qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 clon\u00e9 ! <br \/><br \/> Globalement, la mise en avant du piano conf\u00e8re \u00e0 l\u2019ensemble un ton invitant \u00e0 la ballade. S\u2019il suffit d\u2019\u00e9couter \u00ab\u00a0The Three Seers\u00a0\u00bb pour en \u00eatre convaincu &#8211; avec ses passages venant parfois tutoyer les partitions classiques &#8211; il reste omnipr\u00e9sent \u00e0 travers les diff\u00e9rentes compositions. Seule exception : la partie IV de \u00ab\u00a0Can\u2019t Feel The Earth\u00a0\u00bb et son solo de guitare sur fond de basse syncop\u00e9e, un philtre \u2018m\u00e9lange-neurones\u2019 d\u2019une efficacit\u00e9 redoutable ! <br \/><br \/> IZZ apporte une touche finale aux paysages \u00e9bauch\u00e9s par  les Beatles ou Roger Waters (\u00ab\u00a0Sincerest Life\u00a0\u00bb), puis compl\u00e9t\u00e9s par Yes. A l\u2019instar de leurs compatriotes d\u2019Echolyn, il ne fait plus aucun doute que le  groupe est devenu  phare sur la sc\u00e8ne progressive am\u00e9ricaine, \u00e9clairant de son talent chacune de ses sorties discographiques. Ce dernier album ne fait pas exception : les magiciens d\u2019IZZ osent, et l\u2019app\u00e9tit de l\u2019auditeur s\u2019aiguise de leur prose.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si l\u2019\u00e9vocation de la Trilogie New-Yorkaise reste avant tout associ\u00e9e \u00e0 la litt\u00e9rature et \u00e0&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":53,"featured_media":7260,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7259"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/53"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7259"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7259\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7260"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7259"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7259"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7259"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}