{"id":7255,"date":"2015-09-17T00:00:00","date_gmt":"2015-09-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7255"},"modified":"2015-09-17T00:00:00","modified_gmt":"2015-09-16T22:00:00","slug":"7255","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/09\/17\/7255\/","title":{"rendered":"Steve Hughes &#8211; Tales From The Silent Ocean"},"content":{"rendered":"\n<p>Le batteur Steve Hughes n\u2019est pas un nouveau venu dans la sph\u00e8re progressive, loin de l\u00e0,  puisqu\u2019il a offici\u00e9 \u00e0 bord du culte Big Big Train pendant pr\u00e8s de deux d\u00e9cennies avant d\u2019\u00eatre remplac\u00e9 par le non moins talentueux Nick D&rsquo;Virgilio. Il aura fallu quelques ann\u00e9es de r\u00e9pit (et de travail aussi) \u00e0 l\u2019homme avant de pouvoir cr\u00e9er sa propre formation et livrer ce qui fait aujourd\u2019hui office de premier album solo. <br \/><br \/> <em>Tales From The Silent Ocean<\/em> constitue une marmite d\u2019influences progressives dites \u00ab\u00a0classiques\u00a0\u00bb, de Genesis, Marillion \u00e0 Rush (Steve a offert ses baguettes \u00e0 un <em>tribute band<\/em> des Canadiens \u00e0 une \u00e9poque), le tout saupoudr\u00e9 d\u2019accents synth\u00e9tiseur bienvenus qui font parfois penser \u00e0 Vangelis (le long et tr\u00e8s r\u00e9ussi premier titre). Les morceaux d\u00e9butent souvent de mani\u00e8re un peu  banale mais d\u00e9ploient rapidement un kal\u00e9idoscope d\u2019ascendances (des guitares \u00e0 la Dire Straits sur \u00ab\u00a0Tapestry of Change\u00a0\u00bb). Sean Filkins (autre rescap\u00e9 du train) se pose en sosie de Peter Gabriel tandis que Steve et d\u2019autres invit\u00e9s \u00e0 la f\u00eate donnent aussi de la voix. Le m\u00e9lange des styles et des registres donne \u00e0 l\u2019album sa tonalit\u00e9 conceptuelle, soit une narration faisant \u00e9tat d\u2019un \u00e9crivain qui tombe peu \u00e0 peu dans la d\u00e9mence alors qu\u2019il analyse les \u00e9checs de sa vie. Il trouvera finalement la paix aupr\u00e8s de Dame Nature (le fameux oc\u00e9an). Les petits \u00e9carts \u00e9lectroniques \u2013 presque comme chez Ozric Tentacles\u2013 aident \u00e0 donner du relief pour qu\u2019il ne s\u2019agisse pas seulement d\u2019une fable un peu vaine. <br \/><br \/> Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si de r\u00e9guli\u00e8res fautes de go\u00fbt ne venaient pas \u00e9gratigner voire entamer l\u2019ambition (et l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9) du projet. \u00ab\u00a0Willow\u2019s Lament\u00a0\u00bb et ses accents celtiques louchent chez Fish sans arriver \u00e0 concurrencer l\u2019\u0153uvre du chanteur \u00e9cossais. Les courts \u00ab\u00a0Free Fall\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Goodbye my love\u00a0\u00bb avec voix f\u00e9minine sont tout simplement d\u00e9nu\u00e9s d\u2019int\u00e9r\u00eat. \u00ab\u00a050\/50 Zone\u00a0\u00bb et sa batterie aux <em>claps<\/em> sent un peu le formol malgr\u00e9 de bons passages. Ajoutons \u00e0 cela une production tout en aigus qui laisse peu de place \u00e0 la rondeur. Pourtant, on retrouve aux commandes un capitaine du mastering, Simon Hanhart, qui a d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 avec des pointures comme Asia et m\u00eame David Bowie (souvenez-vous, Tin Machine !). <br \/><br \/> De l\u2019ensemble \u00e9manent de douces effluves du pass\u00e9 qui parfois font mouche (paradoxalement sur les tires longs comme \u00ab\u00a0Sunshine Willow\u00a0\u00bb et son m\u00e9li-m\u00e9lo de claviers guitares sympathique et bavard). Mais cet oc\u00e9an vient souvent tranquillement s\u2019\u00e9chouer sur le rivage pour ne former que des vaguelettes. On aurait bien gard\u00e9 l\u2019\u00e9cume, soit quelques titres phare (sans jeu de mot), car l\u2019\u00e9cume, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019\u00eatre puissante, est toujours belle \u00e0 contempler surtout lorsqu\u2019on est un grand nostalgique. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le batteur Steve Hughes n\u2019est pas un nouveau venu dans la sph\u00e8re progressive, loin de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7256,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,111,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7255"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7255"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7255\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7256"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7255"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7255"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7255"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}