{"id":7245,"date":"2015-09-08T00:00:00","date_gmt":"2015-09-07T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7245"},"modified":"2015-09-08T00:00:00","modified_gmt":"2015-09-07T22:00:00","slug":"7245","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/09\/08\/7245\/","title":{"rendered":"Ange &#8211; Emile Jacotey Resurrection &#8211; Live"},"content":{"rendered":"\n<p>Le petit village de Saint Bresson en Haute-Sa\u00f4ne a connu les 7 et 8 juin 2014 une effervescence inhabituelle : l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation d&rsquo;un chapiteau suivie de l&rsquo;arriv\u00e9e de saltimbanques et de leur public enflamm\u00e9. Ces baladins se nommaient eux-m\u00eame Ange et \u00e9taient venus c\u00e9l\u00e9brer la sortie de leur dernier album, <em>Emile Jacotey Resurrection<\/em>, emmen\u00e9s par le paroissien Christian Decamps. Cette grand f\u00eate a laiss\u00e9 de belles traces dans le c\u0153ur des Imbib\u00e9s, comme on les appelle, mais aussi sur la pellicule qui a capt\u00e9 le spectacle des Franc-Comtois. <em>Emile Jacotey Resurrection \u2013 Live<\/em>&#8211; voil\u00e0 un titre on ne peut plus parlant &#8211;  immortalise une soir\u00e9e m\u00e9morable pendant laquelle la fresque fut jou\u00e9e dans son int\u00e9gralit\u00e9. <br \/><br \/> Surprise ! C&rsquo;est Steven Wilson <em>himself<\/em> qui adresse un message aux fans en ouverture du film. Le Britannique \u00e9voque son adolescence et un voyage en France au cours duquel il aurait acquis le trente-trois tours mythique et serait tomb\u00e9 amoureux de la musique d&rsquo;Ange. Sur ses belles paroles, fondu au noir\u2026 et voici un \u00ab\u00a0B\u00eale, b\u00eale, petite ch\u00e8vre\u00a0\u00bb survolt\u00e9 ! La bande a bien pr\u00e9par\u00e9 son concert, cela se voit et s&rsquo;entend. Les versions des chansons, y compris les nouvelles compositions, sont r\u00e9gl\u00e9es au millim\u00e8tre, et subliment litt\u00e9ralement les originales. C&rsquo;est que le groupe n\u00e9cessite d&rsquo;\u00eatre vu &#8211; v\u00e9cu ! &#8211; dans la vraie vie pour sentir toute l&rsquo;\u00e9nergie et la sinc\u00e9rit\u00e9 qu&rsquo;il transmet depuis quarante ans. Est-ce \u00e0 dire qu&rsquo;<em>Emile Jacotey Resurrection \u2013 Live<\/em> est au-dessus de son analogue studio ? Osons l&rsquo;affirmer. <br \/><br \/> Les Decamps, p\u00e8re et fils, sont en grande forme et particuli\u00e8rement en voix. Vecteur essentiel des \u00e9motions port\u00e9es par ses contes et l\u00e9gendes, Christian est plus expressif que jamais, m\u00ealant emphase, humour et po\u00e9sie \u00e0 son inimitable mani\u00e8re. Il faudrait \u00eatre inhumain comme une multinationale ou insensible comme un politicien v\u00e9reux (pl\u00e9onasme ?), pour ne pas \u00eatre \u00e9mu par son interpr\u00e9tation de \u00ab\u00a0Sur la trace des f\u00e9es\u00a0\u00bb ou touch\u00e9 au c\u0153ur par l&rsquo;\u00e9mouvant \u00ab\u00a0Ode \u00e0 \u00c9mile\u00a0\u00bb. Autour du P\u00e8re, Hassan Hadji et Thierry Sidhoum ont du mal \u00e0 tenir en place et gigotent autant que faire se peut sur la sc\u00e8ne du chapiteau, tous deux mis en valeur par un mixage au poil, \u0153uvre du batteur Beno\u00eet Cazzulini. Les quatre chansons du rappel font le grand \u00e9cart entre plusieurs d\u00e9cennies avec d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 les r\u00e9cents \u00ab\u00a0Tueuse \u00e0 gages\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0A l&rsquo;ombre des pictogrammes\u00a0\u00bb et de l&rsquo;autre \u00ab\u00a0Fils de lumi\u00e8re\u00a0\u00bb et une version dramatis\u00e9e et explosive de l&rsquo;instrumental \u00ab\u00a0La col\u00e8re de Dieux\u00a0\u00bb qui cl\u00f4t le concert en un crescendo temp\u00e9tueux. Le public est\u2026 aux anges. <br \/><br \/> Cette heure trois quarts de plaisir <em>live<\/em> fait regretter de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent \u00e0 l&rsquo;hom\u00e9rique comm\u00e9moration. Certes, tout indispensable, professionnel et bien ficel\u00e9 qu&rsquo;il est, ce DVD ne retranscrit qu&rsquo;une partie de ce que d\u00e9gage Ange sur sc\u00e8ne. Mais faute de mieux, on se contentera de le repasser en boucle tout en convoquant les souvenirs pr\u00e9cieux que nous ont laiss\u00e9s les spectacles ang\u00e9liques. Apr\u00e8s une telle repr\u00e9sentation, on a envie de dire : que la vari\u00e9t\u00e9 parisienne surm\u00e9diatis\u00e9e et les rockeurs du dimanche propres sur eux passent leur chemin, car le rock paysan de chez nous est bien vivant !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le petit village de Saint Bresson en Haute-Sa\u00f4ne a connu les 7 et 8 juin&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":7246,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[126,24,36,40],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7245"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7245"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7245\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7246"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7245"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7245"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7245"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}