{"id":7235,"date":"2015-08-31T00:00:00","date_gmt":"2015-08-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7235"},"modified":"2015-08-31T00:00:00","modified_gmt":"2015-08-30T22:00:00","slug":"7235","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/08\/31\/7235\/","title":{"rendered":"Between The Buried And Me &#8211; Coma Ecliptic"},"content":{"rendered":"\n<p>D\u00e9j\u00e0 plus de dix ans d\u2019activit\u00e9 au compteur pour le tr\u00e8s rod\u00e9 combo am\u00e9ricain Between The Buried And Me. Plus vari\u00e9 et moins acad\u00e9mique qu\u2019un Dream Theater, le quintet donne \u00e0 entendre des choses qui brossent dans le sens du poil le metal, les variations jazz, l\u2019op\u00e9ra ou encore le <em>death<\/em> couleur <em>grind<\/em>. Bref, un m\u00e9lange extravagant et assez savant dans l\u2019interpr\u00e9tation. L\u2019\u00e9volution du groupe est int\u00e9ressante \u00e0 suivre en tant que telle car l\u2019ensemble se mue de fa\u00e7on de plus en plus palpable en b\u00eate progressive se plaisant \u00e0 encha\u00eener ruptures de tempo et mises en sc\u00e8ne. On en ferait presque un concurrent brutal du g\u00e9ant susmentionn\u00e9. A cet \u00e9gard, \u00ab\u00a0Turn on the darkness\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Option Oblivion\u00a0\u00bb sont structurellement similaires \u00e0 une pi\u00e8ce de DT ou Transatlantic jusque dans quelques <em>soli<\/em> bien tiss\u00e9s. <br \/><br \/> Cet album fait avant tout les yeux doux aux amateurs de metal donc, car sa carrosserie riff\u00e9e sillonne les routes emprunt\u00e9es par Voivod (\u00ab\u00a0The Coma Machine\u00a0\u00bb), Manilla Road ou Annihilator (le <em>tapping<\/em> de Famine Wolf\u00a0\u00bb se m\u00ealant aux d\u00e9lires op\u00e9ratiques). Pour couronner le tout, quelques fac\u00e9ties \u00e9lectroniques et synth\u00e9tiques sont mises en exergue pour l\u2019occasion (r\u00e9miniscence de Tangerine Dream sur \u00ab\u00a0Dim Ignition\u00a0\u00bb). La production puissante lie les titres sans rupture comme un voyage trapu et souvent hargneux. Il en ressort tout de m\u00eame une ouverture appuy\u00e9e vers les m\u00e9lodies, notamment gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9gularit\u00e9 des m\u00e9lop\u00e9es piano.  Une prouesse : tout y est digeste l\u00e0 o\u00f9 certains concurrents orient\u00e9s djent ou death jazz (Trepalium) ont un abord plus difficile. \u00ab\u00a0The Ectopic Stroll\u00a0\u00bb, sans doute le morceau le plus \u00e9pileptique de l\u2019album, fait par exemple penser \u00e0 Haken, surtout sur la fin. La gamme vocale de Tommy Giles Rogers est dans ce cadre un r\u00e9gal, tant\u00f4t tr\u00e8s ang\u00e9lique (le d\u00e9but de \u00ab\u00a0King Redeem\u00a0\u00bb), tant\u00f4t hardcore, tant\u00f4t op\u00e9rette foutraque. <br \/><br \/> Difficile de faire des reproches \u00e0 ce monolithe, d\u2019ailleurs, ne tergiversons pas car <em>Coma Ecliptic<\/em> est une r\u00e9ussite sur beaucoup de plans : la production, les compositions, la pochette Grey\u2019s Anatomy au pays de Breaking Bad, l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9. Certains morceaux sont certes moins int\u00e9ressants (\u00ab\u00a0Memory Place\u00a0\u00bb semble tout droit sorti du petit manuel de progressif illustr\u00e9\u2026) et les allergiques aux voix <em>growl<\/em> devront passer leur chemin. Mais on ne peut qu\u2019applaudir des deux mains et taper des deux pieds devant un tel travail d\u2019orf\u00e8vre qui \u00e9clipse \u2013 c\u2019est le cas de le dire &#8211; celui de beaucoup d\u2019autres. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9j\u00e0 plus de dix ans d\u2019activit\u00e9 au compteur pour le tr\u00e8s rod\u00e9 combo am\u00e9ricain Between&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7236,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[63,76,33,39,38,36],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7235"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7235"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7235\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7236"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7235"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7235"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7235"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}