{"id":7215,"date":"2015-08-13T00:00:00","date_gmt":"2015-08-12T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7215"},"modified":"2015-08-13T00:00:00","modified_gmt":"2015-08-12T22:00:00","slug":"7215","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/08\/13\/7215\/","title":{"rendered":"Goblin Rebirth &#8211; Goblin Rebirth"},"content":{"rendered":"\n<p>Quand on \u00e9voque Goblin, on pense \u00e0 Dario Argento, \u00e0 George A. Romero. On revoit Suspiria, Les frissons de l&rsquo;angoisse, on revoit Zombie, on revoit tout le cin\u00e9ma d&rsquo;horreur transalpin des ann\u00e9es soixante-dix et les bandes originales inqui\u00e9tantes qui l&rsquo;accompagnent si parfaitement. Dans l&rsquo;esprit de l&rsquo;amateur de s\u00e9ries B ou du progueux un tant soit peu averti, le groupe italien se limite g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 \u00e7a. Ce n&rsquo;est pas faute pourtant d&rsquo;avoir tent\u00e9 d&rsquo;exister en dehors de ses succ\u00e8s cin\u00e9matographiques m\u00e9rit\u00e9s, mais sans grande r\u00e9ussite. Apr\u00e8s avoir vivot\u00e9 dans les ann\u00e9es quatre-vingt-dix et deux mille, il s&rsquo;est finalement scind\u00e9 en deux entit\u00e9s. L&rsquo;une, gardant son nom d&rsquo;origine, et l&rsquo;autre, renomm\u00e9e Goblin Rebirth. Hasard du calendrier, elles sortent respectivement en 2015 <em>Four of A Kind<\/em> et un disque \u00e9ponyme. C&rsquo;est de ce dernier dont il est question ici. <br \/><br \/> \u00ab\u00a0L&rsquo;esprit Goblin\u00a0\u00bb, ce sont des ambiances sombres, presque gothiques, des climats inconfortables, fa\u00e7on <em>seventies<\/em>: ch\u0153urs, voix diaphanes, mellotron et autres claviers <em>vintage<\/em>, grandiloquence et bien s\u00fbr, une forte dimension cin\u00e9matographique. Tr\u00e8s marqu\u00e9es \u00e0 la fois par le rock progressif de l&rsquo;\u00e9poque et l&rsquo;av\u00e8nement populaire de la musique \u00e9lectronique, les compositions de Goblin Rebirth ont cette couleur inimitable li\u00e9e au cin\u00e9ma bis. Et c&rsquo;est l\u00e0 toute la substance de cet album, qui raconte la naissance d&rsquo;une cr\u00e9ature monstrueuse d\u00e9nomm\u00e9e X. Le groupe ne se contente pas de faire du surplace et de recycler ce qui a fait son succ\u00e8s : il actualise au mieux sa formule avec une pointe de modernit\u00e9 dans la production et la palette sonore. On remarquera ainsi quelques penchants ostensibles pour les grosses guitares et le psych\u00e9d\u00e9lisme. \u00ab\u00a0Evil In The Machine\u00a0\u00bb, son rythme martial et son chant au <em>vocoder<\/em>, par exemple, lorgne du c\u00f4t\u00e9 du rock industriel. Quant \u00e0 la plus grande partie de l&rsquo;album, de \u00ab\u00a0Requiem for X\u00a0\u00bb et ses nappes d&rsquo;orgue jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poustouflant final \u00ab\u00a0Rebirth\u00a0\u00bb, il tient haut l&rsquo;\u00e9tendard d&rsquo;une musique qui, si elle n&rsquo;en a pas la singularit\u00e9, n&rsquo;est pas loin de rivaliser en intensit\u00e9 avec les plus c\u00e9l\u00e8bres bandes originales de films d&rsquo;angoisse comme <em>Tubular Bells<\/em>.<br \/><br \/> D&rsquo;aucuns se demandent peut-\u00eatre aujourd&rsquo;hui quel est le Goblin le plus authentique ? Cette question est nulle et non avenue, car chacune \u00e0 sa mani\u00e8re, les deux formations perp\u00e9tuent l&rsquo;h\u00e9ritage musical de ce qui fut l&rsquo;un des grands groupes de prog italien des ann\u00e9es soixante-dix. Goblin Rebirth fait sa part du travail avec foi et engagement. Alors deux pour le prix d&rsquo;un, pourquoi se priver ?<br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand on \u00e9voque Goblin, on pense \u00e0 Dario Argento, \u00e0 George A. Romero. 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