{"id":7165,"date":"2015-05-20T00:00:00","date_gmt":"2015-05-19T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7165"},"modified":"2015-05-20T00:00:00","modified_gmt":"2015-05-19T22:00:00","slug":"7165","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/05\/20\/7165\/","title":{"rendered":"The Tangent &#8211; A Spark In The Aether"},"content":{"rendered":"\n<p>Retour du fastueux Andy Tillison et son entit\u00e9 toute puissante, The Tangent, qui d\u00e9sormais d\u00e9ploie son \u0153uvre avec la r\u00e9gularit\u00e9 d\u2019un ma\u00eetre horloger. C\u2019est d\u2019ailleurs bien de temps dont il s\u2019agit ici tant la musique du prolixe compositeur et clavi\u00e9riste traverse les \u00e9poques et \u00e9voque \u00e0 chaque instant les grandes heures de Pink Floyd (\u00ab\u00a0Codpieces and Cake\u00a0\u00bb, o\u00f9 les ondes de \u00ab\u00a0Echoes\u00a0\u00bb se muent en Tangerine Dream) ou le Marillion d\u2019origine (le sautillant titre introductif). Jeu d\u2019orf\u00e8vre et de miroirs, le nouvel album de The Tangent op\u00e8re tel un voyagiste progressif qui, libre de tout clich\u00e9 et sans prises de t\u00eate, sait cr\u00e9er la surprise. <br \/><br \/> L\u2019auteur d\u00e9finit lui-m\u00eame son travail comme un retour aux sources. Loin des explorations orchestrales et concepts polyphoniques du pr\u00e9c\u00e9dent <a href=\"component\/k2\/item\/14606?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Sacre du Travail<\/em><\/a>, l\u2019ensemble se recentre sur la quintessence de la formation progressive \u00e0 cinq membres. L\u2019affirmation est d\u2019ailleurs soulign\u00e9e par le sous-titre de l\u2019album, <em>The Music That Died Alone 2<\/em>, faisant \u00e9cho \u00e0 son <a href=\"component\/k2\/item\/186?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\">album paru en 2003<\/a>. L\u2019homme sait s\u2019entourer d\u2019immuables pour les accents m\u00e9lodiques -Theo Travis, comp\u00e8re de Steven Wilson au saxophone et \u00e0 la fl\u00fbte &#8211; ou les \u00e9l\u00e9ments structurants &#8211; Jonas Reingold, la basse des Flower Kings, glissante ou m\u00e9tronomique au choix. Le chant (qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 le point le plus fort) se veut plus discret mais, tr\u00e8s fun dans les textes, fait souvent la place nette \u00e0 une instrumentation qui d\u00e9borde sur le jazz (\u00ab\u00a0Clearing the Attic\u00a0\u00bb, \u00e0 renfort de bois). Cette notion d\u2019\u00e9ternit\u00e9 de la musique progressive, Andy Tillison est l\u2019un de ceux qui l\u2019exprime le mieux, que ce soit \u00e0 travers ses grilles d\u2019accords ou ses parall\u00e8les appuy\u00e9s (\u00ab\u00a0Aftereugene\u00a0\u00bb, instrumental rococo r\u00e9f\u00e9rence au floydien \u00ab\u00a0Careful With That Axe Eugene\u00a0\u00bb). <br \/><br \/> On saute \u00e0 pieds joints dans ce qui pourrait appara\u00eetre comme l\u2019inverse d\u2019une fontaine de jouvence et qui pourtant fait un bien fou. Le rajeunissement dans le classicisme est finalement ici une forme de miracle. La longue pi\u00e8ce de vingt minutes \u00ab\u00a0The Celluloid Road\u00a0\u00bb en est l&rsquo;illustration. En son c\u0153ur, on passe en quelques minutes de l\u2019esprit <em>soul<\/em> des Crusaders \u00e0 Chris Rea puis Santana puis Yes. Andy y case m\u00eame un Isaac Hayes potache qui scande le nom du groupe comme s\u2019il \u00e9tait une s\u00e9rie <em>vintage<\/em>. On ressort de cette \u00e9coute active transport\u00e9 par des louvoiements qui sont pourtant d\u2019une compr\u00e9hensibilit\u00e9 d\u00e9sarmante. Le plus beau des paris, ici r\u00e9ussi, pour une musique complexe ! <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Retour du fastueux Andy Tillison et son entit\u00e9 toute puissante, The Tangent, qui d\u00e9sormais d\u00e9ploie&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7166,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[33,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7165"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7165"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7165\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7166"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7165"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7165"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7165"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}