{"id":7155,"date":"2015-05-10T00:00:00","date_gmt":"2015-05-09T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7155"},"modified":"2015-05-10T00:00:00","modified_gmt":"2015-05-09T22:00:00","slug":"7155","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/05\/10\/7155\/","title":{"rendered":"La Coscienza di Zeno &#8211; La notte anche di giorno"},"content":{"rendered":"\n<p>Il est parfois difficile d&rsquo;assumer l&rsquo;h\u00e9ritage musical de son pays. L&rsquo;Italie est r\u00e9put\u00e9e pour sa vari\u00e9toche bon march\u00e9, mais on sait moins qu&rsquo;elle a abrit\u00e9 un  \u00c2ge d&rsquo;Or du progressif dans les ann\u00e9es soixante-dix. Aujourd\u2019hui, certains groupes transalpins semblent avoir du mal \u00e0 se d\u00e9faire de leurs a\u00een\u00e9s (encore actifs, parfois) et ne pas reproduire \u00e0 l&rsquo;infini les vieilles recettes, ne pas r\u00e9chauffer \u00e9ternellement un plat qui s&rsquo;est consid\u00e9rablement affadi au fil des d\u00e9cennies. La Coscienza di Zeno a pris le parti de revendiquer ce legs, d&rsquo;en retirer la substantifique moelle, tout en prenant ce qu&rsquo;il y a \u00e0 prendre dans son \u00e9poque. Le pr\u00e9c\u00e9dent et second album <a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/14894-sensitivit%C3%A0\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Sensitivit\u00e0<\/em><\/a> posait d\u00e9j\u00e0 ces bases ; celui-ci emprunte la m\u00eame voie. <br \/><br \/> De ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs illustres, le groupe a gard\u00e9 le go\u00fbt des belles m\u00e9lodies, du chant tr\u00e8s emphatique, des passages instrumentaux \u00e9piques, et applique une \u00ab\u00a0charte sonore\u00a0\u00bb qui privil\u00e9gie les claviers <em>vintage<\/em>. Mais \u00e0 la diff\u00e9rence de beaucoup de ses compatriotes l\u00e9thargiques, La Coscienza di Zeno sort souvent de ses gonds, n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 envoyer du bois et \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer le tempo. Il n&rsquo;est pas question non plus de provoquer une surcharge cognitive avec un disque interminable, l&rsquo;un des pires travers du genre. Malgr\u00e9 le format CD, les deux suites qui composent cet album sont con\u00e7ues pour occuper chaque face d&rsquo;un trente-trois tours : \u00ab\u00a0Giovane figlia\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0jeune fille\u00a0\u00bb) et \u00ab\u00a0Madre antica\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0vieille m\u00e8re\u00a0\u00bb) totalisent donc trois quarts d&rsquo;heure en tout et pour tout. Le retour en gr\u00e2ce du vinyle a d&rsquo;heureux effets collat\u00e9raux, dirait-on.<br \/><br \/> L&rsquo;une des forces de ce disque, ce sont les lignes de chant limpides et parfaitement ma\u00eetris\u00e9es d&rsquo;Alessio Calandriello, m\u00e9lodiquement tr\u00e8s accessibles \u2013 \u00ab\u00a0\u00e0 l&rsquo;italienne\u00a0\u00bb, est-on tent\u00e9 de dire &#8211;  et log\u00e9es dans un \u00e9crin instrumental qui accueille par moments une fl\u00fbte et des cordes (violon et violoncelle). \u00ab\u00a0Giovane figlia\u00a0\u00bb se conclut sur le magnifique \u00ab\u00a0Lenta discesa all&rsquo;Averno\u00a0\u00bb, o\u00f9 Simona Angioloni reprend en fran\u00e7ais une partie du traditionnel \u00ab\u00a0La Blanche Biche\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Madre antica\u00a0\u00bb est peut-\u00eatre un peu plus typ\u00e9 <em>retro-prog<\/em>, mais reste suffisamment contrast\u00e9 pour faire de <em>La notte anche di giorno<\/em> un album captivant, sans temps morts, \u00e0 qui on redonne volontiers un tour ou deux dans la foul\u00e9e du premier.<br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est parfois difficile d&rsquo;assumer l&rsquo;h\u00e9ritage musical de son pays. 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