{"id":7149,"date":"2015-05-03T00:00:00","date_gmt":"2015-05-02T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7149"},"modified":"2015-05-03T00:00:00","modified_gmt":"2015-05-02T22:00:00","slug":"7149","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/05\/03\/7149\/","title":{"rendered":"Klone &#8211; Here Comes the Sun"},"content":{"rendered":"\n<p>Le voil\u00e0 ! Le tant attendu ! Le tant esp\u00e9r\u00e9 ! Celui qui nous aura fait fantasmer ! L\u2019album de la cons\u00e9cration ! Et oui, cela fait un bout de temps que l\u2019on \u00e9coute Klone chez Chromatique et si depuis leur premier virage sur <a href=\"component\/k2\/item\/13412?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>All Seeing Eye<\/em><\/a> le groupe avait montr\u00e9 son unicit\u00e9 et son identit\u00e9 propre, on attendait le truc suppl\u00e9mentaire, le petit plus qui fait passer d\u2019un bon groupe \u00e0 un groupe exceptionnel. Si l\u2019on avait entraper\u00e7u la grandeur de Klone \u00e0 la sortie du tr\u00e8s prog <em>The Eye of Needle<\/em>, les Poitevins avaient cependant favoris\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 des riffs sur leur album suivant <a href=\"component\/k2\/item\/14079?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>The Dreamer\u2019s Hideway<\/em><\/a>. C\u2019\u00e9tait donc enjou\u00e9s mais un peu d\u00e9\u00e7us que l\u2019on avait re\u00e7u cette avant dernier album. Mais l\u2019espoir n\u2019\u00e9tait pas tout \u00e0 fait retomb\u00e9 puisque derni\u00e8rement sur Facebook, le groupe communiquait l\u2019\u00e9criture de nouveaux morceaux, plus atmosph\u00e9riques. Et c\u2019est effectivement ce que Klone nous a r\u00e9serv\u00e9 pour ce <em>Here Comes the Sun<\/em>. Un album tout en subtilit\u00e9s, ambiances et atmosph\u00e8res ! <br \/><br \/> Il pourra sembler \u00e9trange aux amateurs de metal et des premi\u00e8res heures de Klone de tomber sur cet ovni qui prend son auditoire \u00e0 complet contrepied : fini les riffs agressifs, fini les rythmes acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s et les morceaux frontaux \u00e0 la \u00ab\u00a0Rocket Smoke\u00a0\u00bb. Ici, on est d\u00e9finitivement dans le territoire de l\u2019atmosph\u00e9rique. Et si l\u2019adjectif a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 \u00e0 trois reprises jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, ce n\u2019est pas pour rien. L\u2019ouverture de l\u2019album sur \u00ab\u00a0Immersion\u00a0\u00bb nous plonge dans cet esp\u00e8ce de lever de soleil en sepia, un peu sombre, un peu triste, de l\u2019artwork de l\u2019album. Mais si la teinte donn\u00e9e \u00e0 l\u2019album est radicalement diff\u00e9rente de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, il faut tout de m\u00eame noter que la patte, l\u2019identit\u00e9 de Klone, elle, est intacte. Ainsi on reconnait d\u00e8s les premi\u00e8res notes le timbre irrempla\u00e7able de Yann Ligner et d\u00e8s les premiers battements la fantastique section rythmique de Jean-Etienne Maillard \u00e0 la basse et de Florent Marcadet \u00e0 la batterie. Les grosses guitares se mettent en place, avec cette dualit\u00e9 \u00e0 laquelle le groupe nous a habitu\u00e9 : une rythmique lourde, un lead envol\u00e9 plein de <em>reverb<\/em> et de <em>delay<\/em> pour relever le tout, et enfin, cerise sur le g\u00e2teau, les saxophones et ambiances de Matthieu Metzger. L\u2019ouverture s\u2019embrase dans une coda finissant de qualifier compl\u00e8tement cet album : beau, sombre, a\u00e9rien. Si \u00ab\u00a0Immersion\u00a0\u00bb est important, c\u2019est qu\u2019il repr\u00e9sente \u00e0 merveille la synergie du groupe. Car c\u2019est bien de cel\u00e0 qu\u2019il s\u2019agit : une unit\u00e9 entre tous les musiciens qui donne un tout solide, fort et d\u2019une coh\u00e9rence sans pareil.<br \/><br \/> Le tableau est complet, l\u2019ouverture de l\u2019album pass\u00e9e, le groupe passe de bonne surprise en bonne surprise. On se surprend alors \u00e0 voir un hommage extr\u00eamement r\u00e9ussi \u00e0 Police sur \u00ab\u00a0Gone up in Flames\u00a0\u00bb. On se met \u00e0 l\u2019<em>air-drumming<\/em> sur la seconde moiti\u00e9 de \u00ab\u00a0The Drifter\u00a0\u00bb et \u00e0 l\u2019air-guitar sur les riffs lourds de \u00ab\u00a0Grim Dance\u00a0\u00bb. Dans l\u2019ensemble, tout se joue sur les petites subtilit\u00e9s, les petits d\u00e9tails qui fourmillent et qui enrichissent la musique. On note en particulier une pr\u00e9sence un peu plus importante des saxophones qui renforcent encore ce c\u00f4t\u00e9 polyvalent du groupe. L\u2019album se termine sur un \u00ab\u00a0The Last Experience\u00a0\u00bb final aux sonorit\u00e9s proches d\u2019un Gojira : lent et lourd. Le rendu de la production, bien plus naturel que sur les albums pr\u00e9c\u00e9dents (le groupe avoue lui-m\u00eame un enregistrement \u00ab\u00a0bio \u00e9lev\u00e9 au grain\u00a0\u00bb &#8211; comprendre \u00e0 l\u2019ancienne sans bidouilles num\u00e9riques), donne un coup de pouce indispensable au dynamisme de l\u2019album qui, il faut l\u2019avouer, joue aux montagnes russes entre passages tr\u00e8s calmes et moments plus \u00e9nerv\u00e9s. \u00ab\u00a0Fog\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0The Last Experience\u00a0\u00bb sont d\u2019excellents exemples de ce jeu entre ambiances. <br \/><br \/> De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, ce qui ressort de cet album, c\u2019est un virage risqu\u00e9 mais pleinement r\u00e9ussi. En choisissant de conserver le c\u00f4t\u00e9 sombre qui a donn\u00e9 une identit\u00e9 \u00e0 leur musique, tout en d\u00e9rivant vers une musique plus pos\u00e9e, moins charg\u00e9e, le groupe montre qu\u2019il sait sortir des carcans du m\u00e9tal pour aller vers une musique plus exploratoire. Plus exploratoire certes, la musique de Klone se cherche peut-\u00eatre encore un peu, mais en tout cas il est ind\u00e9niable que <em>Here Comes the Sun<\/em> montre une fois de plus le talent des Poitevins et leur capacit\u00e9 \u00e0 faire des m\u00e9langes et \u00e0 puiser dans des inspirations vari\u00e9es pour cr\u00e9er une musique riche. <em>Here Comes the Sun<\/em> les place au-dessus de ce que l\u2019on fait de mieux en mati\u00e8re de progressif \u00e0 base de metal en France. Tr\u00e8s loin au dessus.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le voil\u00e0 ! Le tant attendu ! Le tant esp\u00e9r\u00e9 ! 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