{"id":7147,"date":"2015-04-29T00:00:00","date_gmt":"2015-04-28T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7147"},"modified":"2015-04-29T00:00:00","modified_gmt":"2015-04-28T22:00:00","slug":"7147","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/04\/29\/7147\/","title":{"rendered":"Leprous &#8211; The Congregation"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019arriv\u00e9e du nouveau Leprous a cr\u00e9\u00e9 une sorte de saine excitation \u00e0 la r\u00e9daction. Il faut dire que le travail des Norv\u00e9giens nous a tous \u00e9lectris\u00e9s au plus haut point : du jazzeux le plus puriste jusqu\u2019au fan de death-m\u00e9tal atmosph\u00e9rique, chacun a pu reconna\u00eetre un peu de lui dans les pr\u00e9c\u00e9dentes \u0153uvres du quintuor. Le hard-rocker peroxyd\u00e9 toujours coinc\u00e9 sur Sunset Boulevard pouvait m\u00eame y glaner \u00e7\u00e0 et l\u00e0 tel accent m\u00e9lodique et emphatique ou synth\u00e9tiseur d\u00e9suet. Disons-le tout net, Leprous, c\u2019est un peu la r\u00e9v\u00e9lation de ces derni\u00e8res ann\u00e9es en termes de progressif. Cela sonne comme l\u2019extrait poncif du communiqu\u00e9 de presse mais ce n\u2019est pas vraiment faux. <br \/><br \/> Fait nouveau, l\u2019album qui nous occupe a principalement \u00e9t\u00e9 compos\u00e9 sur ordinateur par la t\u00eate pensante, clavi\u00e9riste et chanteur Einar Solberg. Autant dire que lorsque la troupe est arriv\u00e9e en studio pour les prises, la messe \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 dite. Alors messe noire ou radieuse ? Malgr\u00e9 une pochette zoologique macabre, on retrouve finalement un peu de lumi\u00e8re apr\u00e8s le g\u00e9nial mais accablant et presque aride <em>Coal<\/em>. Les hymnes se font moins d\u00e9pressives, presque entra\u00eenantes parfois (le d\u00e9but de \u00ab\u00a0Rewind\u00a0\u00bb, car ensuite cela devient nettement plus hargneux, \u00ab\u00a0Down\u00a0\u00bb <em>mid-tempo<\/em> paradoxalement pas si d\u00e9prim\u00e9). Le clavier enfonce bien souvent le clou de l\u2019\u00e9lectronique  ce qui donne \u00e0 l\u2019ensemble un relief nouveau m\u00eame si les textures avaient toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s pr\u00e9sentes. On retrouve ces petites touches sur \u00ab\u00a0Red\u00a0\u00bb et sa basse synth\u00e9tique ou le commencement de \u00ab\u00a0The Flood\u00a0\u00bb, comme si Reznor faisait du Tears for Fears. Muse nous l\u2019a d\u00e9j\u00e0 expliqu\u00e9 dans sa construction m\u00eame : \u00eatre post-moderne c\u2019est ma\u00eetriser l\u2019art des m\u00e9langes. <br \/><br \/> Mais il est vrai que l\u2019on est aussi en terrain connu. Le chant puissant, les choeurs christiques, les hachures \u00e9lectriques ou les lancinantes mont\u00e9es en puissance n\u2019ont ici rien d\u2019in\u00e9dit pour qui a l\u2019heur de conna\u00eetre le groupe. Malgr\u00e9 sa pouss\u00e9e \u00e9motionnelle, le r\u00e9ussi \u00ab\u00a0Slave\u00a0\u00bb ne rivalise pas avec \u00ab\u00a0The Show Must Go On\u00a0\u00bb, dont il partage l\u2019esprit. \u00ab\u00a0Moon\u00a0\u00bb vient lorgner chez Anathema mais on pr\u00e9f\u00e8re les enveloppes des Anglais. On dit souvent que l\u2019exercice difficile est celui du second album. Ici, car nous avons affaire \u00e0 de jeunes g\u00e9nies, ce sera en fait le quatri\u00e8me. Tout est int\u00e9ressant, rien n\u2019est repoussant mais l\u2019effet de surprise pass\u00e9, il est plus difficile d\u2019identifier les originalit\u00e9s et la puissance qu\u2019exaltaient les d\u00e9buts (\u00ab\u00a0The Price\u00a0\u00bb, attendu, \u00ab\u00a0Triumphant\u00a0\u00bb, pas tellement justement). Sans doute rest\u00e9s tr\u00e8s longtemps sur les routes (c\u2019est tout le mal qu\u2019on peut leur souhaiter), ils ont voulu (peut-\u00eatre) trop vite y retourner, un nouvel argument de vente \u00e0 la cl\u00e9. On leur pardonne bien volontiers et on les incite \u00e0 faire quelque chose de peut-\u00eatre plus collectif la prochaine fois ? <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019arriv\u00e9e du nouveau Leprous a cr\u00e9\u00e9 une sorte de saine excitation \u00e0 la r\u00e9daction. 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