{"id":7143,"date":"2015-04-26T00:00:00","date_gmt":"2015-04-25T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7143"},"modified":"2015-04-26T00:00:00","modified_gmt":"2015-04-25T22:00:00","slug":"7143","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/04\/26\/7143\/","title":{"rendered":"Soft Machine &#8211; Switzerland 1974"},"content":{"rendered":"\n<p>On pensait conna\u00eetre la chanson. Encore un nouveau <em>live<\/em> de Soft Machine chez Cuneiform Records\u2026 Mais m\u00eame s\u2019il est vrai que les sorties de qualit\u00e9 discutable se succ\u00e8dent en nombre sur le c\u00e9l\u00e8bre label am\u00e9ricain, il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un concert d\u2019anthologie t\u00e9moignant de cette formation unique de 1974 qui inclua le formidable guitariste Allan Holdsworth. Ajoutons \u00e0 cela une captation audio et vid\u00e9o d\u2019une tr\u00e8s bonne qualit\u00e9 au coeur du Montreux Jazz Festival, ainsi qu\u2019un r\u00e9pertoire majoritairement tir\u00e9 du r\u00e9cent <em>Bundles<\/em>, et cet album devient d\u00e9finitivement tr\u00e8s int\u00e9ressant!.<br \/><br \/> 1974: Apr\u00e8s une vie fort tourment\u00e9e, la machine molle se pose bien loin des extravagances psych\u00e9d\u00e9liques de Daevid Allen ou Robert Wyatt, proposant une musique se faisant toujours plus instrumentale et allant jusqu\u2019\u00e0 lorgner vers un jazz-rock pointilleux mais accessible. Cette \u00e9ni\u00e8me formation du groupe (qui en a connu autant que d\u2019albums) comprenait \u00e0 l\u2019\u00e9poque le survivant Mike Ratledge et les talentueux Karl Jenkins, Roy Babbington et John Marshall. Mais c\u2019est le guitariste surdou\u00e9 Allan Holdsworth qui retient surtout l\u2019attention, avec son jeu ultra-rapide et m\u00e9lodieux, et qui apporte un \u00e9quilibre au sein du quintette gr\u00e2ce \u00e0 ses contributions fleuves qui insufflent un air frais, puissant et l\u00e9ger.<br \/><br \/> Le concert s\u2019ouvre sur la longue pi\u00e8ce \u00ab\u00a0Hazard Profile\u00a0\u00bb qui constitue le morceau introductif de choix par excellence avec son riff efficace. Le ton est donn\u00e9, et il s\u2019agit bien l\u00e0 de jazz-rock au premier degr\u00e9 de l\u2019appellation. Puis les morceaux s\u2019enchainent facilement, ponctu\u00e9s par des improvisations \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat variable, formant une oeuvre compacte et homog\u00e8ne. Bien que le r\u00e9pertoire reprenne dans l\u2019ordre la quasi-int\u00e9gralit\u00e9 du dernier opus, on se laisse pourtant entrainer sans r\u00e9sistance, et les moments forts que sont \u00ab\u00a0Bundles\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Peff\u00a0\u00bb nous font oublier les quelques longueurs des chorus. Enfin, achevant de nous s\u00e9duire, le rappel propose quelques morceaux tir\u00e9s de <em>Sixth<\/em> et <em>Seven<\/em>.<br \/><br \/> C\u00f4t\u00e9 musiciens, Karl Jenkins est sans surprise tr\u00e8s pr\u00e9sent avec son hautbois. Roy Babbington se distingue par un solo aux couleurs changeantes, passant de la douceur jazz en son clair \u00e0 l\u2019\u00e9nergie rock en son satur\u00e9, saluant ainsi l\u2019h\u00e9ritage laiss\u00e9 par son illustre pr\u00e9decesseur Hugh Hopper. John Marshall et sa frappe puissante propose un jeu simple se distinguant par des percussions exotiques. Enfin Mike Ratledge reste trop discret et ne laisse planer aucun doute quant \u00e0 son d\u00e9part imminent. Car malgr\u00e9 leurs qualit\u00e9s instrumentales ind\u00e9niables, on sent poindre les limites du quintette malgr\u00e9 l\u2019apport du nouveau guitariste, limites approch\u00e9es depuis les quatre derniers albums.<br \/><br \/> C\u2019est donc sans surprise qu\u2019apr\u00e8s les deux derni\u00e8res formations qui verront le jour par la suite, Soft Machine rendra l\u2019\u00e2me en 1981 apr\u00e8s l\u2019insipide <em>Land of Cockayne<\/em>. La restauration du son et de l\u2019image permet ainsi \u00e0 ce concert mythique de demeurer le plus beau t\u00e9moignage d\u2019un groupe \u00e9talon du jazz-rock \u00e0 l\u2019anglaise, compos\u00e9 de musiciens en phase avec leur art. Conclusion : ce document demeure indispensable \u00e0 tout fan m\u00eame occasionnel.<\/p>\r\n\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkh\u00eastra<\/a>.<\/em><\/p>\n<p>On pensait conna\u00eetre la chanson. Encore un nouveau <em>live<\/em> de Soft Machine chez Cuneiform Records\u2026 Mais m\u00eame s\u2019il est vrai que les sorties de qualit\u00e9 discutable se succ\u00e8dent en nombre sur le c\u00e9l\u00e8bre label am\u00e9ricain, il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un concert d\u2019anthologie t\u00e9moignant de cette formation unique de 1974 qui inclua le formidable guitariste Allan Holdsworth. Ajoutons \u00e0 cela une captation audio et vid\u00e9o d\u2019une tr\u00e8s bonne qualit\u00e9 au coeur du Montreux Jazz Festival, ainsi qu\u2019un r\u00e9pertoire majoritairement tir\u00e9 du r\u00e9cent <em>Bundles<\/em>, et cet album devient d\u00e9finitivement tr\u00e8s int\u00e9ressant!.<br \/><br \/> 1974: Apr\u00e8s une vie fort tourment\u00e9e, la machine molle se pose bien loin des extravagances psych\u00e9d\u00e9liques de Daevid Allen ou Robert Wyatt, proposant une musique se faisant toujours plus instrumentale et allant jusqu\u2019\u00e0 lorgner vers un jazz-rock pointilleux mais accessible. Cette \u00e9ni\u00e8me formation du groupe (qui en a connu autant que d\u2019albums) comprenait \u00e0 l\u2019\u00e9poque le survivant Mike Ratledge et les talentueux Karl Jenkins, Roy Babbington et John Marshall. Mais c\u2019est le guitariste surdou\u00e9 Allan Holdsworth qui retient surtout l\u2019attention, avec son jeu ultra-rapide et m\u00e9lodieux, et qui apporte un \u00e9quilibre au sein du quintette gr\u00e2ce \u00e0 ses contributions fleuves qui insufflent un air frais, puissant et l\u00e9ger.<br \/><br \/> Le concert s\u2019ouvre sur la longue pi\u00e8ce \u00ab\u00a0Hazard Profile\u00a0\u00bb qui constitue le morceau introductif de choix par excellence avec son riff efficace. Le ton est donn\u00e9, et il s\u2019agit bien l\u00e0 de jazz-rock au premier degr\u00e9 de l\u2019appellation. Puis les morceaux s\u2019enchainent facilement, ponctu\u00e9s par des improvisations \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat variable, formant une oeuvre compacte et homog\u00e8ne. Bien que le r\u00e9pertoire reprenne dans l\u2019ordre la quasi-int\u00e9gralit\u00e9 du dernier opus, on se laisse pourtant entrainer sans r\u00e9sistance, et les moments forts que sont \u00ab\u00a0Bundles\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Peff\u00a0\u00bb nous font oublier les quelques longueurs des chorus. Enfin, achevant de nous s\u00e9duire, le rappel propose quelques morceaux tir\u00e9s de <em>Sixth<\/em> et <em>Seven<\/em>.<br \/><br \/> C\u00f4t\u00e9 musiciens, Karl Jenkins est sans surprise tr\u00e8s pr\u00e9sent avec son hautbois. Roy Babbington se distingue par un solo aux couleurs changeantes, passant de la douceur jazz en son clair \u00e0 l\u2019\u00e9nergie rock en son satur\u00e9, saluant ainsi l\u2019h\u00e9ritage laiss\u00e9 par son illustre pr\u00e9decesseur Hugh Hopper. John Marshall et sa frappe puissante propose un jeu simple se distinguant par des percussions exotiques. Enfin Mike Ratledge reste trop discret et ne laisse planer aucun doute quant \u00e0 son d\u00e9part imminent. Car malgr\u00e9 leurs qualit\u00e9s instrumentales ind\u00e9niables, on sent poindre les limites du quintette malgr\u00e9 l\u2019apport du nouveau guitariste, limites approch\u00e9es depuis les quatre derniers albums.<br \/><br \/> C\u2019est donc sans surprise qu\u2019apr\u00e8s les deux derni\u00e8res formations qui verront le jour par la suite, Soft Machine rendra l\u2019\u00e2me en 1981 apr\u00e8s l\u2019insipide <em>Land of Cockayne<\/em>. La restauration du son et de l\u2019image permet ainsi \u00e0 ce concert mythique de demeurer le plus beau t\u00e9moignage d\u2019un groupe \u00e9talon du jazz-rock \u00e0 l\u2019anglaise, compos\u00e9 de musiciens en phase avec leur art. Conclusion : ce document demeure indispensable \u00e0 tout fan m\u00eame occasionnel.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkh\u00eastra<\/a>.<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On pensait conna\u00eetre la chanson. 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