{"id":7137,"date":"2015-04-20T00:00:00","date_gmt":"2015-04-19T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7137"},"modified":"2015-04-20T00:00:00","modified_gmt":"2015-04-19T22:00:00","slug":"7137","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/04\/20\/7137\/","title":{"rendered":"Gavin Harrison &#8211; Cheating The Polygraph"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019aventure de Gavin Harrison arrive au moment m\u00eame de l\u2019annonce du hiatus de Porcupine Tree par son principal instigateur, Steven Wilson. En effet, il n\u2019est pas s\u00fbr que nous ayons des nouvelles de sit\u00f4t du groupe, le g\u00e9nie britannique pr\u00e9f\u00e9rant se focaliser (avec brio, certes) sur sa croisi\u00e8re en solitaire. Le talentueux batteur nous avait quant \u00e0 lui d\u00e9j\u00e0 \u00e9bloui avec des batifolages comme son association avec 05Ric ou lorsqu\u2019il a fi\u00e8rement rejoint les rangs du l\u00e9gendaire King Crimson  pour une tourn\u00e9e se soldant par le <em>Live At The Orpheum<\/em>. Diff\u00e9rentes apparitions plus tard (dont une avec The Tangent ou les prometteurs iamthemorning), le voici donc \u00e0 la t\u00eate d\u2019un concept pour le moins intriguant : reprendre des classiques du groupe qui l\u2019a fait conna\u00eetre en r\u00e9orchestrant le tout sous format big band. <br \/><br \/> Alors, redite futile ou innovation artistique ? Le moins que l\u2019on puisse dire est que les titres ont clairement subi un lifting non seulement dans la forme, dans l\u2019esprit, mais aussi la structure. Laurence Cottle (l\u2019acolyte bassiste) et Gavin Harrison ont en effet d\u00e9cid\u00e9 d\u2019offrir quelque chose de neuf et non pas de remplacer tel riff de guitare par telle ligne de saxophone ou de trompette. Si certains passages sont reconnaissables entre mille par leur force m\u00e9lodique (\u00ab\u00a0The pills I\u2019m taking\u00a0\u00bb, extrait de <em>Fear of a blank planet<\/em>, toujours m\u00eame si diff\u00e9remment fr\u00e9n\u00e9tique), le r\u00e9-arrangement rend la nature et la couleur des morceaux in\u00e9dites. \u00ab\u00a0Heartattack in a layby\u00a0\u00bb est m\u00e9connaissable et semble tout droit sorti de la bande originale d\u2019une s\u00e9rie polici\u00e8re des ann\u00e9es soixante, \u00e0 cent lieux de l\u2019introspection au piano que nous connaissons. Le fantastique \u00ab\u00a0Sound of Muzak\u00a0\u00bb est pass\u00e9 \u00e0 la moulinette jazz-cubaine, assembl\u00e9 avec \u00ab\u00a0So Called friend\u00a0\u00bb et au final d\u00e9structur\u00e9 sous la forme d\u2019un <em>mash-up<\/em> d\u00e9lirant et fougueux. C\u2019est d\u2019ailleurs le cas de plusieurs titres de l\u2019album pour lesquels deux compositions sont articul\u00e9es en une seule comme l\u2019accouchement n\u00e9 d\u2019une copulation improbable. Il faut rendre hommage \u00e0 la force des cuivres (l\u2019\u00e9l\u00e9ment saillant du disque, parfois plus que la batterie elle-m\u00eame comme sur \u00ab\u00a0The start of something beautiful\u00a0\u00bb). Les priorit\u00e9s aussi s\u2019inversent : la colonne vert\u00e9brale en forme de basse du  \u00ab\u00a0Hatesong\u00a0\u00bb original se mue ici en moelle \u00e9pini\u00e8re faite de xylophone ou de bois. <br \/><br \/> Moins fou que Frank Zappa, plus familier que la musique de Justin Hurwitz pour <em>Whiplash<\/em>, <em>Cheating the polygraph<\/em> apporte d\u00e9finitivement quelque chose de nouveau et diff\u00e9rent au regard des titres d\u2019origine. L\u2019album n\u2019est ni un pamphlet racoleur ni une audace de tous les instants, mais sans doute un \u00e9quilibre entre les deux comme lorsque Dave Grusin revisitait <em>West Side Story<\/em>. Un exercice de style sympathique un peu sessioniste mais diablement bien chor\u00e9graphi\u00e9 et qui permet au passage au label KScope d\u2019\u00e9largir ses gammes. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019aventure de Gavin Harrison arrive au moment m\u00eame de l\u2019annonce du hiatus de Porcupine Tree&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":7138,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[33,38,54],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7137"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7137"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7137\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7138"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7137"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7137"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7137"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}