{"id":7117,"date":"2015-11-15T00:00:00","date_gmt":"2015-11-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7117"},"modified":"2015-11-15T00:00:00","modified_gmt":"2015-11-14T22:00:00","slug":"7117","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/11\/15\/7117\/","title":{"rendered":"Shining &#8211; International Blackjazz Society"},"content":{"rendered":"\n<p>Le groupe norv\u00e9gien Shining qui avait d\u00e9but\u00e9 dans le jazz exp\u00e9rimental il y a quinze ans continue de s\u2019imposer petit \u00e0 petit dans le paysage du metal. Au fil des albums, les Norv\u00e9giens avaient peu \u00e0 peu incorpor\u00e9 le metal jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il devienne l\u2019ingr\u00e9dient essentiel de leur musique. Cette inclusion progressive a permis de rendre la musique plus accessible. Avec <a href=\"chroniques\/item\/14739-one-one-one\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>One One One<\/em><\/a> (2013), il semblait pourtant que le groupe avait atteint les limites du <em>blackjazz<\/em>, genre qu\u2019ils avaient cr\u00e9\u00e9 eux m\u00eames avec l\u2019<a href=\"component\/k2\/item\/2905?ItemId=12\">album \u00e9ponyme<\/a> sorti en 2011. <em>One One One<\/em> \u00e9tait en effet plus rapide, plus agressif, plus direct tout en gardant une certaine complexit\u00e9, mais il \u00e9tait difficile pour Shining de continuer dans une veine encore plus m\u00e9tal qu\u2019il ne l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 fait par le pass\u00e9.<br \/><br \/> Avec son titre, <em>International Blackjazz Society<\/em>, montre d\u00e9j\u00e0 qu\u2019il continuera \u00e0 marcher dans les pas de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs et la premi\u00e8re piste de l\u2019album, un d\u00e9luge de saxophone tortur\u00e9 et de rythmiques tourment\u00e9s, prouve clairement qu\u2019il \u00e9volue dans le m\u00eame territoire. Le deuxi\u00e8me titre, cependant, se d\u00e9marque par un rythme plus lent et la pr\u00e9sence d\u2019une guitare <em>surf rock<\/em>, quelque chose de nouveau pour le groupe. Il donne le ton d\u2019<em>International Blackjazz Society<\/em> : un album dans la lign\u00e9e de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs qui innove toutefois \u00e0 la marge. Le morceau instrumental \u00ab\u00a0House of Warship\u00a0\u00bb est un bon exemple de cette direction ; il s\u2019agit d\u2019un maelstrom chaotique sur lequel le saxophone de J\u00f8rgen Munkeby \u00e9voque King Crimson, John Coltrane ou John Zorn. Le morceau suivant, \u00ab\u00a0House of Control\u00a0\u00bb, est certainement le sommet de l\u2019album; sur un rythme lent, entre intimisme et \u00e9nergie, le groupe d\u00e9voile un surprenant versant \u00e9motionnel jamais encore aper\u00e7u chez les Scandinaves o\u00f9 les synth\u00e9tiseurs symphoniques apportent un sentiment m\u00e9lancolique. Le reste de l\u2019album est dans la continuit\u00e9 des pr\u00e9c\u00e9dents, avec une rythmique \u00e9crasante, des riffs agressifs et des m\u00e9lodies toujours accrocheuses. Le chant de Munkeby a gagn\u00e9 en diversit\u00e9 et se fait parfois plus sensible pour trancher avec le chant hurl\u00e9. La production est dense sans \u00eatre \u00e9touffante. En d\u00e9pit de ses qualit\u00e9s, <em>International Blackjazz Society<\/em> est un plaisir trop court; apr\u00e8s \u00e0 peine trente-huit minutes, la fin du disque arrive comme une d\u00e9ception. Mais c\u2019est peut \u00eatre le prix \u00e0 payer pour que les musiciens expriment ce sentiment d\u2019urgence qui irradie l\u2019album.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le groupe norv\u00e9gien Shining qui avait d\u00e9but\u00e9 dans le jazz exp\u00e9rimental il y a quinze&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":46,"featured_media":7118,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7117"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/46"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7117"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7117\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7118"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7117"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7117"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7117"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}