{"id":7061,"date":"2015-02-19T00:00:00","date_gmt":"2015-02-18T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7061"},"modified":"2015-02-19T00:00:00","modified_gmt":"2015-02-18T22:00:00","slug":"7061","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/02\/19\/7061\/","title":{"rendered":"Happy Family &#8211; Minimal Gods"},"content":{"rendered":"\n<p>Comment pouvions-nous imaginer le retour d\u2019un grand groupe de la sc\u00e8ne zeuhl japonaise dix-sept ann\u00e9es apr\u00e8s leur split et leur deuxi\u00e8me album <em>Toscco<\/em> en 1998 ? En effet, aussi improbable qu\u2019inattendu, Happy Family, v\u00e9t\u00e9ran de l\u2019underground progressif nippon, fait son grand retour avec <em>Minimal Gods<\/em>.<br \/><br \/> Des quatre membres d\u2019origine trois sont toujours pr\u00e9sents. Un nouveau bassiste accompagne guitare, claviers et batterie. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne ! La touche Happy Family a \u00e9volu\u00e9 m\u00eame si l\u2019on retrouve les m\u00eames p\u00e9rip\u00e9ties musicales. Le son a l\u00e9g\u00e8rement gliss\u00e9 vers quelque chose de plus acre et r\u00e2peux comme sur les \u00e9nerv\u00e9s \u00ab\u00a0Rodrigo\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Cat Riding On Roomba\u00a0\u00bb.<br \/><br \/> Dans le pass\u00e9, Happy Family avait cette propension \u00e0 administrer \u00e0 sa zeuhl une dose de fureur \u00e9pileptique, sans pour autant forcer sur la distorsion. Dans le contexte musical actuel, o\u00f9 en pr\u00e8s de vingt ans les ph\u00e9nom\u00e8nes de style ont \u00e9norm\u00e9ment mut\u00e9, il faut se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence : les morceaux de <em>Minimal Gods<\/em> ont quelque chose d\u2019anachronique \u00e0 rebours.<br \/><br \/> Le calibrage des morceaux semble moins audacieux qu\u2019auparavant, tourn\u00e9 vers une \u00e9trange d\u00e9licatesse rang\u00e9e, quelque peu souill\u00e9e par une guitare au son irritant, faussement en dehors des clous. Le c\u00f4t\u00e9 math-rock \u00e0 la Don Caballero assez pr\u00e9sent sur l\u2019ensemble du disque n\u2019excuse en rien cette utilisation malhabile de ce grincement permanent. Quelle faute de go\u00fbt !<br \/><br \/> M\u00eame si <em>Minimal Gods<\/em> s\u2019affiche comme une minime d\u00e9ception, Happy Family demeure n\u00e9anmoins un groupe int\u00e9ressant, au caract\u00e8re bien tremp\u00e9, tr\u00e8s japonais dans son approche et dans sa mani\u00e8re de cr\u00e9er des myriades de sonorit\u00e9s superpos\u00e9es. Attirant par sa singularit\u00e9, certes moins zeuhl, Happy Family cr\u00e9e un rock progressif moderne d\u2019avant-garde et instrumental tourn\u00e9 dor\u00e9navant vers une recherche rythmique pr\u00e9pond\u00e9rante, voire redondante, dans laquelle il se perd un peu \u2026<\/p>\r\n\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkh\u00eastra<\/a><\/em><a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">.<\/a><\/p>\n<p>Comment pouvions-nous imaginer le retour d\u2019un grand groupe de la sc\u00e8ne zeuhl japonaise dix-sept ann\u00e9es apr\u00e8s leur split et leur deuxi\u00e8me album <em>Toscco<\/em> en 1998 ? En effet, aussi improbable qu\u2019inattendu, Happy Family, v\u00e9t\u00e9ran de l\u2019underground progressif nippon, fait son grand retour avec <em>Minimal Gods<\/em>.<br \/><br \/> Des quatre membres d\u2019origine trois sont toujours pr\u00e9sents. Un nouveau bassiste accompagne guitare, claviers et batterie. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne ! La touche Happy Family a \u00e9volu\u00e9 m\u00eame si l\u2019on retrouve les m\u00eames p\u00e9rip\u00e9ties musicales. Le son a l\u00e9g\u00e8rement gliss\u00e9 vers quelque chose de plus acre et r\u00e2peux comme sur les \u00e9nerv\u00e9s \u00ab\u00a0Rodrigo\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Cat Riding On Roomba\u00a0\u00bb.<br \/><br \/> Dans le pass\u00e9, Happy Family avait cette propension \u00e0 administrer \u00e0 sa zeuhl une dose de fureur \u00e9pileptique, sans pour autant forcer sur la distorsion. Dans le contexte musical actuel, o\u00f9 en pr\u00e8s de vingt ans les ph\u00e9nom\u00e8nes de style ont \u00e9norm\u00e9ment mut\u00e9, il faut se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence : les morceaux de <em>Minimal Gods<\/em> ont quelque chose d\u2019anachronique \u00e0 rebours.<br \/><br \/> Le calibrage des morceaux semble moins audacieux qu\u2019auparavant, tourn\u00e9 vers une \u00e9trange d\u00e9licatesse rang\u00e9e, quelque peu souill\u00e9e par une guitare au son irritant, faussement en dehors des clous. Le c\u00f4t\u00e9 math-rock \u00e0 la Don Caballero assez pr\u00e9sent sur l\u2019ensemble du disque n\u2019excuse en rien cette utilisation malhabile de ce grincement permanent. Quelle faute de go\u00fbt !<br \/><br \/> M\u00eame si <em>Minimal Gods<\/em> s\u2019affiche comme une minime d\u00e9ception, Happy Family demeure n\u00e9anmoins un groupe int\u00e9ressant, au caract\u00e8re bien tremp\u00e9, tr\u00e8s japonais dans son approche et dans sa mani\u00e8re de cr\u00e9er des myriades de sonorit\u00e9s superpos\u00e9es. Attirant par sa singularit\u00e9, certes moins zeuhl, Happy Family cr\u00e9e un rock progressif moderne d\u2019avant-garde et instrumental tourn\u00e9 dor\u00e9navant vers une recherche rythmique pr\u00e9pond\u00e9rante, voire redondante, dans laquelle il se perd un peu \u2026<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkh\u00eastra<\/a><\/em><a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">.<\/a><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment pouvions-nous imaginer le retour d\u2019un grand groupe de la sc\u00e8ne zeuhl japonaise dix-sept ann\u00e9es&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":7062,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[53,38,42],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7061"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7061"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7061\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7062"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7061"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7061"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7061"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}