{"id":7039,"date":"2015-01-22T00:00:00","date_gmt":"2015-01-21T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7039"},"modified":"2015-01-22T00:00:00","modified_gmt":"2015-01-21T22:00:00","slug":"7039","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/01\/22\/7039\/","title":{"rendered":"Whyzdom &#8211; Symphony For A Hopeless God"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans metal symphonique, il y a \u00ab\u00a0metal\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0symphonique\u00a0\u00bb ! Pourquoi cette lapalissade ? <br \/> A l\u2019heure o\u00f9 pl\u00e9thore de formations dites de \u00ab\u00a0metal symphonique\u00a0\u00bb fleurissent en Europe principalement, apr\u00e8s les pr\u00e9curseurs venus du froid (Les premiers noms qui viennent \u00e0 l\u2019esprit sont Nightwish, Epica, Within Temptation, etc\u2026), il convient de pr\u00e9ciser ce qu\u2019on entend par symphonique. Tout est question d\u2019intelligence d\u2019\u00e9criture et de dosage des \u00e9l\u00e9ments, et c\u2019est l\u00e0 que \u00e7a se g\u00e2te ! <br \/> En effet, rajouter trois violons, deux ch\u0153urs et un trombone dans une composition m\u00e9tallique est \u00e0 la port\u00e9e de tout musicien ayant un minimum de connaissances harmoniques. A l\u2019inverse, la surench\u00e8re de pistes d\u2019instruments classiques ne suffit pas \u00e0 masquer la pauvret\u00e9 d\u2019\u00e9criture de certaines productions. Dans le nombre, bien peu sortent du lot. <br \/><br \/> Vynce Leff, principal compositeur et auteur de Whyzdom, fait partie de ceux qui, justement, se distinguent. <em>Symphony For A Hopeless God<\/em>, troisi\u00e8me album de la formation fran\u00e7aise ne souffre plus des quelques longueurs de ses deux pr\u00e9d\u00e9cesseurs : <a href=\"component\/k2\/item\/2288?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>From the Brink of Infinity<\/em><\/a>, (2009) et <a href=\"component\/k2\/item\/14259?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Blind ? <\/em><\/a>, (2012). <br \/> D\u00e8s les premi\u00e8res mesures, le \u00ab\u00a0truc\u00a0\u00bb s\u2019impose et l\u2019on se dit que l\u2019on a affaire ici \u00e0 une production majeure. Le \u00ab\u00a0truc\u00a0\u00bb, c\u2019est justement cette alliance intelligente de puissance m\u00e9tallique, avec une qualit\u00e9 de composition classique rare, nous y reviendrons. <br \/><br \/> Dans metal symphonique, il y a donc aussi \u00ab\u00a0metal\u00a0\u00bb et de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0, \u00e7a envoie sec ! Une section rythmique \u00e0 la fois lourde, pr\u00e9cise, agressive, tranchante. Des riffs imparables qui, immanquablement, font bouger la t\u00eate. Regis Morin et Vynce Leff aux guitares sont loin d\u2019\u00eatre des feignants, les <em>soli<\/em> s\u2019imposent naturellement, sans exc\u00e8s masturbatoires, avec \u00e9galement, de belles unissons. Xavier Corrientes, \u00e0 la basse, nous gratifie de quelques <em>soli<\/em> de m\u00eame facture. Nico Chaumeaux \u00e0 la batterie n\u2019est pas en reste, sachant passer du blast au lourd et rester discret dans les moments plus calmes. <br \/>Si bien qu\u2019on a presque envie d\u2019\u00e9couter cet album dans une version \u00e9pur\u00e9e et exclusivement m\u00e9tallique, rien que des guitares, basse et batterie, c\u2019est dire ! (Vynce, si tu nous lis\u2026).<br \/><br \/> C\u00f4t\u00e9 chant, Whyzdom semble enfin avoir trouv\u00e9 SA voix avec l\u2019arriv\u00e9e de Marie Rouyer en 2013. Quel organe ! Avec une tessiture claire et \u00e9tendue (tr\u00e8s) jusqu\u2019au lyrique, Marie n\u2019a rien \u00e0 envier \u00e0 Tarja Turunen ou \u00e0 Floor Jansen. Elle a sa place parmi les voix associ\u00e9es \u00e0 ce style musical. Les ch\u0153urs sont impressionnants, d\u00e8s le premier titre, sans toutefois phagocyter les autres instruments. <br \/><br \/> Concernant  l\u2019orchestration, de la fl\u00fbte l\u00e9g\u00e8re \u00e0 l\u2019orchestre massif, cuivres compris, en passant par les nappes de soutien discr\u00e8tes, l\u2019ensemble est intelligent et montre les capacit\u00e9s d\u2019\u00e9criture ind\u00e9niables de Vynce Leff. Il sait composer et doser. Marc Ruhlmann, aux claviers, n\u2019est pas en reste. Il sait \u00e9galement retranscrire les influences classiques, qui vont de la p\u00e9riode romantique \u00e0 la musique contemporaine. M\u00eame si la majeure partie des orchestrations seront enregistr\u00e9es sur la sc\u00e8ne, quel boulot ! Si bien qu\u2019on a presque envie d\u2019\u00e9couter cet album dans une version exclusivement classique pour en savourer toutes les subtilit\u00e9s, c\u2019est dire ! (Vynce, si tu nous lit\u2026). <br \/><br \/> Niveau production et mixage, on imagine ais\u00e9ment le casse-t\u00eate pour faire \u00ab\u00a0sonner\u00a0\u00bb toutes ces (innombrables) pistes pour obtenir un ensemble coh\u00e9rent o\u00f9 chaque instrument (et il y en a quelques uns !) tient sa place. On s\u2019incline. <br \/><br \/> Le tout fait de <em>Symphony For A Hopeless God<\/em>, un album frais et clair, \u00e0 la fois lourd, m\u00e9lodique (\u00ab\u00a0Let&rsquo;s Play With Fire\u00a0\u00bb, pour ne citer que lui, pourrait faire office de titre porteur), hargneux, et r\u00e9ellement symphonique, \u00e0 placer au m\u00eame niveau que les meilleures productions d\u2019Epica. <br \/>Probablement dans le top 5 des albums de cette cat\u00e9gorie pour 2015.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans metal symphonique, il y a \u00ab\u00a0metal\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0symphonique\u00a0\u00bb ! Pourquoi cette lapalissade ? 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