{"id":7017,"date":"2014-12-24T00:00:00","date_gmt":"2014-12-23T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7017"},"modified":"2014-12-24T00:00:00","modified_gmt":"2014-12-23T22:00:00","slug":"7017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/12\/24\/7017\/","title":{"rendered":"Kaipa &#8211; Sattyg"},"content":{"rendered":"\n<p>Deux ans seulement apr\u00e8s <em>Vittjar<\/em>, les quasi-fondateurs de l\u2019\u00e9cole retro-progressive Su\u00e9doise sont de retour avec <em>Sattyg<\/em> qui signifie tr\u00e8s humblement sottise. Alors, qu\u2019en est-il de ces sottises ? D\u00e8s l\u2019ouverture du disque, on comprend que l\u2019on a affaire \u00e0 une \u00e9vocation tr\u00e8s fid\u00e8le (et pas sotte du tout !) des compositions seventies dans la droite ligne de Genesis ou Yes, les parties de clavier <em>vintage<\/em> de Hand Lundin favorisant le voyage dans le temps. C\u2019est d\u2019ailleurs bien un judicieux m\u00e9lange des deux entit\u00e9s progressives polarisantes de l\u2019\u00e9poque que l\u2019on retrouve : l\u2019aspect folk (fl\u00fbte en main) du premier, le lyrisme et les envol\u00e9es vocales du second\u2026 et un peu l\u2019influence visuelle, si l\u2019on en croit la pochette du disque.<\/p>\r\n\n<p>Il faut dire que le groupe attaque tr\u00e8s fort avec les quinze minutes de \u00ab\u00a0A Map Of Your Secret World\u00a0\u00bb (avec Aleena Gibson qui y apporte sa touche f\u00e9minine). Il n\u2019en faut pas beaucoup plus pour \u00eatre convaincu. Le son, lui, demeure plus actuel, ce qui fait parfois peur pour ce type de musique, car on pr\u00e9f\u00e8re souvent la patine qui sied mieux \u00e0 la flamboyance et \u00e9vite de tomber dans le kitsch. Pourtant, ici, l\u2019exp\u00e9rience se d\u00e9roule sans accroc. Les sept titres d\u00e9livrent \u00e0 merveille ce bon \u00e9quilibre entre h\u00e9ritage et modernit\u00e9. Si vous \u00eates fan de l\u2019avant-dernier album, vous ne serez pas trop d\u00e9boussol\u00e9s, car on est ici dans une parfaite continuit\u00e9, avec un niveau de qualit\u00e9 sup\u00e9rieure. On ne peut d\u2019ailleurs s\u2019emp\u00eacher de penser \u00e0 la r\u00e9cente livraison path\u00e9tique de la bande \u00e0 Chris Squire et se dire qu\u2019on aurait attendu quelque chose de ce niveau. Il y a m\u00eame au sein de l\u2019\u0153uvre un lot de ruptures : l\u2019aspect un peu psych\u00e9 de \u00ab\u00a0Screwed-upness\u00a0\u00bb, un morceau en constante \u00e9volution entre guitares saccad\u00e9es et rythmiques syncop\u00e9es, des petites surprises celtiques du morceau-titre jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9pique final \u00ab\u00a0Sky Full Of Painters\u00a0\u00bb\u2026 Vingt ann\u00e9es de break auront finalement fait du bien \u00e0 cette entit\u00e9 qui peut aujourd\u2019hui, tel le ph\u00e9nix (ou le nisse ?), rena\u00eetre de ses cendres en toute majest\u00e9. C\u2019est Roine Stolte qui doit \u00eatre fier\u2026 ou jaloux, au choix !<\/p>\n<p>Deux ans seulement apr\u00e8s <em>Vittjar<\/em>, les quasi-fondateurs de l\u2019\u00e9cole retro-progressive Su\u00e9doise sont de retour avec <em>Sattyg<\/em> qui signifie tr\u00e8s humblement sottise. Alors, qu\u2019en est-il de ces sottises ? D\u00e8s l\u2019ouverture du disque, on comprend que l\u2019on a affaire \u00e0 une \u00e9vocation tr\u00e8s fid\u00e8le (et pas sotte du tout !) des compositions seventies dans la droite ligne de Genesis ou Yes, les parties de clavier <em>vintage<\/em> de Hand Lundin favorisant le voyage dans le temps. C\u2019est d\u2019ailleurs bien un judicieux m\u00e9lange des deux entit\u00e9s progressives polarisantes de l\u2019\u00e9poque que l\u2019on retrouve : l\u2019aspect folk (fl\u00fbte en main) du premier, le lyrisme et les envol\u00e9es vocales du second\u2026 et un peu l\u2019influence visuelle, si l\u2019on en croit la pochette du disque.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Il faut dire que le groupe attaque tr\u00e8s fort avec les quinze minutes de \u00ab\u00a0A Map Of Your Secret World\u00a0\u00bb (avec Aleena Gibson qui y apporte sa touche f\u00e9minine). Il n\u2019en faut pas beaucoup plus pour \u00eatre convaincu. Le son, lui, demeure plus actuel, ce qui fait parfois peur pour ce type de musique, car on pr\u00e9f\u00e8re souvent la patine qui sied mieux \u00e0 la flamboyance et \u00e9vite de tomber dans le kitsch. Pourtant, ici, l\u2019exp\u00e9rience se d\u00e9roule sans accroc. Les sept titres d\u00e9livrent \u00e0 merveille ce bon \u00e9quilibre entre h\u00e9ritage et modernit\u00e9. Si vous \u00eates fan de l\u2019avant-dernier album, vous ne serez pas trop d\u00e9boussol\u00e9s, car on est ici dans une parfaite continuit\u00e9, avec un niveau de qualit\u00e9 sup\u00e9rieure. On ne peut d\u2019ailleurs s\u2019emp\u00eacher de penser \u00e0 la r\u00e9cente livraison path\u00e9tique de la bande \u00e0 Chris Squire et se dire qu\u2019on aurait attendu quelque chose de ce niveau. 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