{"id":7005,"date":"2015-11-29T00:00:00","date_gmt":"2015-11-28T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7005"},"modified":"2015-11-29T00:00:00","modified_gmt":"2015-11-28T22:00:00","slug":"7005","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/11\/29\/7005\/","title":{"rendered":"Ossicles &#8211; Music For Wastelands"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00d4 joie : les cousins norv\u00e9giens, \u00e9paul\u00e9s au saxophone par Erlend Furuset Jenssen, reviennent  pour un second disque ! Ils y perfectionnent leur art de l\u2019assemblage des genres, l\u2019imbrication d\u2019univers \u00e0 priori incompatibles. De plus, hormis dans la pr\u00e9cision des compositions et l\u2019\u00e9l\u00e9gance des sons, exit l\u2019influence pr\u00e9\u00e9minente de Steven Wilson : ils lib\u00e8rent leurs esprits imaginatifs sans toutefois oublier l\u2019origine de ce qui les inspire.<br \/><br \/> On aborde les choses par un morceau pop \/ rock, \u00ab\u00a0Halways Homes\u00a0\u00bb : m\u00e9lodies nostalgiques, chant toujours autant absorbant, batterie m\u00e9tronomique et accords plaqu\u00e9s. \u00ab\u00a0Familly Tree\u00a0\u00bb est du m\u00eame tonneau, en plus folk et truculent. \u00ab\u00a0Dark Room\u00a0\u00bb, de m\u00eame que \u00ab\u00a0Tectonic\u00a0\u00bb, plus acoustique, suivent et flirtent de pr\u00e8s avec le style Canterbury : piano limpide, sax fantasque, timbres de voix entre Sinclair et Wyatt. \u00ab\u00a0Will It Last\u00a0\u00bb, nonchalant et chaloup\u00e9, nous emporte sur les terres d\u2019un <em>smooth jazz<\/em> \u00e0 la Mickael Franks. Viennent ensuite des titres modernes et atypiques, tels que le survolt\u00e9 \u00ab\u00a0Exit Wound\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Goodnight Ghosts\u00a0\u00bb, grin\u00e7ant et bizarro\u00efde, et \u00ab\u00a0In The Stereo\u00a0\u00bb, avec sa d\u00e9bauche de boucles <em>speed<\/em> et de vocaux enchev\u00eatr\u00e9s. A l\u2019oppos\u00e9, quelques ritournelles \u00e9th\u00e9r\u00e9es et \u00e9tranges viennent calmer le jeu, tels \u00ab\u00a0Pale Summer Nails\u00a0\u00bb murmur\u00e9 par Karin Makiranta, tout en douceur et volupt\u00e9, \u00ab\u00a0The Red Heart\u00a0\u00bb, aux arp\u00e8ges de guitares acoustiques hypnotiques, \u00ab\u00a0Girl With The Glass Eye\u00a0\u00bb, qui rappelle les moments les  plus neurasth\u00e9niques de Steven Wilson, et \u00ab\u00a0Porcelain Doll\u00a0\u00bb, magnifique, avec des harmonies \u00e0 la Satie. \u00ab\u00a0Pandemonium\u00a0\u00bb repr\u00e9sente le titre fleuve, il d\u00e9boule comme une chanson tr\u00e8s rock et \u00e9gr\u00e8ne des plans jazz \/ rock \/ prog plus impr\u00e9visibles les uns que les autres. L\u2019album s\u2019ach\u00e8ve sur le calme \u00ab\u00a0Music For Wastelands\u00a0\u00bb, tiss\u00e9 par des nappes fantomatiques de mellotron\u2026<\/p>\r\n\n<p>A l\u2019\u00e9vidence, ces r\u00e9f\u00e9rences ne sont l\u00e0 que pour donner une tendance g\u00e9n\u00e9rale, le r\u00e9el contenu \u00e9tant \u00e0 la fois plus complexe et plus \u00e9labor\u00e9 que les descriptions qu\u2019il est possible d\u2019en faire. <em>Music For Wastelands<\/em>, disque \u00e0 la patte inimitable, se vit comme une exp\u00e9rience, un <em>trip<\/em> hors du temps, ou plut\u00f4t de tous les temps.<\/p>\n<p>\u00d4 joie : les cousins norv\u00e9giens, \u00e9paul\u00e9s au saxophone par Erlend Furuset Jenssen, reviennent  pour un second disque ! Ils y perfectionnent leur art de l\u2019assemblage des genres, l\u2019imbrication d\u2019univers \u00e0 priori incompatibles. De plus, hormis dans la pr\u00e9cision des compositions et l\u2019\u00e9l\u00e9gance des sons, exit l\u2019influence pr\u00e9\u00e9minente de Steven Wilson : ils lib\u00e8rent leurs esprits imaginatifs sans toutefois oublier l\u2019origine de ce qui les inspire.<br \/><br \/> On aborde les choses par un morceau pop \/ rock, \u00ab\u00a0Halways Homes\u00a0\u00bb : m\u00e9lodies nostalgiques, chant toujours autant absorbant, batterie m\u00e9tronomique et accords plaqu\u00e9s. \u00ab\u00a0Familly Tree\u00a0\u00bb est du m\u00eame tonneau, en plus folk et truculent. \u00ab\u00a0Dark Room\u00a0\u00bb, de m\u00eame que \u00ab\u00a0Tectonic\u00a0\u00bb, plus acoustique, suivent et flirtent de pr\u00e8s avec le style Canterbury : piano limpide, sax fantasque, timbres de voix entre Sinclair et Wyatt. \u00ab\u00a0Will It Last\u00a0\u00bb, nonchalant et chaloup\u00e9, nous emporte sur les terres d\u2019un <em>smooth jazz<\/em> \u00e0 la Mickael Franks. Viennent ensuite des titres modernes et atypiques, tels que le survolt\u00e9 \u00ab\u00a0Exit Wound\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Goodnight Ghosts\u00a0\u00bb, grin\u00e7ant et bizarro\u00efde, et \u00ab\u00a0In The Stereo\u00a0\u00bb, avec sa d\u00e9bauche de boucles <em>speed<\/em> et de vocaux enchev\u00eatr\u00e9s. A l\u2019oppos\u00e9, quelques ritournelles \u00e9th\u00e9r\u00e9es et \u00e9tranges viennent calmer le jeu, tels \u00ab\u00a0Pale Summer Nails\u00a0\u00bb murmur\u00e9 par Karin Makiranta, tout en douceur et volupt\u00e9, \u00ab\u00a0The Red Heart\u00a0\u00bb, aux arp\u00e8ges de guitares acoustiques hypnotiques, \u00ab\u00a0Girl With The Glass Eye\u00a0\u00bb, qui rappelle les moments les  plus neurasth\u00e9niques de Steven Wilson, et \u00ab\u00a0Porcelain Doll\u00a0\u00bb, magnifique, avec des harmonies \u00e0 la Satie. \u00ab\u00a0Pandemonium\u00a0\u00bb repr\u00e9sente le titre fleuve, il d\u00e9boule comme une chanson tr\u00e8s rock et \u00e9gr\u00e8ne des plans jazz \/ rock \/ prog plus impr\u00e9visibles les uns que les autres. L\u2019album s\u2019ach\u00e8ve sur le calme \u00ab\u00a0Music For Wastelands\u00a0\u00bb, tiss\u00e9 par des nappes fantomatiques de mellotron\u2026<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>A l\u2019\u00e9vidence, ces r\u00e9f\u00e9rences ne sont l\u00e0 que pour donner une tendance g\u00e9n\u00e9rale, le r\u00e9el contenu \u00e9tant \u00e0 la fois plus complexe et plus \u00e9labor\u00e9 que les descriptions qu\u2019il est possible d\u2019en faire. <em>Music For Wastelands<\/em>, disque \u00e0 la patte inimitable, se vit comme une exp\u00e9rience, un <em>trip<\/em> hors du temps, ou plut\u00f4t de tous les temps.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00d4 joie : les cousins norv\u00e9giens, \u00e9paul\u00e9s au saxophone par Erlend Furuset Jenssen, reviennent pour&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":48,"featured_media":7006,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[25,56,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7005"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/48"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7005"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7005\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7006"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7005"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7005"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7005"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}