{"id":7001,"date":"2015-12-02T00:00:00","date_gmt":"2015-12-01T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/7001"},"modified":"2015-12-02T00:00:00","modified_gmt":"2015-12-01T22:00:00","slug":"7001","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/12\/02\/7001\/","title":{"rendered":"Zeus! &#8211; Motomonotono"},"content":{"rendered":"\n<p>Pour des anc\u00eatres de Romains, aller chercher un nom de dieu grec n\u2019a pas d\u00fb \u00eatre chose facile. Les deux Italiens poilus et barbus de Zeus! se sont vraisemblablement crus tout droit sortis de la cuisse de Jupiter. Avec <em>Motomonotono<\/em>, troisi\u00e8me album du combo qui ne semble pas vouloir changer sa formule, il semblerait que l\u2019on tienne la clef de plusieurs paradoxes.<br \/><br \/> Par exemple, Zeus! pratique un rock burn\u00e9, si, si, vraiment burn\u00e9 \u2026 est-ce \u00e7a, le metal, comme ils disent ? L\u2019ambiance y est malsaine, voire d\u00e9rangeante parfois. On ne fait pas dans la dentelle de Burano par ici ni dans le verre de Murano, trop fragile ! L\u2019alliance de violence d\u00e9capante et de subtile musicalit\u00e9 brute cr\u00e9\u00e9e par Luca Cavina \u00e0 la basse et Paolo Mongardi \u00e0 la batterie fait  de <em>Motomonotono<\/em>, que l\u2019on pourrait traduire succinctement par \u00ab\u00a0mouvement monotone\u00a0\u00bb, un album ultra int\u00e9ressant et revigorant par cette saison froide.<br \/> Bas\u00e9 sur la symbiose entre les deux instruments rythmiques d\u2019un groupe lambda de musique actuelle, l\u2019accent est mis sur les r\u00e9volutions polyrythmiques, l\u2019agressivit\u00e9 des sons et l\u2019impulsivit\u00e9 des d\u00e9ferlements de notes. Un tel remplissage d\u2019espace \u00e0 deux sans retouches est assez ph\u00e9nom\u00e9nal. Pour la basse, la t\u00e2che est d\u2019autant plus difficile qu\u2019elle joue un double r\u00f4le gr\u00e2ce \u00e0 des effets surr\u00e9alistes d\u00e9clench\u00e9s aux pieds en temps r\u00e9el. Sur certains morceaux, de rares hurlements sont pouss\u00e9s en signe de cris de guerre.<\/p>\r\n\n<p><br \/> Parlons de math rock <em>noise<\/em> et non de metal, pour l\u2019\u0153uvre de ce groupe hallucinant, m\u00eame si on pense aux Su\u00e9dois de Meshuggah, sans les guitares parfois. <em>Motomonotono<\/em> est tout sauf monotone, bien au contraire. Zeus! ne laisse aucun r\u00e9pit \u00e0 l\u2019auditeur et m\u00eame dans les moments de rel\u00e2che, le tient en \u00e9veil et pleine \u00e9coute, comme sur le dernier et long morceau \u00ab\u00a0Phase Terminale\u00a0\u00bb. Cet album est une r\u00e9ussite et un v\u00e9ritable coup de c\u0153ur comme l\u2019avait \u00e9t\u00e9 <em>Zeus!<\/em> en 2010. Immanquable !<\/p>\n<p>Pour des anc\u00eatres de Romains, aller chercher un nom de dieu grec n\u2019a pas d\u00fb \u00eatre chose facile. Les deux Italiens poilus et barbus de Zeus! se sont vraisemblablement crus tout droit sortis de la cuisse de Jupiter. Avec <em>Motomonotono<\/em>, troisi\u00e8me album du combo qui ne semble pas vouloir changer sa formule, il semblerait que l\u2019on tienne la clef de plusieurs paradoxes.<br \/><br \/> Par exemple, Zeus! pratique un rock burn\u00e9, si, si, vraiment burn\u00e9 \u2026 est-ce \u00e7a, le metal, comme ils disent ? L\u2019ambiance y est malsaine, voire d\u00e9rangeante parfois. On ne fait pas dans la dentelle de Burano par ici ni dans le verre de Murano, trop fragile ! L\u2019alliance de violence d\u00e9capante et de subtile musicalit\u00e9 brute cr\u00e9\u00e9e par Luca Cavina \u00e0 la basse et Paolo Mongardi \u00e0 la batterie fait  de <em>Motomonotono<\/em>, que l\u2019on pourrait traduire succinctement par \u00ab\u00a0mouvement monotone\u00a0\u00bb, un album ultra int\u00e9ressant et revigorant par cette saison froide.<br \/> Bas\u00e9 sur la symbiose entre les deux instruments rythmiques d\u2019un groupe lambda de musique actuelle, l\u2019accent est mis sur les r\u00e9volutions polyrythmiques, l\u2019agressivit\u00e9 des sons et l\u2019impulsivit\u00e9 des d\u00e9ferlements de notes. Un tel remplissage d\u2019espace \u00e0 deux sans retouches est assez ph\u00e9nom\u00e9nal. Pour la basse, la t\u00e2che est d\u2019autant plus difficile qu\u2019elle joue un double r\u00f4le gr\u00e2ce \u00e0 des effets surr\u00e9alistes d\u00e9clench\u00e9s aux pieds en temps r\u00e9el. Sur certains morceaux, de rares hurlements sont pouss\u00e9s en signe de cris de guerre.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><br \/> Parlons de math rock <em>noise<\/em> et non de metal, pour l\u2019\u0153uvre de ce groupe hallucinant, m\u00eame si on pense aux Su\u00e9dois de Meshuggah, sans les guitares parfois. <em>Motomonotono<\/em> est tout sauf monotone, bien au contraire. Zeus! ne laisse aucun r\u00e9pit \u00e0 l\u2019auditeur et m\u00eame dans les moments de rel\u00e2che, le tient en \u00e9veil et pleine \u00e9coute, comme sur le dernier et long morceau \u00ab\u00a0Phase Terminale\u00a0\u00bb. Cet album est une r\u00e9ussite et un v\u00e9ritable coup de c\u0153ur comme l\u2019avait \u00e9t\u00e9 <em>Zeus!<\/em> en 2010. 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