{"id":6975,"date":"2014-11-11T00:00:00","date_gmt":"2014-11-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6975"},"modified":"2014-11-11T00:00:00","modified_gmt":"2014-11-10T22:00:00","slug":"6975","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/11\/11\/6975\/","title":{"rendered":"Iamthemorning &#8211; Belighted"},"content":{"rendered":"\n<p>Il y avait beaucoup d\u2019attente autour de ce troisi\u00e8me album studio d\u2019Iamthemorning. En bon agents de presse, les Russes n\u2019y sont pas all\u00e9s avec le dos de la cuill\u00e8re : album sign\u00e9 chez Kscope, en g\u00e9n\u00e9ral synonyme de gage de qualit\u00e9, enregistr\u00e9 qui plus est \u00e0 Londres \u00e0 l\u2019 Alchemea College of Audio Engineering, avec la participation de Gavin Harrison \u00e0 la batterie sur tout le disque, lui-m\u00eame mix\u00e9 par Marcel van Limbeek (Tori Amos). On passe tout de suite du Tatziki au caviar, l\u00e0. Alors oui, l\u2019auteur de ces lignes \u00e9tait impatient de d\u00e9couvrir enfin <em>Belighted<\/em>, troisi\u00e8me effort studio des Russes d\u2019Iamthemorning, formation r\u00e9duite aux deux personnes que sont Marjana Semkina et Gleb Kolyadin aid\u00e9es par multiples invit\u00e9s.<br \/><br \/> D\u00e8s les premi\u00e8res secondes, on se rend compte que ce n\u2019est pas un album dont on enl\u00e8ve l\u2019emballage cellophane comme un sauvage. Non, c\u2019est un peu comme un Ferrero Rocher. Il faut se laver les mains et prendre le temps de d\u00e9licatement et soigneusement l\u2019\u00f4ter, cet emballage. C\u2019est l\u00e0 une \u0153uvre charnelle, organique, au sein de laquelle le piano s\u2019av\u00e8re \u00eatre l\u2019instrument pr\u00e9dominant m\u00eame si parfois, guitare et basse ont respectivement droit de cit\u00e9 : \u00ab\u00a0The Howler\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a05\/4\u00a0\u00bb. La belle Marjana Semkina fait figure de jeune enchanteresse \u00e0 la voix charmeuse. Un profil similaire (musique ax\u00e9e piano et voix) rappelle deux grandes pr\u00eatresses des musiques progressives : Tori Amos et Kate Bush\u2026 et \u00e9galement Liselotte Hegt (Dial, Mme Kristoffer Gildenl\u00f6w \u00e0 la ville) dont la voix vient se poser d\u00e9licatement sur la musique d\u2019orf\u00e8vre cisel\u00e9e en grande partie par Gleb Kolyadin.     <br \/><br \/> Si la musique d\u2019Iamthemorning comporte autant de relief, c\u2019est en partie d\u00fb aux contributions des invit\u00e9s. Citons, une nouvelle fois, Gavin Harrison dont le degr\u00e9 de finesse a augment\u00e9 depuis Porcupine Tree et depuis sans doute son int\u00e9gration dans King Crimson. Si les titres de <em>Belighted<\/em> ne sont pas parmi les plus tordus de son r\u00e9pertoire studio, sa palette technique donne une autre couleur, bien plus attractive, \u00e0 des morceaux comme \u00ab\u00a0The Simple Story\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0K.O.S.\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a05\/4\u00a0\u00bb. A l\u2019inverse, l\u2019absence de batterie sur \u00ab\u00a0Crowded Corridors\u00a0\u00bb ne rend pas inaudible le titre du haut de ses huit minutes. L\u2019apport des cordes est \u00e9galement pr\u00e9pond\u00e9rant, notamment sur \u00ab\u00a0Gerda\u00a0\u00bb ou encore le g\u00e9nial \u00ab\u00a0Romance\u00a0\u00bb. <br \/><br \/> Il se d\u00e9gage de cet album un v\u00e9ritable puits de talent. Gleb Kolyadin est un virtuose du piano : cela s\u2019entend tout au long du disque et lors de certains <em>Intermissions<\/em> diss\u00e9min\u00e9s tout au long. Le bonhomme semble \u00eatre tr\u00e8s exigeant. Il suffit de voir le soin apport\u00e9 aux arrangements des sections cordes pour se rendre compte qu\u2019il a une vision bien pr\u00e9cise.<\/p>\r\n\n<p><br \/> Iamthemorning place la barre relativement haut avec ce troisi\u00e8me essai qui, jusqu\u2019ici, lui a semble-t-il valu des \u00e9loges de la part de la presse sp\u00e9cialis\u00e9e. Une de plus vient de se greffer au dossier de presse. Allez, mademoiselle, monsieur, rangez votre vodka. A l\u2019issue d\u2019une telle chronique, un seul mot \u00e0 dire : Champagne ! <br \/><br \/><\/p>\n<p>Il y avait beaucoup d\u2019attente autour de ce troisi\u00e8me album studio d\u2019Iamthemorning. En bon agents de presse, les Russes n\u2019y sont pas all\u00e9s avec le dos de la cuill\u00e8re : album sign\u00e9 chez Kscope, en g\u00e9n\u00e9ral synonyme de gage de qualit\u00e9, enregistr\u00e9 qui plus est \u00e0 Londres \u00e0 l\u2019 Alchemea College of Audio Engineering, avec la participation de Gavin Harrison \u00e0 la batterie sur tout le disque, lui-m\u00eame mix\u00e9 par Marcel van Limbeek (Tori Amos). On passe tout de suite du Tatziki au caviar, l\u00e0. Alors oui, l\u2019auteur de ces lignes \u00e9tait impatient de d\u00e9couvrir enfin <em>Belighted<\/em>, troisi\u00e8me effort studio des Russes d\u2019Iamthemorning, formation r\u00e9duite aux deux personnes que sont Marjana Semkina et Gleb Kolyadin aid\u00e9es par multiples invit\u00e9s.<br \/><br \/> D\u00e8s les premi\u00e8res secondes, on se rend compte que ce n\u2019est pas un album dont on enl\u00e8ve l\u2019emballage cellophane comme un sauvage. Non, c\u2019est un peu comme un Ferrero Rocher. Il faut se laver les mains et prendre le temps de d\u00e9licatement et soigneusement l\u2019\u00f4ter, cet emballage. C\u2019est l\u00e0 une \u0153uvre charnelle, organique, au sein de laquelle le piano s\u2019av\u00e8re \u00eatre l\u2019instrument pr\u00e9dominant m\u00eame si parfois, guitare et basse ont respectivement droit de cit\u00e9 : \u00ab\u00a0The Howler\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a05\/4\u00a0\u00bb. La belle Marjana Semkina fait figure de jeune enchanteresse \u00e0 la voix charmeuse. Un profil similaire (musique ax\u00e9e piano et voix) rappelle deux grandes pr\u00eatresses des musiques progressives : Tori Amos et Kate Bush\u2026 et \u00e9galement Liselotte Hegt (Dial, Mme Kristoffer Gildenl\u00f6w \u00e0 la ville) dont la voix vient se poser d\u00e9licatement sur la musique d\u2019orf\u00e8vre cisel\u00e9e en grande partie par Gleb Kolyadin.     <br \/><br \/> Si la musique d\u2019Iamthemorning comporte autant de relief, c\u2019est en partie d\u00fb aux contributions des invit\u00e9s. Citons, une nouvelle fois, Gavin Harrison dont le degr\u00e9 de finesse a augment\u00e9 depuis Porcupine Tree et depuis sans doute son int\u00e9gration dans King Crimson. Si les titres de <em>Belighted<\/em> ne sont pas parmi les plus tordus de son r\u00e9pertoire studio, sa palette technique donne une autre couleur, bien plus attractive, \u00e0 des morceaux comme \u00ab\u00a0The Simple Story\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0K.O.S.\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a05\/4\u00a0\u00bb. A l\u2019inverse, l\u2019absence de batterie sur \u00ab\u00a0Crowded Corridors\u00a0\u00bb ne rend pas inaudible le titre du haut de ses huit minutes. L\u2019apport des cordes est \u00e9galement pr\u00e9pond\u00e9rant, notamment sur \u00ab\u00a0Gerda\u00a0\u00bb ou encore le g\u00e9nial \u00ab\u00a0Romance\u00a0\u00bb. <br \/><br \/> Il se d\u00e9gage de cet album un v\u00e9ritable puits de talent. Gleb Kolyadin est un virtuose du piano : cela s\u2019entend tout au long du disque et lors de certains <em>Intermissions<\/em> diss\u00e9min\u00e9s tout au long. Le bonhomme semble \u00eatre tr\u00e8s exigeant. Il suffit de voir le soin apport\u00e9 aux arrangements des sections cordes pour se rendre compte qu\u2019il a une vision bien pr\u00e9cise.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><br \/> Iamthemorning place la barre relativement haut avec ce troisi\u00e8me essai qui, jusqu\u2019ici, lui a semble-t-il valu des \u00e9loges de la part de la presse sp\u00e9cialis\u00e9e. 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