{"id":6955,"date":"2014-10-23T00:00:00","date_gmt":"2014-10-22T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6955"},"modified":"2014-10-23T00:00:00","modified_gmt":"2014-10-22T22:00:00","slug":"6955","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/10\/23\/6955\/","title":{"rendered":"sleepmakeswaves &#8211; Love Of Cartography"},"content":{"rendered":"\n<p>Sleepmakeswaves avait fait son entr\u00e9e sur la sc\u00e8ne post-rock, de fa\u00e7on plut\u00f4t majestueuse il faut bien le dire, avec un <em><a href=\"chroniques\/item\/13519-and-so-we-destroyed-everything\">&#8230;and so we destroyed everything<\/a><\/em> r\u00e9ussi, suivi par un album de remixes int\u00e9ressant. Les Australiens remettent le couvert pour ce que l\u2019on pourrait qualifier de frange la plus accessible du post-rock, un canevas sonore construit autour de v\u00e9ritables m\u00e9lodies comme le prouve d\u2019entr\u00e9e le bien nomm\u00e9 \u00ab\u00a0Perfect Detonator\u00a0\u00bb. Pas de d\u00e9monstration bruitiste ou de d\u00e9ferlante trop exp\u00e9rimentale et herm\u00e9tique : Sleepmakeswaves est au contraire tr\u00e8s s\u00fbr de son potentiel  harmonique.<br \/><br \/> Totalement instrumental, cet amour de la cartographie place tout de m\u00eame les boussoles musicales qui font que l\u2019on ne s\u2019y perd pas trop. On pense parfois  \u00e0 The Pineapple Thief ou The Moon Seven Times (\u00ab\u00a0Traced In Constellations\u00a0\u00bb). Tous les morceaux vibrent de cette \u00e9nergie emphatique positive l\u00e0 o\u00f9 Mogwai sombre souvent dans la d\u00e9pression (de bon go\u00fbt, s\u2019entend). Et m\u00eame lorsque l\u2019atmosph\u00e8re se fait plus m\u00e9lancolique (\u00ab\u00a0A Little Spark\u00a0\u00bb ou le titre de cl\u00f4ture), on a envie d\u2019y croire, pas de pleurer. L\u2019autre chose qui distingue le groupe de ses coll\u00e8gues du genre est le fait qu\u2019il n\u2019y ins\u00e8re pas autant d\u2019\u00e9volutions au sein des morceaux c\u00f4t\u00e9 tempos et rythmiques : en lieu et place d\u2019une route sinueuse, le groupe attaque son propos d\u00e8s l\u2019ouverture. Cela n\u2019emp\u00eache pas le quatuor de varier les ambiances de titre \u00e0 titre comme le prouve tr\u00e8s vite l\u2019a\u00e9rien \u00ab\u00a0Emergent\u00a0\u00bb. A la t\u00eate du son : Alex Wilson, c\u00e9l\u00e8bre pour son travail avec Rage Against The Machine ou Pearl Jam, mais aussi tr\u00e8s investi dans les espoirs locaux et amis comme Karnivool. Difficile d\u2019imaginer meilleure enveloppe pour <em>The Love of Cartography<\/em> : des saturations \u00e0 la limite du spectre jusqu\u2019aux petits ajouts \u00e9lectroniques \u2013 bruitages et autres nappes \u2013 tout est parfaitement exprim\u00e9. C\u2019est ce son ou plut\u00f4t cette d\u00e9flagration positive qui donne aussi toute son identit\u00e9 \u00e0 Sleepmakeswaves, entre arp\u00e8ges cosmiques, rythmiques lourdes et pickings astucieux (\u00ab\u00a0How We Built The Ocean\u00a0\u00bb, probablement un des meilleurs titres du disque).<br \/><br \/> Alors bien entendu, il y a un pas franchi vers plus d\u2019accessibilit\u00e9 : \u00ab\u00a0Great Northern\u00a0\u00bb ne d\u00e9pareillerait pas sur un album de 30 seconds to Mars avec la voix de Jared Leto en grand propulseur d\u2019\u00e9nergie lumineuse. Doit-on s\u2019en plaindre ? Pas forc\u00e9ment lorsque les crescendos sont puissants et l\u2019incandescence aussi radieuse. Il est vrai que l\u2019on pourrait facilement imaginer une voix venant soutenir les efforts instrumentaux (c\u2019est flagrant sur le single \u00ab\u00a0Something Like Avalanches\u00a0\u00bb o\u00f9 l\u2019on per\u00e7oit ce qu\u2019aurait pu apporter un \u00e9l\u00e9ment plus organique). Mais c\u2019est un parti pris artistique qu\u2019il est difficile de reprocher en l\u2019occurrence. Comme chez les comp\u00e8res de God is An Astronaut, le rock se conjugue en mode stellaire et c\u2019est sans ciller que l\u2019on enfile sa combinaison pour suivre la supernova, une heure durant, en apesanteur.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sleepmakeswaves avait fait son entr\u00e9e sur la sc\u00e8ne post-rock, de fa\u00e7on plut\u00f4t majestueuse il faut&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":6956,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[49,46,102,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6955"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6955"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6955\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6956"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6955"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6955"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6955"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}