{"id":6949,"date":"2014-10-19T00:00:00","date_gmt":"2014-10-18T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6949"},"modified":"2014-10-19T00:00:00","modified_gmt":"2014-10-18T22:00:00","slug":"6949","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/10\/19\/6949\/","title":{"rendered":"Scott Radway &#8211; Heathens"},"content":{"rendered":"\n<p>Avec <a href=\"component\/artist_search\/?task=artist_content&amp;view=artistcontents&amp;artist=Now+Soon+Nowhere\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Now Soon Nowhere<\/a>, Scott Radway nous avait habitu\u00e9s \u00e0 un rock d\u00e9brid\u00e9, puisant aussi bien dans le jazz que dans le metal ou l\u2019ambient. En <a href=\"component\/k2\/item\/2372?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\">solo<\/a>, sa musique se faisait encore un brin plus exp\u00e9rimentale. Rien ne laissait donc supposer le changement de direction qui s\u2019est produit en 2012, lorsque l\u2019Am\u00e9ricain de Philadelphie s\u2019est tourn\u00e9 vers quelque chose de beaucoup plus accessible, un <em>art rock<\/em> nerveux \u00e0 la plastique franchement pop parfois. A <em>Former Ghosts<\/em>, son premier essai dans le domaine, succ\u00e8de aujourd\u2019hui <em>Heathens<\/em> et il faut reconna\u00eetre que le gars s\u2019y conna\u00eet pour, mine de rien, composer des titres \u00e0 la fois accessibles et n\u00e9anmoins sacr\u00e9ment chiad\u00e9s, un peu comme le faisait feu Kevin Gilbert, avec la m\u00eame touche typiquement am\u00e9ricaine et tout ce qu\u2019elle contient de heavy rock et de sonorit\u00e9s country. <br \/><br \/> Comme \u00e0 son habitude, Radway accomplit la plus grande partie du boulot de composition et d\u2019interpr\u00e9tation, mais n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 d\u00e9l\u00e9guer un peu pour tout ce qu\u2019il ne ma\u00eetrise pas : le saxo est tenu par Jon Radway (le frangin ?), Rich Banister s\u2019occupe de la basse la plupart du temps et Brett Kull (Echolyn) produit l\u2019ensemble tout en pla\u00e7ant quelques parties de guitare et autres voix, lesquelles font immanquablement penser \u00e0 son propre groupe. C\u2019est probablement une co\u00efncidence, mais une partie du disque \u00e9voque furieusement la signature sonore des Australiens de Midnight Oil de la premi\u00e8re \u00e9poque, ant\u00e9rieure \u00e0 <em>Diesel and Dust<\/em>. C\u2019est particuli\u00e8rement flagrant sur \u00ab\u00a0The Walls of Asylum\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Let It Go\u00a0\u00bb et carr\u00e9ment bluffant sur \u00ab\u00a0Lark and the Loon\u00a0\u00bb. Peut-\u00eatre cela vaudrait-il le coup d\u2019en toucher un mot \u00e0 Radway\u2026 Quoiqu\u2019il en soit des r\u00e9f\u00e9rences r\u00e9elles ou suppos\u00e9es qu\u2019on retrouve sur <em>Heathens<\/em>, il contient un bon paquet d\u2019harmonies vocales soign\u00e9es et de refrains calcul\u00e9s pour une accroche rapide, sans pour autant donner dans la facilit\u00e9 : l\u2019<em>americana<\/em> c\u00f4toie \u00e0 la fois les grosses guitares et les orchestrations soign\u00e9es de la pop, avec son lot de claviers <em>vintage<\/em> et de ch\u0153urs. On trouve m\u00eame des traces de reggae (\u00ab\u00a0Drop In The Ocean\u00a0\u00bb) et un final grandiloquent tout \u00e0 fait <em>classic prog<\/em> (sur \u00ab\u00a0Out of The Pan\u00a0\u00bb). <br \/><br \/> Tr\u00e8s impr\u00e9gn\u00e9 par la musique US, <em>Heathens<\/em> pourrait \u00eatre class\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de <em>Thud<\/em> du pr\u00e9c\u00e9demment cit\u00e9 Kevin Gilbert. Malgr\u00e9 ces influences dominantes, il n\u2019en est pas moins color\u00e9 et parfum\u00e9 comme un minestrone, nerveux et musqu\u00e9 comme un \u00e9talon, et peut facilement s\u2019\u00e9couter en boucle lors d\u2019une soir\u00e9e virile o\u00f9 quelques filles pas trop b\u00eacheuses \u2013 pour le c\u00f4t\u00e9 d\u00e9licat et subtil \u2013 seraient n\u00e9anmoins accept\u00e9es.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec Now Soon Nowhere, Scott Radway nous avait habitu\u00e9s \u00e0 un rock d\u00e9brid\u00e9, puisant aussi&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":6950,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[25,23,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6949"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6949"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6949\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6950"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6949"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6949"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6949"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}