{"id":6947,"date":"2014-10-14T00:00:00","date_gmt":"2014-10-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6947"},"modified":"2014-10-14T00:00:00","modified_gmt":"2014-10-13T22:00:00","slug":"6947","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/10\/14\/6947\/","title":{"rendered":"Dream Theater &#8211; Breaking The Fourth Wall &#8211; Live From The Boston Opera House"},"content":{"rendered":"\n<p>Un concert de Dream Theater, c\u2019est toujours un peu l\u2019auberge espagnole bond\u00e9e, bruyante et d\u00e9cor\u00e9e avec un go\u00fbt douteux\u2026 mais accueillante, au demeurant. Ce <em>Breaking The Fourth Wall<\/em> ne fait pas exception \u00e0 la r\u00e8gle, d\u2019autant qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 \u00e0 Boston, ville du prestigieux Berklee College of Music o\u00f9 le groupe fut fond\u00e9 par Petrucci, Myung et Portnoy (et accessoirement o\u00f9 Mangini occupa un poste d\u2019enseignant dans les ann\u00e9es deux mille). Les deux John jouent chez eux, et ils en ont profit\u00e9 pour mettre \u00e0 contribution les \u00e9tudiants admiratifs de leur ancien bahut. Il s\u2019agit donc d\u2019un spectacle un peu particulier, dont la sortie a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clin\u00e9e sur de nombreux supports : Blu-Ray, triple CD, Blu-Ray + triple CD, Double DVD, \u2026 la pr\u00e9sente chronique se base sur cette derni\u00e8re version. <br \/><br \/> Un petit film d\u2019animation un brin kitsch, qui nous fait voyager \u00e0 travers les pochettes d\u2019albums, introduit le <em>show<\/em> capt\u00e9 en mars 2014 au Boston Opera House. Pas de surprise pour l\u2019ouverture, c\u2019est \u00ab\u00a0The Enemy Inside\u00a0\u00bb qui s\u2019y colle, efficace <em>single officiel<\/em> du dernier album \u00e9ponyme. Le reste de la <em>playlist<\/em>, hormis les titres des trois derniers disques, r\u00e9serve par contre quelques surprises : \u00ab\u00a0Trial of Tears\u00a0\u00bb, tir\u00e9 de <a href=\"component\/k2\/item\/876?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Falling Into Infinity<\/em><\/a>, et surtout, une c\u00e9l\u00e9bration des vingt ans d\u2019<a href=\"component\/k2\/item\/884?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Awake<\/em><\/a>. Les Am\u00e9ricains se devaient de marquer le coup, et ils n\u2019y ont pas manqu\u00e9 : \u00ab\u00a0The Mirror\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Lie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Lifting Shadows of A Dream\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Space Dye Vest\u00a0\u00bb\u2026 on applaudit \u00e0 deux mains, mais\u2026 o\u00f9  se trouve donc LA trilogie incontournable \u00e9crite par Dream Theater, \u00ab\u00a0A Mind Beside Itself\u00a0\u00bb avec \u00ab\u00a0Erotomania\u00a0\u00bb\/\u00a0\u00bb\u00a0Voices\u00a0\u00bb\/ \u00ab\u00a0The Silent Man\u00a0\u00bb ? Peut-on d\u00e9cemment occulter cette pi\u00e8ce ma\u00eetresse dans un hommage \u00e0 l\u2019un des plus grands albums de prog metal  jamais compos\u00e9 ? Les derniers arriv\u00e9s n\u2019y verront sans doute que du feu, mais ceux qui ont \u00e9t\u00e9 initi\u00e9s \u00e0 la musique des Ma\u00eetres au d\u00e9but des <em>nineties<\/em> risquent de faire la moue\u2026 Ils trouveront peut-\u00eatre une compensation dans le rappel, avec quelques-uns des meilleurs moments de <em>Scenes From A Memory<\/em>, m\u00eame si, l\u00e0 encore, l\u2019absence de titres comme \u00ab\u00a0Home\u00a0\u00bb se fait cruellement sentir. Mais ne jouons pas les rabat-joie, et reconnaissons que Dream Theater a mis beaucoup de moyens  et de bonne volont\u00e9 dans cette production, m\u00eame si sa pertinence, si peu de temps apr\u00e8s la sortie de <em>Live at Luna Park<\/em>, pourrait par ailleurs \u00eatre d\u00e9battue. Les musiciens ont beau avoir vieilli, parfois chang\u00e9 physiquement \u2013 \u00e0 l\u2019image du barbu bodybuild\u00e9 qu\u2019est devenu Petrucci \u2013 ils restent intouchables. Quant aux d\u00e9ficiences pass\u00e9es de James Labrie, elles sont de l\u2019histoire ancienne; on sent qu\u2019il a s\u00e9rieusement pr\u00e9par\u00e9 ce <em>show<\/em> et reste tout \u00e0 fait \u00e0 l\u2019aise, m\u00eame sur les parties tr\u00e8s ardues d\u2019<em>Awake<\/em>. <br \/><br \/> Il n\u2019y a que peu de reproches \u00e0 faire \u00e0 ce film, qu\u2019il s\u2019agisse du point du vue sonore ou c\u00f4t\u00e9 images. Les prises de vue au plus pr\u00e8s des musiciens \u2013 et de leurs membres parfois : doigts, pieds, mains\u2026 &#8211; alternent avec des plans larges, en plong\u00e9e et contre-plong\u00e9e, le tout de mani\u00e8re assez dynamique sans \u00eatre \u00e9pileptique. Le son est aussi clair que massif, le mixage st\u00e9r\u00e9o \u00e9quilibr\u00e9, quoiqu\u2019il ne rende vraiment hommage ni \u00e0 l\u2019orchestre ni \u00e0 la chorale du Berklee College qui accompagne le quintette, except\u00e9 lorsque ce dernier ne joue pas ! Quoi qu\u2019il en soit, il faut au moins un <em>home cinema<\/em> digne de ce nom pour appr\u00e9cier pleinement la performance. On pourrait m\u00eame pousser le vice jusqu\u2019\u00e0 dire que tout cela est presque trop parfait\u2026 peut-\u00eatre pour masquer le perp\u00e9tuel c\u00f4t\u00e9 statique des prestations de Dream Theater ? Les clips qui illustrent le concert sur \u00e9cran g\u00e9ant sont-ils cens\u00e9s donner un peu le change, comme la pr\u00e9sence d\u2019un orchestre et d\u2019un ch\u0153ur ? On a la d\u00e9sagr\u00e9able impression qu\u2019il s\u2019agit d\u2019abord de soigner le d\u00e9corum et non d\u2019apporter une r\u00e9elle plus-value \u00e0 l\u2019ensemble, comme sur \u00ab\u00a0Illumination Theory\u00a0\u00bb, ce monstre un peu bancal de plus de vingt minutes, dont le final ultra-grandiloquent d\u00e9clenche une hyst\u00e9rie collective dans le public. Mais Dream Theater est au prog metal ce que Yes \u00e9tait au prog rock : un groupe un peu m\u00e9galo, qui flirte parfois avec le ridicule. La bande \u00e0 Anderson avait Wakeman et ses capes dor\u00e9es, Wakeman cern\u00e9 par ses instruments. Celle de Petrucci a Rudess et son clavier pivotant, Rudess et sa Zen Riffer Solo Axe. Et la batterie surdimensionn\u00e9e de Mike Mangini. Finalement, on a \u00e9vit\u00e9 les effets pyrotechniques et l\u2019arriv\u00e9e sur sc\u00e8ne de Petrucci par les airs\u2026 <br \/><br \/> On ne se fait gu\u00e8re de souci, les Am\u00e9ricains peuvent encore continuer ainsi une bonne d\u00e9cennie, et avec succ\u00e8s, gr\u00e2ce \u00e0 une <em>fan-base<\/em> \u00e9norme, d\u00e9vou\u00e9e, et \u00e0 un fonds de commerce propice \u00e0 toutes les d\u00e9clinaisons possibles. C\u2019est d\u2019ailleurs tout ce qu\u2019on leur souhaite. C\u00f4t\u00e9 cr\u00e9ativit\u00e9, il faudra  repasser, mais le but de cette chronique n\u2019est pas d\u2019aborder cet aspect-l\u00e0. Ce film est formellement tr\u00e8s bon, il r\u00e9galera les jeunes fans, un peu moins les vieux. Selon que vous soyez  d\u2019un c\u00f4t\u00e9, de l\u2019autre, ou entre les deux, et que votre porte-monnaie vous le permette encore, il ne vous reste plus qu\u2019\u00e0 faire votre choix.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un concert de Dream Theater, c\u2019est toujours un peu l\u2019auberge espagnole bond\u00e9e, bruyante et d\u00e9cor\u00e9e&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":6948,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[39,38,36],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6947"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6947"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6947\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6948"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6947"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6947"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6947"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}