{"id":6935,"date":"2014-10-07T00:00:00","date_gmt":"2014-10-06T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6935"},"modified":"2014-10-07T00:00:00","modified_gmt":"2014-10-06T22:00:00","slug":"6935","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/10\/07\/6935\/","title":{"rendered":"Bitchin Bajas &#8211; Bitchin Bajas"},"content":{"rendered":"\n<p>Voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 quatre ans que le groupe Bitchin Bajas assume sans aucun complexe son attirance pour la grande \u00e9poque des synth\u00e9tiseurs, et ce en produisant une des musiques \u00e0 la structure on ne peut plus moderne (les intellectuels parleront sans doute de post-moderne, mais qu&rsquo;avons-nous \u00e0 faire des intellectuels ?), le drone. <br \/><br \/> Ce genre tr\u00e8s r\u00e9cent, que l&rsquo;on pourrait qualifier de <em>Gerry<\/em> du monde musical, favorise pourtant l&#8217;emploi de l&rsquo;informatique et des modulations sonores qu&rsquo;il peut apporter ; et malgr\u00e9 cela, Bitchin Bajas, tel un grand-p\u00e8re rebelle, refuse de passer le cap. Et c&rsquo;est tant mieux : le son de <em>Bitchin Bajas<\/em> a une chaleur enrob\u00e9e bien \u00e0 lui. Les synth\u00e9tiseurs, des xylophones, de la harpe, de l&rsquo;orgue, des instruments \u00e0 vent, sont tous tr\u00e8s accueillants. Ici et l\u00e0, une m\u00e9lodie tr\u00e8s furtive et pourtant toujours tr\u00e8s lente se d\u00e9gage, avant de dispara\u00eetre dans l&rsquo;espace sonore construit par chaque piste : un monde m\u00e9tallique et r\u00e9sonnant dans \u00ab\u00a0Ruby\u00a0\u00bb, aquatique et tropical dans \u00ab\u00a0Field Study\u00a0\u00bb, glissant et d\u00e9goulinant dans \u00ab\u00a0Pieces of Tape\u00a0\u00bb.<br \/><br \/> Bitchin Bajas est toujours agr\u00e9able \u00e0 l&rsquo;oreille, jamais dissonant, et pour un album qui s&rsquo;inscrit dans un genre tr\u00e8s limit\u00e9 dans tout ce qui touche \u00e0 la m\u00e9lodie, il parvient toujours \u00e0 se renouveler ; ne serait-ce que par l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;espace empli par le son au fur et \u00e0 mesure de l&rsquo;\u00e9coute. Certains pourront lui reprocher cette accessibilit\u00e9 : de par ce fait, la musique ne prend pas aux tripes, elle ne d\u00e9passe jamais vraiment le cadre de l&rsquo;agr\u00e9able. Pour autant, c&rsquo;est un bon moyen de m\u00e9diter, et de se pr\u00e9parer \u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9.<br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 quatre ans que le groupe Bitchin Bajas assume sans aucun complexe son attirance&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":32,"featured_media":6936,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[107],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6935"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/32"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6935"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6935\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6936"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6935"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6935"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6935"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}