{"id":6913,"date":"2014-09-25T00:00:00","date_gmt":"2014-09-24T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6913"},"modified":"2014-09-25T00:00:00","modified_gmt":"2014-09-24T22:00:00","slug":"6913","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/09\/25\/6913\/","title":{"rendered":"S\u00f3lstafir &#8211; \u00d3tta"},"content":{"rendered":"\n<p>Trois ans apr\u00e8s <em>Svartir Sandar<\/em> sorti sur le recommandable label Season of Mist, les Islandais de S\u00f3lstafir reviennent avec le tr\u00e8s r\u00e9ussi <em>\u00d3tta<\/em> qui brouille les fronti\u00e8res entre folk, post-rock et impulsions orchestrales. Fort d\u2019un pied ferme sur la p\u00e9dale d\u2019expression du piano, d\u2019une distorsion lancinante et d\u2019une batterie souvent tribale, le clan du Nord poss\u00e8de cette \u00e9nergie ma\u00eetris\u00e9e qui permet de se dire sereinement qu\u2019il ne sera jamais \u00e0 court d\u2019id\u00e9es. Ne soyez pas effray\u00e9s si vous n\u2019avez pas \u00e9tudi\u00e9 l&rsquo;Islandais en premi\u00e8re langue \u00e0 l\u2019\u00e9cole (qui pourrait vous le reprocher, d\u2019ailleurs ?). Certes, nous allons tous passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des textes mais la fluidit\u00e9 et la probit\u00e9 de la langue (\u00e0 l\u2019image du Finnois qui se pr\u00eate si bien \u00e0 diff\u00e9rentes formes d\u2019expressions musicales) nous permettent de faire la travers\u00e9e et de l\u2019appr\u00e9cier sans probl\u00e8me. En outre, l\u2019album qui nous occupe fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un classique de la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine pour le coup, <em>Le vieil homme et la mer<\/em> d\u2019Ernest Hemingway (en t\u00e9moigne la tr\u00e8s belle pochette de Ragnar Axelsson). L\u2019album suit aussi le court d\u2019une journ\u00e9e, de l\u2019aube au cr\u00e9puscule, d\u2019o\u00f9 la pr\u00e9sence de morceaux plus rock et mordants en son c\u0153ur (\u00ab\u00a0Mi\u00f0degi\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0N\u00f3n\u00a0\u00bb, carr\u00e9ment metal). <br \/><br \/> S\u00f3lstafir atteint des sommets sur le morceau titre qui est sans doute le plus r\u00e9ussi de l\u2019album, du haut de ses dix minutes. Symphonique, majestueux et progressif, il permet de donner \u00e0 \u00e9couter ce que le groupe sait faire de mieux, avec m\u00eame une allure country folk o\u00f9 la guitare banjo se taille une petite part en forme de ritournelle. C\u2019est sans doute dans ces moments que l\u2019on visualise le plus l\u2019aspect \u00ab\u00a0cow-boys\u00a0\u00bb du groupe. La voix de A\u00f0albj\u00f6rn Tryggvason est toujours aussi appr\u00e9ciable et le temps du black metal est naturellement r\u00e9volu. Le chant clair fait parfois penser \u00e0 celui de Jon Crosby (VAST), ou m\u00eame \u00e0 Bertrand Cantat (\u00ab\u00a0Rism\u00e1l\u00a0\u00bb). Au pays de Bj\u00f6rk, S\u00f3lstafir est finalement une bonne alternative aux auditeurs qui se seraient lass\u00e9s de la lin\u00e9arit\u00e9 d\u2019un trop calme Sigur R\u00f3s. Plus dynamique, S\u00f3lstafir louche sur New Model Army et ses habits folk l\u00e9g\u00e8rement punk (\u00ab\u00a0Dagmal\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0N\u00e1ttm\u00e1l\u00a0\u00bb en miroir de l\u2019album  <em>The Love of Hopeless Causes<\/em> des Anglais). Profond\u00e9ment m\u00e9lancolique mais aussi euphorique dans ses volets plus offensifs (\u00ab\u00a0N\u00f3n\u00a0\u00bb), S\u00f3lstafir trace un trait entre rock et post-rock, ce qui donne presque \u00e0 l\u2019analogie avec Muse, que l\u2019on peut lire dans la presse, un c\u00f4t\u00e9 r\u00e9ducteur. En mode ballade contemplative (\u00ab\u00a0Mi\u00f0aftann\u00a0\u00bb), alors que la nuit approche, le beau se transforme en sublime. \u00c9sot\u00e9rique sans \u00eatre sibyllin : finalement, jamais voyage pr\u00e8s de l\u2019Arctique n\u2019aura \u00e9t\u00e9 aussi agr\u00e9able et chaleureux. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trois ans apr\u00e8s Svartir Sandar sorti sur le recommandable label Season of Mist, les Islandais&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":6914,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[49,34,50,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6913"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6913"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6913\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6914"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6913"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6913"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6913"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}