{"id":6911,"date":"2014-09-24T00:00:00","date_gmt":"2014-09-23T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6911"},"modified":"2014-09-24T00:00:00","modified_gmt":"2014-09-23T22:00:00","slug":"6911","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/09\/24\/6911\/","title":{"rendered":"Magma &#8211; Z\u00fchn W\u00f6hl \u00dcnsai &#8211; Live 1974"},"content":{"rendered":"\n<p>Seventh Records a eu la bonne id\u00e9e de sortir cette tr\u00e8s belle archive de Magma qui est dot\u00e9e d\u2019un son tr\u00e8s correct (ce qui ne f\u00fbt pas toujours le cas dans la s\u00e9rie des AKT). Ce concert, illustrant une p\u00e9riode de transition entre MDK et K\u00f6hntark\u00f6sz, a constitu\u00e9 pendant longtemps l\u2019un des documents les plus recherch\u00e9s par les aficionados, et f\u00fbt partiellement distribu\u00e9 sous forme de \u201cpirate\u201d \u00e0 la qualit\u00e9 hasardeuse. Enregistr\u00e9 \u00e0 Radio Bremen le 6 f\u00e9vrier 1974, la formation est plut\u00f4t restreinte, \u00e0 savoir: Christian Vander et Jannick Top pour la section rythmique, Michel Graillier et G\u00e9rard Bikialo aux nappes de Fender Rhodes, Claude Olmos \u00e0 la guitare et Klaus Blasquiz au chant et aux percussions.  <strong><\/strong><\/p>\r\n\n<p><strong>Z\u00fcnd 1<\/strong> Une voix grave et c\u00e9r\u00e9moniale nous accueille, lan\u00e7ant un \u00ab\u00a0Sowilo\u00ef (So\u00ef So\u00ef)\u00a0\u00bb gla\u00e7ant le sang d\u00e8s les premi\u00e8res secondes. C\u2019est une Fender Rhodes tout aussi \u00e9nigmatique qui entame ensuite une triste m\u00e9lodie, mais ce n\u2019est que pour mieux introduire la seconde partie, plus enlev\u00e9e et qui se rapproche plus du Magma classique. Quand soudain le temps se couvre, la basse gronde, la caisse claire transperce l\u2018air, les claviers se font mena\u00e7ants\u2026 S\u2019encha\u00eene alors un \u00ab\u00a0KMX\u00a0\u00bb sombre et inqui\u00e9tant, qui nous offre un solo de basse nous laissant f\u00e9briles, avant de se conclure sur un solo de guitare tout aussi destructeur.<br \/><br \/> Cette tornade n\u2019\u00e9tait qu\u2019une mise en ab\u00eeme, pour mieux profiter de la premi\u00e8re pi\u00e8ce de r\u00e9sistance, un \u00ab\u00a0M\u00ebkan\u00efk D\u00ebstrukt\u00efw K\u00f6mmand\u00f6h\u00a0\u00bb parfaitement r\u00e9alis\u00e9, et dans une version live in\u00e9dite, car elle comprend le fameux climax vocal sur \u201cN\u00ebb\u00ebhr Gudahtt\u201d \u00e9ruct\u00e9 par Christian Vander. Plut\u00f4t brute et percutante, avec un tempo soutenu et d\u00e9charn\u00e9e des cuivres et des choeurs, cette version permet de suivre plus ais\u00e9ment sa structure rythmique complexe et passionnante, et nous faire (encore une fois) appr\u00e9cier ce morceau-z\u00e9nith pour la formation Zeuhl originelle.<br \/><br \/> <strong>Z\u00fcnd 2<\/strong> Introduit encore une fois par la voix envout\u00e9e et envoutante de Klaus Blasquiz, \u00ab\u00a0Korusz II\u00a0\u00bb est un exercice de sc\u00e8ne (aussi connu sous le nom de \u00ab\u00a0Pt\u00e2h\u00a0\u00bb) qui consiste en un long solo de batterie. Et c\u2019est loin d\u2019\u00eatre un tour de force sans \u00e2me se r\u00e9duisant \u00e0 une d\u00e9monstration de force, chose que pourrait faire ais\u00e9ment Christian Vander. Il se trouve au contraire structur\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment, d\u00e9veloppant en plusieurs phases les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments de la batterie de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e avant d\u2019aboutir \u00e0 un final en apoth\u00e9ose percussive et vocale.<br \/><br \/> C\u2019est apr\u00e8s cet interm\u00e8de que nous retrouvons le groupe au complet pour ce qui demeure le morceau le plus int\u00e9ressant de ce concert. Ce \u00ab\u00a0Theusz Hamtaahk\u00a0\u00bb est en effet livr\u00e9 ici dans une version in\u00e9dite, avec une structure assez \u00e9loign\u00e9e des versions post\u00e9rieures connues, et qui s\u2019en trouve nettement plus agressif. La composition ma\u00eetresse est ici plut\u00f4t courte, laissant la place \u00e0 un tr\u00e8s long final gonfl\u00e9 \u00e0 bloc et compl\u00e8tement fou, dont la droiture et l\u2019\u00e9nergie r\u00e9veillent une nouvelle facette de Magma. Et rien que pour ce final, cette archive s\u2019av\u00e8re indispensable.<br \/><br \/><\/p>\n<p>Seventh Records a eu la bonne id\u00e9e de sortir cette tr\u00e8s belle archive de Magma qui est dot\u00e9e d\u2019un son tr\u00e8s correct (ce qui ne f\u00fbt pas toujours le cas dans la s\u00e9rie des AKT). Ce concert, illustrant une p\u00e9riode de transition entre MDK et K\u00f6hntark\u00f6sz, a constitu\u00e9 pendant longtemps l\u2019un des documents les plus recherch\u00e9s par les aficionados, et f\u00fbt partiellement distribu\u00e9 sous forme de \u201cpirate\u201d \u00e0 la qualit\u00e9 hasardeuse. Enregistr\u00e9 \u00e0 Radio Bremen le 6 f\u00e9vrier 1974, la formation est plut\u00f4t restreinte, \u00e0 savoir: Christian Vander et Jannick Top pour la section rythmique, Michel Graillier et G\u00e9rard Bikialo aux nappes de Fender Rhodes, Claude Olmos \u00e0 la guitare et Klaus Blasquiz au chant et aux percussions.  <strong><\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Z\u00fcnd 1<\/strong> Une voix grave et c\u00e9r\u00e9moniale nous accueille, lan\u00e7ant un \u00ab\u00a0Sowilo\u00ef (So\u00ef So\u00ef)\u00a0\u00bb gla\u00e7ant le sang d\u00e8s les premi\u00e8res secondes. C\u2019est une Fender Rhodes tout aussi \u00e9nigmatique qui entame ensuite une triste m\u00e9lodie, mais ce n\u2019est que pour mieux introduire la seconde partie, plus enlev\u00e9e et qui se rapproche plus du Magma classique. Quand soudain le temps se couvre, la basse gronde, la caisse claire transperce l\u2018air, les claviers se font mena\u00e7ants\u2026 S\u2019encha\u00eene alors un \u00ab\u00a0KMX\u00a0\u00bb sombre et inqui\u00e9tant, qui nous offre un solo de basse nous laissant f\u00e9briles, avant de se conclure sur un solo de guitare tout aussi destructeur.<br \/><br \/> Cette tornade n\u2019\u00e9tait qu\u2019une mise en ab\u00eeme, pour mieux profiter de la premi\u00e8re pi\u00e8ce de r\u00e9sistance, un \u00ab\u00a0M\u00ebkan\u00efk D\u00ebstrukt\u00efw K\u00f6mmand\u00f6h\u00a0\u00bb parfaitement r\u00e9alis\u00e9, et dans une version live in\u00e9dite, car elle comprend le fameux climax vocal sur \u201cN\u00ebb\u00ebhr Gudahtt\u201d \u00e9ruct\u00e9 par Christian Vander. Plut\u00f4t brute et percutante, avec un tempo soutenu et d\u00e9charn\u00e9e des cuivres et des choeurs, cette version permet de suivre plus ais\u00e9ment sa structure rythmique complexe et passionnante, et nous faire (encore une fois) appr\u00e9cier ce morceau-z\u00e9nith pour la formation Zeuhl originelle.<br \/><br \/> <strong>Z\u00fcnd 2<\/strong> Introduit encore une fois par la voix envout\u00e9e et envoutante de Klaus Blasquiz, \u00ab\u00a0Korusz II\u00a0\u00bb est un exercice de sc\u00e8ne (aussi connu sous le nom de \u00ab\u00a0Pt\u00e2h\u00a0\u00bb) qui consiste en un long solo de batterie. Et c\u2019est loin d\u2019\u00eatre un tour de force sans \u00e2me se r\u00e9duisant \u00e0 une d\u00e9monstration de force, chose que pourrait faire ais\u00e9ment Christian Vander. Il se trouve au contraire structur\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment, d\u00e9veloppant en plusieurs phases les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments de la batterie de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e avant d\u2019aboutir \u00e0 un final en apoth\u00e9ose percussive et vocale.<br \/><br \/> C\u2019est apr\u00e8s cet interm\u00e8de que nous retrouvons le groupe au complet pour ce qui demeure le morceau le plus int\u00e9ressant de ce concert. Ce \u00ab\u00a0Theusz Hamtaahk\u00a0\u00bb est en effet livr\u00e9 ici dans une version in\u00e9dite, avec une structure assez \u00e9loign\u00e9e des versions post\u00e9rieures connues, et qui s\u2019en trouve nettement plus agressif. La composition ma\u00eetresse est ici plut\u00f4t courte, laissant la place \u00e0 un tr\u00e8s long final gonfl\u00e9 \u00e0 bloc et compl\u00e8tement fou, dont la droiture et l\u2019\u00e9nergie r\u00e9veillent une nouvelle facette de Magma. 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