{"id":6881,"date":"2014-08-25T00:00:00","date_gmt":"2014-08-24T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6881"},"modified":"2014-08-25T00:00:00","modified_gmt":"2014-08-24T22:00:00","slug":"6881","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/08\/25\/6881\/","title":{"rendered":"Enchant &#8211; The Great Divide"},"content":{"rendered":"\n<p><em>The Great Divide<\/em> est l\u2019album de 2014. Ach\u00e8te-le.<br \/><br \/> Par o\u00f9 commencer cette chronique ? Ce nouvel album d\u2019Enchant r\u00e9ellement fait figure d\u2019arl\u00e9sienne pour les amateurs de rock progressif \u00e0 tendance m\u00e9lodique. Si, si, il en subsiste encore quelques uns ! Respectivement onze et neuf ann\u00e9es se sont \u00e9coul\u00e9es depuis les sorties de <em>Tug Of War<\/em> et <em>Live At Last<\/em>. La fin d\u2019un chapitre pour le groupe qui a vu certains de ses membres papillonner \u00e0 droite, \u00e0 gauche (notamment Ted Leonard qui a rejoint Spock\u2019s Beard) mettant un point d\u2019interrogation sur l\u2019avenir d\u2019Enchant. Mais aujourd\u2019hui, l\u2019heure du r\u00e9veil a bel et bien sonn\u00e9 et Douglas A. Ott et sa clique ont bien l\u2019intention de se rappeler \u00e0 ton bon souvenir. Toutefois, un doute subsiste : apr\u00e8s une telle attente, c\u2019est quitte ou double. Alors, au moment d\u2019appuyer sur la touche \u00ab\u00a0lecture\u00a0\u00bb, tu es tout excit\u00e9. <br \/><br \/> Un sentiment d\u2019excitation, donc. Que celui-ci soit teint\u00e9 d\u2019inqui\u00e9tude ou de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, le fan sera tout   attentif \u00e0 cette premi\u00e8re \u00e9coute qui peint le tableau d\u2019un groupe en forme olympique. Une surprise de taille \u00e0 la lecture des cr\u00e9dits : Doug Ott, jusqu\u2019ici principal ma\u00eetre \u00e0 bord, a pris le parti d\u2019inclure Bill Jenkins, Sean Flanegan et Ed Platt dans le processus de composition, ne laissant appara\u00eetre que \u00ab\u00a0Transparent Man\u00a0\u00bb comme \u00e9tant enti\u00e8rement de sa plume. Doug, ne change rien : c&rsquo;est la meilleure id\u00e9e que tu aies eue et elle nous am\u00e8ne au constat que tes compagnons savent aussi composer ! Bill Jenkins est ainsi particuli\u00e8rement sous le feu des projecteurs tout le long du disque au travers de quelques soli plut\u00f4t bien sentis comme sur \u00ab\u00a0Deserve To Feel\u00a0\u00bb o\u00f9 il donne \u00e0 la r\u00e9plique \u00e0 son comp\u00e8re guitariste. Que ce soit \u00ab\u00a0Circles\u00a0\u00bb et ses passages au vocoder chers \u00e0 Jeff Lynne (ELO), Daft Punk (sic), ou le g\u00e9nial \u00ab\u00a0Within An Inch\u00a0\u00bb dont le lyrisme d\u00e9mesur\u00e9 peut rappeler Queen par moments, chacun a r\u00e9ussi \u00e0 apporter sa patte sans pour autant empi\u00e9ter sur les autres instruments. Les fans de Yes seront ravis de l\u2019hommage d&rsquo;Ed Platt \u00e0 Chris Squire sur le titre \u00e9ponyme de l\u2019album, dont l\u2019intro de basse jou\u00e9e au mediator rappellera les ann\u00e9es fastes du grand blond \u00e0 la Rickenbacker. Quant \u00e0 Doug Ott, il ne cesse de prouver qu\u2019il est bien le fils spirituel n\u00e9 de l\u2019union d\u2019Alex Lifeson et Steve Rothery, l\u2019un des rares \u00e0 encore faire vibrer un auditeur en 2014.<br \/><br \/> Ted Leonard a \u00e9galement des choses \u00e0 dire et les expose de belle mani\u00e8re \u00e0 travers deux titres, le direct \u00ab\u00a0All Mixed Up\u00a0\u00bb qui te chope \u00e0 la gorge comme un anaconda sortie du fleuve Amazone et \u00ab\u00a0Life In A Shadow\u00a0\u00bb plus m\u00e9lodique et qui n\u2019aurait pas fait tache sur un projet parall\u00e8le du bonhomme. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la part belle est faite aux arrangements, tout particuli\u00e8rement sur les ch\u0153urs et harmonies vocales bien plus touffues (\u00e0 deux, c\u2019est bien. A trois, c\u2019est bien mieux) que par le pass\u00e9. Ils ont leur place dans cette musique riche qu\u2019est celle d\u2019Enchant qui a apport\u00e9 \u00e0 <em>The Great Divide<\/em>. Elle fait appara\u00eetre nombre d\u2019\u00e9motions, que ce soit par la voix de Ted Leonard, la guitare de Doug Ott ou toute autre contribution de leurs acolytes. L\u2019alchimie semble tellement \u00e9vidente et il para\u00eet impossible de passer sous silence \u00ab\u00a0Deserve To Feel\u00a0\u00bb \u00e9chapp\u00e9 tout droit d\u2019une session de composition de Yes p\u00e9riode <em>90125<\/em>. Les m\u00e9lodies et certains refrains sont assez accessibles et accrocheurs, notamment ceux de \u00ab\u00a0Transparent Man\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Life In A Shadow\u00a0\u00bb. Bon ok, ils sentent Jellyfish \u00e0 plein nez, mais quand on sait qu\u2019Ott &amp; Leonard sont de v\u00e9ritables geeks de ce groupe, on comprend mieux pourquoi. Par deux fois, le taux d\u2019\u00e9motion atteint un pic, sur \u00ab\u00a0Within An Inch\u00a0\u00bb et sur le grandiose \u00ab\u00a0Here &amp; Now\u00a0\u00bb. Tu n\u2019as pas vibr\u00e9 depuis longtemps \u00e0 l\u2019\u00e9coute d\u2019un disque de progressif ? Ne me parle pas de Transatlantic ou des Flower Kings et de leurs pav\u00e9s de trente minutes, devenus d\u00e9sormais pr\u00e9visibles. Ne cherche pas plus loin, tu as l\u00e0, LA perle.  Celle que l\u2019on esp\u00e8re depuis onze ans et qui vaut r\u00e9ellement l\u2019attente (rappelons que l\u2019on parle des g\u00e9niteurs d\u2019<em>A Blueprint Of The World<\/em>, l\u2019un des meilleurs disques de progressif des ann\u00e9es quatre-vingt-dix). Alors oui, messieurs, vous nous avez tenus en haleine. Nous vous en avons voulu pour \u00e7a, mais \u00e0 l\u2019\u00e9coute de ce <em>Great Divide<\/em>, on ne peut pas s\u2019emp\u00eacher de vous t\u00e9moigner notre reconnaissance pour avoir sorti un tel disque. Merci !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The Great Divide est l\u2019album de 2014. Ach\u00e8te-le. Par o\u00f9 commencer cette chronique ? 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