{"id":6879,"date":"2014-08-24T00:00:00","date_gmt":"2014-08-23T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6879"},"modified":"2014-08-24T00:00:00","modified_gmt":"2014-08-23T22:00:00","slug":"6879","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/08\/24\/6879\/","title":{"rendered":"Opeth &#8211; Pale Communion"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le macrocosme du Metal extr\u00eame, Opeth est un monstre sacr\u00e9. D\u00e8s ses d\u00e9buts, chaque album enfon\u00e7ant davantage le clou, le groupe montre une ouverture de pens\u00e9e notable, une libert\u00e9 d&rsquo;\u00e9criture inhabituelle. Une discographie irr\u00e9prochable, avec un <em>Blackwater Park<\/em> reconnu par la pl\u00e8be comme leur chef d\u2019\u0153uvre, ainsi qu\u2019une inspiration intarissable, en font l\u2019embl\u00e8me supr\u00eame du Death Prog. Cependant, Mike Akerfeldt, le p\u00e8re fondateur, d\u00e9clare un jour \u00eatre tent\u00e9 d&#8217;emprunter une autre route, calme le jeu, abandonne les <em>growls<\/em>, et foule les terres du Prog et du Psych\u00e9d\u00e9lisme des ann\u00e9es soixante et soixante-dix. Ainsi na\u00eet l\u2019ind\u00e9finissable <em>Heritage<\/em>. <em>Pale Communion<\/em> en est le successeur.<br \/><br \/> Une seule \u00e9coute est r\u00e9clam\u00e9e pour dresser un constat fondamental : m\u00eame si quelques atmosph\u00e8res \u00e9tranges demeurent, la substance a un aspect moins exp\u00e9rimental, le pouvoir r\u00e9side ici dans la m\u00e9lodie. Autre flagrance frappante : l&rsquo;orgue a la part belle, toute <em>reverb<\/em> dehors, en arp\u00e8ges opulents et grondements v\u00e9h\u00e9ments (une touche tr\u00e8s Deep Purple somme toute). Enfin, une derni\u00e8re \u00e9vidence : le batteur est plus que remarquable, diablement subtil, et pourvu d&rsquo;un <em>groove<\/em> du tonnerre.<br \/><br \/> Puis les \u00e9coutes se succ\u00e8dent, et le disque se d\u00e9voile, affichant une musique riche et fine o\u00f9 tout coule de source. Sur-le-champ, on embarque dans une aventure subjuguante au coeur du nouveau monde d&rsquo;Opeth, dans un univers revisit\u00e9 o\u00f9 chaque plage prodigue une teinte sp\u00e9cifique. N\u00e9anmoins, les riffs alambiqu\u00e9s y c\u00f4toient toujours de splendides parties de guitare acoustique et des arrangements orchestraux de plus en plus enchanteurs, savamment dos\u00e9s. Subsistent aussi les climats myst\u00e9rieux, les soli fr\u00e9n\u00e9tiques, une pointe de m\u00e9lancolie&#8230; D&rsquo;autres choses, plus rares, se pr\u00e9sentent&#8230; Notamment les harmonies moyen-orientales dans le chant, comme dans l&rsquo;ondoyant \u00ab\u00a0Cups Of Eternity\u00a0\u00bb, ou dans les violons de l&rsquo;occulte \u00ab\u00a0Voice Of Treason\u00a0\u00bb. Un instrumental fantasque, le tr\u00e9pidant \u00ab\u00a0Goblin\u00a0\u00bb. Ou encore l&rsquo;unisson unique des voix dans le presque <em>CSN&amp;Yien<\/em> \u00ab\u00a0River\u00a0\u00bb.<br \/><br \/> <em>Pale Communion<\/em> est un album autant complexe que parfaitement abordable, qui ne cesse de grandir au fil du temps. Opeth se trouve donc \u00eatre le groupe de toutes les audaces, celui qui triomphe d&rsquo;une mutation intense en sachant garder son \u00e2me. V\u00e9n\u00e9ration. Sans r\u00e9serve.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le macrocosme du Metal extr\u00eame, Opeth est un monstre sacr\u00e9. D\u00e8s ses d\u00e9buts, chaque&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":48,"featured_media":6880,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6879"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/48"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6879"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6879\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6880"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6879"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6879"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6879"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}