{"id":6867,"date":"2014-08-13T00:00:00","date_gmt":"2014-08-12T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6867"},"modified":"2014-08-13T00:00:00","modified_gmt":"2014-08-12T22:00:00","slug":"6867","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/08\/13\/6867\/","title":{"rendered":"Wrupk Urei &#8211; Koik saab Korda"},"content":{"rendered":"\n<p>Le label italien Altrock nous propose, avec Wrupk Urei, de d\u00e9couvrir un septet estonien, originaire d\u2019une patrie encore aujourd\u2019hui peu repr\u00e9sentative de la musique progressive : deux des quelques pr\u00e9d\u00e9cesseurs qui nous viennent avec un peu d\u2019effort \u00e0 l\u2019esprit sont Phlox et Kaseke et oeuvrent pour leur part dans un univers Jazz Fusion.<br \/><br \/> Le traducteur de Google me signale que \u00ab\u00a0Tout va bien\u00a0\u00bb &#8211; c\u2019est en fait le titre de l\u2019album &#8211; et nous sommes ravis d\u2019apprendre que nos Estoniens n\u2019ont aucun souci de sant\u00e9. Effectivement, la pochette du disque nous promet de plonger dans un univers festif et d\u00e9lirant. C\u2019est en partie le cas. En partie seulement car la prise d\u2019\u00e9lan de ce <em>Koik saab Korda<\/em> est plut\u00f4t sage. Les deux premi\u00e8res compositions de cet album enti\u00e8rement instrumental ne sont pas les plus captivantes. Les quatre premiers morceaux sont d\u2019ailleurs dissemblables en terme stylistique si bien que l\u2019auditeur pourra se poser la question de savoir dans quel univers il se situe : krautrock, psych\u00e9d\u00e9lique, space prog, canterburry, jazz. L\u2019horizon se clarifie \u00e0 partir de \u00ab\u00a0Veenuse Koopas\u00a0\u00bb, et, pour guider le lecteur dans ce d\u00e9dale, on pourra faire appel aux influences possibles de Can, Gong et surtout Jaga Jazzist en plus festif, et en plus, osons le mot,  \u00ab\u00a0dancefloor\u00a0\u00bb. Pour illustrer par l\u2019exemple, \u00ab\u00a0 ;Ai ju raagitud\u00a0\u00bb est du genre d\u00e9lire positiviste qui ferait se lever les mamies et papys d\u2019une maison de retraite m\u00e9dicalis\u00e9e et danser les cannes et d\u00e9ambulateurs en l\u2019air juste avant la prise de traitement. Tout comme celle-ci, bien des compositions de l\u2019album vous feront taper du pied et dodeliner des cervicales. Bien faites et bas\u00e9es sur des mesures impaires, de nombreuses m\u00e9lodies \u00e0 l\u2019effet imm\u00e9diat auront cette magie et la facilit\u00e9 de s\u2019insinuer dans nos neurones et de pouvoir \u00eatre reprises et chant\u00e9es sous la douche en 4\/4. Comme un son n&rsquo;a de sens que dans un milieu contenant des oreilles et comme nous avons la chance infinie d\u2019en poss\u00e9der une paire, nous atteignons par moments un niveau de plaisir d&rsquo;\u00e9coute &#8211; veuillez excuser au passage cette m\u00e9taphore volaill\u00e8re &#8211; qui nous fait  d\u00e9passer le seuil de la chair de poule&#8230; on pond des \u0153ufs.<br \/><br \/> Cet album ne fera pas partie de la discoth\u00e8que id\u00e9ale de l\u2019amateur de musique aventureuse moyen, n\u00e9anmoins  le label Altrock lui propose ici une d\u00e9couverte des plus sympathiques qui ne jurera pas au milieu de sa collection. Il prendra du plaisir \u00e0 \u00e9couter ces compositions agr\u00e9ables, bien fichues, qui donnent la p\u00eache et qui le replongeront entre autre dans le psych\u00e9d\u00e9lisme d\u2019une musique  progressive de la fin des ann\u00e9es soixante et du d\u00e9but des ann\u00e9es soixante-dix.<br \/> Ce disque pourra avec brio lui tenir compagnie dans les embouteillages de la route des vacances, quand il bricolera l\u2019\u00e9tag\u00e8re de la biblioth\u00e8que, celle qui n\u2019arr\u00eate pas de tomber, ou tout simplement quand il sera assis confortablement dans son salon en sirotant une petite bi\u00e8re.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le label italien Altrock nous propose, avec Wrupk Urei, de d\u00e9couvrir un septet estonien, originaire&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":49,"featured_media":6868,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,52,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6867"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/49"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6867"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6867\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6868"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6867"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6867"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6867"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}