{"id":6861,"date":"2014-08-11T00:00:00","date_gmt":"2014-08-10T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6861"},"modified":"2014-08-11T00:00:00","modified_gmt":"2014-08-10T22:00:00","slug":"6861","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/08\/11\/6861\/","title":{"rendered":"Anubis &#8211; Hitchhiking To Byzantium"},"content":{"rendered":"\n<p>Troisi\u00e8me album pour ce groupe australien repr\u00e9sentant du label Bird&rsquo;s Robe Records, aux c\u00f4t\u00e9s des Toehider, Sleepmakeswaves et 65daysofstatic, et virage assez amusant quand on y pense : pour la premi\u00e8re fois, l&rsquo;opus ne raconte pas une histoire. Anubis prend ainsi le contre-pied d&rsquo;un poncif du rock progressif et d\u00e9cide plut\u00f4t de structurer <em>Hitchhiking To Byzantium<\/em> autour de th\u00e9matiques plus vastes centr\u00e9es sur la vie humaine \u2013 ce qui est finalement aussi devenu un clich\u00e9 du genre.<br \/><br \/> L&rsquo;album est tr\u00e8s vite s\u00e9duisant et apr\u00e8s une introduction tout en douceur qui rappelera \u00e0 certains les morceaux les plus pop de No-Man, la couleur est annonc\u00e9e : nous sommes \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute d&rsquo;un groupe de Neo-prog affirm\u00e9 et revendiqu\u00e9. On y entend des similitudes avec Anathema, Riverside, et m\u00eame Dream The Electric Sleep, et la m\u00e9lodie passe avant la complexit\u00e9. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs un des aspects les plus s\u00e9duisants de l&rsquo;album : le groupe a su trouver des th\u00e8mes accrocheurs &#8211; rythm\u00e9s par des guitares \u00e9nergiques et du piano toujours l\u00e9ger &#8211; et toujours tr\u00e8s simples. Ces motifs musicaux sont ensuite explor\u00e9s sur dix pistes toutes relativement longues pour une dur\u00e9e totale d&rsquo;une heure et quinze minutes environ.<br \/><br \/> Pourtant, un \u00e9l\u00e9ment fait d\u00e9faut, et pas des moindres : la production est loin d&rsquo;\u00eatre \u00e0 la hauteur de ce que les compositions demandent. Cela se remarque d\u00e8s que les guitares s&#8217;emballent et que la batterie frappe \u00e0 tout rompre : l&rsquo;\u00e9nergie n&rsquo;y est pas. Le son est trop rond, pas assez profond, toujours trop doux et cela dessert la richesse des pistes. Car d\u00e8s que le calme s&rsquo;installe et que tout n&rsquo;est plus qu&rsquo;envol\u00e9es lyriques, on est imm\u00e9diatement conquis !<br \/><br \/> En cons\u00e9quence, ce sont les morceaux qui adaptent des sonorit\u00e9s pop au format Neo-prog qui sont les plus r\u00e9ussis, comme l&rsquo;accrocheur \u00ab\u00a0Dead Trees \u00bb et \u00ab\u00a0Tightening of The Screws\u00a0\u00bb. Les soli de guitare, relativement nombreux, ne sont jamais trop techniques : comme tout le reste, ils sont au service de l&rsquo;\u00e9motion avant tout et font mouche \u00e0 chaque fois. Quant au chant, s&rsquo;il n&rsquo;a rien de r\u00e9volutionnaire, il m\u00e9nage quelques passages harmonis\u00e9s tout bonnement d\u00e9licieux, comme sur \u00ab\u00a0Crimson Stained Romance\u00a0\u00bb qui a des airs de RPWL.<br \/><br \/> Un album \u00e0 conseiller aux amateurs du genre et \u00e0 tous ceux qui soutiennent \u00e0 la sc\u00e8ne progressive australienne : la musique est authentique et sinc\u00e8re, et c&rsquo;est ce que nous retiendrons malgr\u00e9 la production tr\u00e8s moyenne.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Troisi\u00e8me album pour ce groupe australien repr\u00e9sentant du label Bird&rsquo;s Robe Records, aux c\u00f4t\u00e9s des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":32,"featured_media":6862,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[49,45,38],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6861"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/32"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6861"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6861\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6862"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6861"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6861"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6861"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}