{"id":6857,"date":"2014-08-10T00:00:00","date_gmt":"2014-08-09T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6857"},"modified":"2014-08-10T00:00:00","modified_gmt":"2014-08-09T22:00:00","slug":"6857","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/08\/10\/6857\/","title":{"rendered":"The D Project &#8211; Making Sense"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Making Sense<\/em> est le quatri\u00e8me album d\u2019une discographie compl\u00e8tement coh\u00e9rente, tant sur la forme que sur le fond. C\u2019est aussi le projet d\u2019un homme (St\u00e9phane Desbiens) et de ses deux acolytes Jean (batterie) et Matthieu (basse) Gosselin. Un trio ouvert et cr\u00e9atif comme en t\u00e9moignent la r\u00e9gularit\u00e9 de leur production et le nombre croissant des invit\u00e9s, trop heureux de participer \u00e0 l\u2019ensemble. Progressif, m\u00e9lodique, ambitieux, floydien: tels sont les qualificatifs les plus \u00e0 propos lorsque l\u2019on parle du dit projet. On pourrait probablement utiliser les m\u00eames pour RPWL. Tout s\u2019explique lorsque l\u2019on y regarde d\u2019un peu plus pr\u00e8s et que l\u2019on retrouve Andrew Jackson au mixage, sa sacro-sainte place depuis longtemps chez Floyd et de mani\u00e8re plus autonome encore depuis <em>A Momentary Lapse of Reason<\/em>. C\u2019est peut-\u00eatre en \u00e9coutant le morceau titre que l\u2019on se rend compte de fa\u00e7on bluffante de l\u2019influence des a\u00een\u00e9s (p\u00e9riode <em>The Wall<\/em>, cette fois-ci). L\u2019ing\u00e9nieur du son a fait un sacr\u00e9 boulot tant la richesse sonore se fait entendre sur tout l\u2019album (et il y a un certain nombre de pistes \u00e0 n\u2019en pas douter !). L\u2019ampleur des guitares est la plus parlante sans doute sur un morceau acoustique et enlev\u00e9 comme \u00ab\u00a0Spanish Castle\u00a0\u00bb.<br \/><br \/> Alors tout ceci fait-il donc du sens, justement ? Impossible de trouver une absolue coh\u00e9rence entre les morceaux mais qu\u2019importe. Entre ombre et lumi\u00e8re, sans jamais \u00eatre abscons, les musiciens ajoutent \u00e7a et l\u00e0 une lourdeur metal (\u00ab\u00a0Rearview mirror\u00a0\u00bb, o\u00f9 Floyd fait l\u2019amour \u00e0 Sabbath), des touches \u00e9lectroniques (\u00ab\u00a0What is real\u00a0\u00bb) sans que rien ne g\u00e2che la f\u00eate. La voix pos\u00e9e de St\u00e9phane se marie toujours aussi bien \u00e0 des m\u00e9lodies infus\u00e9es au progressif d\u2019antan mais sachant se conjuguer au pr\u00e9sent. Le jeu des m\u00e9langes op\u00e8re d\u2019ailleurs tr\u00e8s vite : tant\u00f4t moderne, tant\u00f4t r\u00e9tro, souvent teint\u00e9 de symphonique avec l\u2019arriv\u00e9e impromptue d\u2019un saxophone, d\u2019une fl\u00fbte ou d\u2019un fiddle. Bien entendu, on n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 des partis pris plus incertains (\u00ab\u00a0Nothing here is innocent\u00a0\u00bb, intriguant mais brouillon, \u00ab\u00a0Dagger\u00a0\u00bb et son FM aux couleurs Def Leppard). On appr\u00e9cie la voix de Sean Filkins (Big Big Train) sur \u00ab\u00a0Missing Star\u00a0\u00bb mais on est moins fan de la composition, trop proche de Peter Gabriel &#8211; comme le chant justement. Ne manquent que quelques ch\u0153urs du Botswana pour faire bonne figure. <br \/><br \/> Mais il n\u2019y a pas de vrai d\u00e9chet dans ce kal\u00e9idoscope auditif. Et surtout on en tire une impression forte : malgr\u00e9 les influences prestigieuses assum\u00e9es, les Qu\u00e9b\u00e9cois ont la volont\u00e9 sinc\u00e8re de ne pas chercher \u00e0 refaire. En prime, on retrouve ici le talent de musiciens chers \u00e0 nos colonnes : citons parmi eux Guillaume Fontaine (Nemo) ou Claude L\u00e9onett (Lazuli). Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019album est court, percutant et saura \u00e0 coup sur conqu\u00e9rir les amoureux du progressif au sens noble du terme.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Making Sense est le quatri\u00e8me album d\u2019une discographie compl\u00e8tement coh\u00e9rente, tant sur la forme que&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":6858,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6857"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6857"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6857\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6858"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6857"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6857"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6857"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}