{"id":6775,"date":"2014-05-21T00:00:00","date_gmt":"2014-05-20T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6775"},"modified":"2014-05-21T00:00:00","modified_gmt":"2014-05-20T22:00:00","slug":"6775","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/05\/21\/6775\/","title":{"rendered":"Ian Anderson &#8211; Homo Erraticus"},"content":{"rendered":"\n<p>Gerald Bostock, personnage fictif cr\u00e9e par Ian Anderson pour les besoins de <a href=\"component\/k2\/item\/351?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Thick As A Brick<\/em><\/a>, et aujourd\u2019hui virtuellement pr\u00e9retrait\u00e9, tombe par le plus grand des hasards sur le manuscrit d\u2019Ernest T. Parritt, illustre inconnu auteur de \u00ab\u00a0Homo erraticus (The St Cleve Chronicles)\u00a0\u00bb. Ce dernier \u00e9tait persuad\u00e9, suite \u00e0 un d\u00e9lire provoqu\u00e9 par la malaria, d\u2019avoir v\u00e9cu la vie de plusieurs personnages \u00e0 diverses \u00e9poques de l\u2019Histoire. Bostock se met donc en devoir de romancer un peu tout cela, \u00e9crire les paroles d\u2019un album conceptuel et les proposer \u00e0 M. Jethro Tull. <br \/><br \/> Celui-ci n\u2019a pas eu \u00e0 chercher bien loin pour mettre le r\u00e9cit en musique, en recrutant des musiciens de diff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9rations dont certains gravitent autour de lui depuis un bon moment d\u00e9j\u00e0 : des complices de Jethro Tull &#8211; David Goodier \u00e0 la basse et John O\u2019Hara aux claviers &#8211; Scott Hammond qui, malgr\u00e9 son nom, est assis derri\u00e8re les f\u00fbts, et deux jeunots, Ryan O\u2019Donnell au chant et Florian Opahle \u00e0 la guitare. En d\u00e9pit de ce casting soign\u00e9, il est dommage que les chansons ne refl\u00e8tent que rarement les \u00e9poques et \u00e9v\u00e9nements travers\u00e9s. Il faudra donc se fier aux paroles et se contenter d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre d\u2019un album certes vari\u00e9 et sautillant, mais qui ne d\u00e9roge pas souvent au cahier des charges habituel de Ian Anderson. \u00ab\u00a0Doggerland\u00a0\u00bb offre ainsi un panachage typique de folk, de musique moyen\u00e2geuse et de hard rock : tout ce qu\u2019on \u00e9tait en droit d\u2019attendre du bondissant Britannique, en somme, y compris la fl\u00fbte virevoltante. Un excellent <em>opener<\/em>, comme on dit dans le jargon. La suite de cette volumineuse entr\u00e9e en mati\u00e8re nomm\u00e9e \u00ab\u00a0Chronicles\u00a0\u00bb &#8211; qui nous emm\u00e8ne du n\u00e9olithique jusqu\u2019\u00e0 l\u2019aube de la premi\u00e8re guerre mondiale &#8211;  est du m\u00eame tonneau, plus calme peut-\u00eatre, mais tout autant champ\u00eatre et bucolique. \u00ab\u00a0Prophecies\u00a0\u00bb prend la rel\u00e8ve jusque dans les ann\u00e9es soixante sans grand bouleversement stylistique tandis que \u00ab\u00a0Revelations\u00a0\u00bb se projette dans le futur sous la forme d\u2019une catastrophe \u00e9cologique suivie d\u2019une Renaissance gouvern\u00e9e par un nouvel ordre moral. <br \/><br \/> Le disque s\u2019essouffle au fur et \u00e0 mesure par manque de saillies, de brillances notables, sans qu\u2019il perde d\u00e9finitivement l\u2019auditeur n\u00e9anmoins, gr\u00e2ce \u00e0 quelques sursauts r\u00e9guliers (\u00ab\u00a0Turnpike Inn\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Tripudium Ad Bellum\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The browning of the Green\u00a0\u00bb\u2026) malheureusement trop rares. Une excellent bande son toutefois pour une bonne soir\u00e9e nostalgie entre quinquag\u00e9naires affables. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gerald Bostock, personnage fictif cr\u00e9e par Ian Anderson pour les besoins de Thick As A&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":6776,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[97,34,59,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6775"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6775"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6775\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6776"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6775"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6775"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6775"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}