{"id":6763,"date":"2014-05-08T00:00:00","date_gmt":"2014-05-07T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6763"},"modified":"2014-05-08T00:00:00","modified_gmt":"2014-05-07T22:00:00","slug":"6763","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/05\/08\/6763\/","title":{"rendered":"Persona Grata &#8211; Reaching Places High Above"},"content":{"rendered":"\n<p>Les Slovaques de Persona Grata ont tout d&rsquo;une bande qui d\u00e9barque, essouffl\u00e9e, avec vingt ann\u00e9es de retard. Une pochette un peu ringarde et sans inspiration, des r\u00e9f\u00e9rences affich\u00e9es peu engageantes question originalit\u00e9 (Yes, Muse et Le Groupe-Qu\u2019il-Vaut-Mieux-Passer-Sous-Silence) et une \u00e9coute en diagonale ne rassurent gu\u00e8re quant au contenu de <em>Reaching Places High Abvove<\/em>. Et m\u00eame si on n&rsquo;en est plus \u00e0 parler de \u00ab\u00a0bloc communiste\u00a0\u00bb, les tendances du prog n&rsquo;ont pas forc\u00e9ment \u00e9volu\u00e9 \u00e0 la m\u00eame allure de part et d&rsquo;autre de l\u2019ancienne fronti\u00e8re id\u00e9ologique. La Pologne et son floril\u00e8ge de groupes de n\u00e9o un peu rances illustrent dramatiquement cet \u00e9tat de fait. Vu de loin, Persona Grata n\u2019incite pas \u00e0 mettre la main au porte-monnaie\u2026 <br \/><br \/> Mais une fois pass\u00e9 le disque, ces pr\u00e9jug\u00e9s volent en \u00e9clat et on regrette les pens\u00e9es condescendantes qu&rsquo;on a pu avoir. Persona Grata est une formation au son professionnel, parfaitement en place techniquement et surtout pas un clone du Groupe-Qu&rsquo;il-Ne-Faut-Pas-Citer. Au bout de la seconde minute de \u00ab\u00a0Ace\u00a0\u00bb, on a d\u00e9j\u00e0 compris qu\u2019on n\u2019aura pas affaire \u00e0 une caricaturale performance ultrasonique de la part du chanteur. Puissant ou enj\u00f4leur, Martin Stavrovsk\u00fd, en sus de manier la guitare rythmique, \u00e9tale un \u00e9clectisme vocal de bon aloi. Jana Vargov\u00e0 lui pr\u00eate main forte par moments, tout en contribuant par sa fl\u00fbte aussi \u00e9conome que bienvenue. Si bien qu&rsquo;au bout du compte, la composante metal ne domine pas outre mesure les cinquante minutes de musique. Certains titres plus que d\u2019autres rappellent fortement les exploits du Groupe-Dont-Il-Ne-Faut-Prononcer-Le-Nom mais le progressif classique se manifeste assez r\u00e9guli\u00e8rement pour jouer un r\u00f4le de contrepouvoir. Si on exclut l&rsquo;intro \u00ab\u00a0Istanbul\u00a0\u00bb et l&rsquo;outro \u00ab\u00a0Venice\u00a0\u00bb de \u00ab\u00a0Orient Expresss\u00a0\u00bb, qui ne contribuent pas pour une tr\u00e8s grande part \u00e0 la qualit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;album, on se retrouve avec quatre gros morceaux de sept \u00e0 quatorze minutes d\u2019excellente facture et tr\u00e8s diff\u00e9rents les uns des autres. <br \/><br \/> Ceux qui en ont assez de faire tourner en boucle les disques traumatisants des innombrables ersatz italiens du Groupe-Dont-Il-Faut-Taire-Le-Patronyme pourront troquer leur stock d\u00e9sormais encombrant contre cet album plut\u00f4t rafra\u00eechissant. Il leur offrira de longues heures d&rsquo;un plaisir qu&rsquo;ils avaient peut-\u00eatre perdu au fil de la lente mais inexorable agonie de leur genre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Slovaques de Persona Grata ont tout d&rsquo;une bande qui d\u00e9barque, essouffl\u00e9e, avec vingt ann\u00e9es&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":6764,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[37,39,38],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6763"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6763"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6763\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6764"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6763"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6763"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6763"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}