{"id":6755,"date":"2014-04-28T00:00:00","date_gmt":"2014-04-27T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6755"},"modified":"2014-04-28T00:00:00","modified_gmt":"2014-04-27T22:00:00","slug":"6755","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/04\/28\/6755\/","title":{"rendered":"Univers Zero &#8211; Phosphorescent Dreams"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans la sph\u00e8re RIO, Univers Zero est une figure incontournable depuis 1974, date de sa cr\u00e9ation par Daniel Denis et Claude Deron. Pr\u00e9curseurs du  \u00ab\u00a0Rock de Chambre\u00a0\u00bb, le groupe n\u2019a pas tard\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er la sensation en 1977 avec son premier album <em>1313<\/em> d\u00e9voilant les traits d\u2019une musique sombre, foisonnante par l\u2019apport d\u2019instruments du monde, de la musique classique, richement construite et totalement captivante \u00e0 l\u2019instar de Magma. Les albums se succ\u00e8dent, d\u00e9roulant les id\u00e9es les plus iconoclastes, en totale opposition avec ce que le rock fait de plus commercial et vite dig\u00e9r\u00e9. Les line-up se bousculent puis, \u00e0 la fin des ann\u00e9es quatre-vingt, les Belges font une longue pause pour revenir \u00e0 la fin du deuxi\u00e8me mill\u00e9naire, retour appr\u00e9ciable : au moins les choses bougent pour Univers Zero.<br \/><br \/> Un album ne se faisant pas en claquant des doigts, UZ prend souvent son temps. Quatre ann\u00e9es apr\u00e8s le tr\u00e8s r\u00e9ussi <em>Clivages<\/em>, <em>Phosphorescent Dreams<\/em> affiche des couleurs, des sons et une fa\u00e7on de faire d\u00e9stabilisante au premier abord.<br \/> Avant de parler des bonnes choses, mettons les points n\u00e9gatifs en exergue. Cet album manque de vie. Sa production synth\u00e9tique froide rend molle et difficile \u00e0 \u00e9couter les sept morceaux qui le composent. Sans aller jusqu\u2019\u00e0 parler de logiciel jouant de tr\u00e8s bons samples, c\u2019est pourtant l\u2019impression que \u00e7a donne. L\u2019on regrette aussi cette audace et ce panache dont Univers Zero savait tant faire preuve. Les prises de risques sont l\u00e0, mais vraiment minimes.<br \/> Daniel Denis est plut\u00f4t discret \u00e0 la batterie m\u00eame si son jeu reste remarquable. Les instruments \u00e0 vent s\u2019entrem\u00ealent, la guitare et la basse adoptent un jeu chirurgical sans jamais d\u00e9border du p\u00e9rim\u00e8tre fix\u00e9. Quant au piano, il fait office de point de ralliement aussi bien harmonique que m\u00e9lodique entre tous les instruments, une sorte d\u2019entremetteur investi d\u2019une mission capitale.<br \/> En fin de compte, il faut comprendre que Daniel Denis avec l\u2019aide de ses nouveaux et jeunes musiciens prend le parti de cr\u00e9er une musique de plus en plus intimiste et moins oppressante qu\u2019auparavant. A partir de l\u00e0, les choses sont claires et il faut sans doute d\u00e9passer ce cadre l\u00e0.<br \/><br \/> Il ne faut pas exag\u00e9rer les traits non plus, Univers Zero reste fid\u00e8le \u00e0 ses origines, cr\u00e9ant une musique innovante, r\u00e9fl\u00e9chie et terriblement attirante, parfois espi\u00e8gle comme dans \u00ab\u00a0R\u00eave m\u00e9canique\u00a0\u00bb dans lequel se cache un hommage \u00e0 la fum\u00e9e sur l\u2019eau. On s\u2019attend juste \u00e0 plus de rebondissements, plus de moments emphatiques. Les morceaux sont bons voire tr\u00e8s bons mais il leur manque \u00e0 chacun ce grain de folie et de pesanteur propre au groupe, que peut-\u00eatre seul le titre \u00e9ponyme \u00ab\u00a0Phosphorescent Dreams\u00a0\u00bb arrive \u00e0 surmonter. Voici l\u2019exemple parfait d\u2019un disque \u00e0 savoir faire grandir dans son oreille et dans son c\u0153ur, aussi.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la sph\u00e8re RIO, Univers Zero est une figure incontournable depuis 1974, date de sa&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":6756,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[53,60,54],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6755"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6755"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6755\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6756"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6755"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6755"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6755"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}