{"id":6739,"date":"2014-04-09T00:00:00","date_gmt":"2014-04-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6739"},"modified":"2014-04-09T00:00:00","modified_gmt":"2014-04-08T22:00:00","slug":"6739","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/04\/09\/6739\/","title":{"rendered":"Jethro Tull &#8211; Nothing is easy, Live at the Isle of Wight 1970"},"content":{"rendered":"\n<p>A l\u2019aube du 30 ao\u00fbt 1970, pr\u00e9c\u00e9dant la fermeture du festival de l\u2019Isle of Wight avec Jimi Hendrix \u00e9lectrisant les derniers des 600 000 participants \u00e0 ces trois jours de communion, un public encore nombreux et motiv\u00e9 malgr\u00e9 la fatigue fait face \u00e0 l\u2019une des prestations les plus attendues du festival: Jethro Tull. Bien que la vague du r\u00eave hippie fut bris\u00e9e peu avant par le festival d\u2019Altamont qui laissa des traces ind\u00e9l\u00e9biles, cet \u00e9v\u00e9nement constitue encore et toujours l\u2019un des sommets de cette fin de d\u00e9c\u00e9nie folle et r\u00e9volutionnaire, et pas uniquement sur le plan musical.<br \/><br \/> Apr\u00e8s avoir amus\u00e9 le public d\u00e8s le moment des balances au petit matin, la technicit\u00e9 et l\u2019\u00e9nergie d\u00e9gag\u00e9e par le groupe magnifi\u00e8rent la qualit\u00e9 des compositions d\u2019Ian Anderson qui, en qualit\u00e9 de monsieur loyal aux tendances clownesques, est mis en avant dans le mixage. En effet, sa voix et sa fl\u00fbte ressortent sensiblement pour notre plus grand plaisir puisqu\u2019on peut sentir cette proximit\u00e9 avec le musicien, vivant chaque respiration-chant au travers de l\u2019instrument comme un effort de se donner enti\u00e8rement. C\u2019est cette humanisation de la musique de haute voltige qui contribue entre autres au caract\u00e8re \u00e9nergique du son du groupe, doubl\u00e9 d\u2019une excentricit\u00e9 \u201cso british\u201d.<br \/><br \/> C\u2019est donc bien l\u00e0 une une aubaine pour Ian Anderson qui, comme \u00e0 son habitude, aime \u00e0 converser et \u00e0 divertir les foules, autant que pour le groupe au complet qui, s\u2019il \u00e9tait encore besoin de le confirmer, fut simplement au bon lieu et au bon moment. Forts des succ\u00e8s des trois premiers disques (gr\u00e2ce \u00e0 <a href=\"component\/k2\/item\/2912?ItemId=12\">Stand Up<\/a> notamment, qui leur ouvrit les portes du march\u00e9 am\u00e9ricain), ceux qui n\u2019\u00e9taient pas \u00e0 la base la t\u00eate d\u2019affiche ont d\u00e9finitivement assis leur notori\u00e9t\u00e9 en interpr\u00e9tant des titres inoubliables tels que \u00ab\u00a0Dharma for one\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0My god\u00a0\u00bb ou encore la fameuse \u00ab\u00a0Bour\u00e9e\u00a0\u00bb de Bach revisit\u00e9e \u00e0 la sauce <em>groovy<\/em>. Les succ\u00e8s internationaux des albums suivants, <em>Aqualung<\/em> et <em>Thick as a brick<\/em>, finiront d\u2019ailleurs de les porter \u00e0 leur apog\u00e9e artistique.<br \/><br \/> S\u2019il est \u00e0 la fois au centre de la sc\u00e8ne et du mixage, Ian Anderson peut toujours compter sur ses comparses appliqu\u00e9s et r\u00e9actifs qui d\u00e9livrent ici une de leur meilleures prestations sc\u00e9niques jamais enregistr\u00e9es. Aussi dou\u00e9s que flexibles (au sens musical du terme, s\u2019entend), ils suivent avec application tous les d\u00e9lires de leur leader mi-fou et confortent leur talent avec coh\u00e9sion et imagination. Mais la virtuosit\u00e9 ne fait ici pas tout car une des forces de leur musique r\u00e9side dans la qualit\u00e9 des arrangements de th\u00e8mes blues-rock autant que dans leur inspiration puisant dans le classique.<br \/><br \/> Ce sont donc tous ces points forts d\u00e9crits ici qui illustrent avec brio une des caract\u00e9ristiques int\u00e9ressantes de la musique progressive : le m\u00e9lange des genres. C\u2019est ainsi que la r\u00e9daction accueille avec \u00e9motion cette r\u00e9\u00e9dition en duo CD+DVD (pour la premi\u00e8re fois) de ce concert mythique de Jethro Tull au festival de l\u2019Isle of Wight. Plus qu\u2019un classique, c\u2019est donc bien un indispensable pour tout fan de rock progressif de la premi\u00e8re heure. Avec ses huit titres pour une heure tout rond, il s\u2019agit l\u00e0 non moins que la performance la plus mythique de la formation anglaise. Les classiques ont toujours une bonne raison d\u2019\u00eatre !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019aube du 30 ao\u00fbt 1970, pr\u00e9c\u00e9dant la fermeture du festival de l\u2019Isle of Wight&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":6740,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[83,52,24,40],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6739"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6739"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6739\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6740"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6739"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6739"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6739"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}