{"id":6737,"date":"2014-04-07T00:00:00","date_gmt":"2014-04-06T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6737"},"modified":"2014-04-07T00:00:00","modified_gmt":"2014-04-06T22:00:00","slug":"6737","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/04\/07\/6737\/","title":{"rendered":"S.O.S. &#8211; Looking For The Next One"},"content":{"rendered":"\n<p>Si l\u2019acronyme de ce blase fait imm\u00e9diatement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019appel au secours, c\u2019est qu\u2019il y a peut-\u00eatre une raison. En v\u00e9rit\u00e9 je vous le dis, S.O.S est le fruit du p\u00e9ch\u00e9, ou plut\u00f4t de l\u2019\u00e9troite collaboration entre John Surnam, Mike Osborne et Alan Skidmore, trois saxophonistes r\u00e9put\u00e9s sur la sc\u00e8ne jazz britannique au d\u00e9but des ann\u00e9es soixante-dix. Le trio n\u2019ayant qu\u2019une br\u00e8ve existence de trois ann\u00e9es et un unique album au compteur, ce <em>Looking For The Next One<\/em> repr\u00e9sente \u00e0 lui seul plus que tout ce qui n\u2019est jamais apparu aux oreilles du public.<br \/><br \/> Compos\u00e9 de deux disques, cette archive propos\u00e9e encore une fois par l\u2019irr\u00e9ductible label am\u00e9ricain Cuneiform met en exergue d\u2019un c\u00f4t\u00e9 le travail cach\u00e9 de sessions d\u2019enregistrements de l\u2019\u00e9poque et de l\u2019autre un concert entier datant de juillet 1974 au festival de Jazz de Balver H\u00f6hle situ\u00e9 en Allemagne.<br \/> Le premier cd inonde les esgourdes de saxophone \u00e0 n\u2019en plus pouvoir. La richesse et l\u2019abondance entra\u00eenent une douloureuse indigestion. Pourtant, il faut reconna\u00eetre \u00e0 ses six pistes \u00e9tir\u00e9es la particularit\u00e9 d\u2019\u00eatre justement particuli\u00e8res. Trois saxophones qui se r\u00e9pondent dans des \u00e9changes abrupts, parfois forc\u00e9s n\u2019est pas chose commune et l\u2019impression de grande capacit\u00e9 instrumentale interpelle ind\u00e9niablement. On ne peut tout de m\u00eame pas demander \u00e0 des faces B de tenir le r\u00f4le de pi\u00e8ces ma\u00eetresses \u2026<br \/> Quant au deuxi\u00e8me cd, c\u2019est l\u2019excellente surprise de ces archives. Ce concert entier fait \u00e0 lui seul tout l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019objet accompagn\u00e9 par un livret de seize pages tr\u00e8s bien document\u00e9. Deux longs morceaux exigeants et envo\u00fbtants d\u2019environ vingt-cinq minutes chacun se taillent la part belle. Dans un esprit Miles Davis \u00e0 la <em>Bitches Brew<\/em> (1969), le trio fait montre de grande \u00e9l\u00e9gance et de talent aussi, gr\u00e2ce aux sons \u00e9lectroniques produits par des synth\u00e9tiseurs et \u00e0 quelques \u00e9changes d\u2019instruments contre de la batterie ou du piano : vive les multi-instrumentistes ! Bien que les morceaux se suffisent d\u00e9j\u00e0 largement \u00e0 eux-m\u00eames, se rajoute un titre d\u2019une quinzaine de minutes esprit Canterbury free jazz  tr\u00e8s bien construit et un  tout petit rappel probablement improvis\u00e9 comme tout le reste.<br \/><br \/> La musique improvis\u00e9e peut avoir ses faiblesses, le jazz aussi, mais lorsqu\u2019elle appara\u00eet sous forme diff\u00e9rente de celle que l\u2019on conna\u00eet d\u2019habitude, avec la coutume d\u2019avoir de la batterie, de la (contre)basse et de la guitare, il peut s\u2019av\u00e9rer fort \u00e0 propos d\u2019unir les forces d\u2019un instrument, en l\u2019occurrence le saxophone pour, en fanfare, lui insuffler l\u2019\u00e9nergie n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de nouveaut\u00e9. Avec un enregistrement de qualit\u00e9, voici un bien bel objet\/document qu\u2019il faut prendre avec d\u00e9licatesse et ouverture d\u2019esprit, pour ne pas tomber b\u00eatement \u00e0 c\u00f4t\u00e9.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si l\u2019acronyme de ce blase fait imm\u00e9diatement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019appel au secours, c\u2019est qu\u2019il y&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":6738,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[53,56,33],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6737"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6737"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6737\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6738"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6737"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6737"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6737"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}